Histoire vécue Psychologie > Angoisses - Phobies > Autres      (2008 témoignages)

Préc.

Suiv.

La drogue m'a fait péter les plombs

Témoignage d'internaute trouvé sur aufeminin
Mail  
| 1522 lectures | ratingStar_102462_1ratingStar_102462_2ratingStar_102462_3ratingStar_102462_4

Petite, il m'est arrivé pas mal de choses comme attouchements sexuels, le décés de ma tante qui a provoqué chez ma mére une sorte de dépression… de la voir comme ça à l'âge d'environ 10 ans m'a complètement angoissée. Mon frère à eu aussi des problèmes lorsqu'il était jeune à cause du cannanbis. Un type l'a dénoncé en disant qu'il était dealer donc tribunal et tout le reste et tout ça a encaisser pour mes parents et moi (j'avais environ 8ans). J'ai vu les flics un matin débarquer à la maison avec deux bergers allemands (recherche de drogue…). Je déjeunais avec mon père avant de partir à l'école où tous mes voisins qui étaient en classe avec moi n'ont pas manqué de m'encercler dans la cour de récré pour me demander pourquoi il y avait eu ce matin des policiers chez moi… J'ai aussi été un jour profondément choquée par le comportement de mon institutrice en CE2 qui me hurlait dessus et qui m'a même soulevée du sol pour me secouer devant la classe entière car je ne foutait rien. (image gravée dans ma mémoire) Tout ça à cause de mon mal être de gamine. Je ne parlais pas, j'étais dans mon monde. Du coup redoublement, mes parents ne comprennent pas et peuvent pas se pifrer l'instit'. Bref, j'ai gardé tout ça pour moi, en fait ma mére avait des horaires de fou à l'hospital où elle travaillait et n'était pas souvent là. (d'où en partie les… de mon frère et son echec scolaire. Aujourd'hui je le précise, c'est un exemple à suivre pour tout le monde et il fait la fierté de la famille.).

Vers 14 ans, au collège, beaucoup d'ami (e) s, succès avec les garçons et toujours dans les premières de la classe, à priori aucun problème pour une ado. Sauf que le mal être que j'ai vécu gamine est remonté à la surface. Toutes les chauses que j'avais laissées dans un coin de mon esprit son revenues au galop et les angoisses que j'aurais dû régler à l'époque si on avait senti mon état son apparues.

Du coup, j'avais beaucoup de mal à m'alimenter, mes amies m'engueulaient parce que je ne mangeais rien etc… Ma mère a remarqué que je n'étais pas bien et je lui ai dit que je déprimais… Ce à quoi elle a répondu mais non t'es pas dépressive tu vas trés bien.

De nouveau j'accumule mon mal être…

J'arrive en première L, toujours dans les 1eres de la classes, tout à l'air d'aller. Sauf que l'ambiance dans ma classe est pourrie et je commence à péter les plombs et à me dire que les nanas que je n'aime pas balancent dans mon dos, je deviens parano. Voyage scolaire en Egypte, 1ere angoisse réelle de ma vie lorsque je suis dans l'avion pendant plusieurs heures. Le voyage dure une semaine, les pét… sses se foutent de ma gueulent, je me réfugient sans arrêt dans la cabine du bêteau pour pleurer, je vais mal.

(trop long à expliquer en détail en ce qui concerne les pouf).

Fin de l'année, le bac de Français arrive, je suis complètement stréssée, la veille du blanc une phobie m'envahi, je n'ai jamais ressenti ça, mes mains se mettent à trembler d'une façon incontrolable, je transpire à grosses gouttes, j'ai mal au ventre et envie de vomir, une boule au ventre etc. J'essaye de me concentrer mais impossible je tremble au point de ne plus pouvoir tenir mon stylo !!! Je suis choquée et j'ai peur que ça se reproduise. J'y réfléchie et je me rend compte que j'ai tout simplement la phobie de rester 4heures enfermée dans une salle exactement comme dans l'avion. Les semaines qui suivent, j'arrive au lycée les jambes tramblantes, l'estomac vide car dégout de la nourriture, mon corps refuse tout, j'ai tous les symptomes de la gastro mais ce sont les angoisses qui s'amplifient.

Le bac arrive mais la semaine avant je fais du bourage de crane, je ne mange plus, je ne dors plus, et du coup la veille de l'exam impossible de m'endormir je pleure j'ai des angoisses, je vomis…

Le matin je suis comme un zombi, je fais un malaise.

Je pars aux urgences où ma mère travaille, diagnostic : angoisses, stress et tout le baratin.

Je reste une journée en observation pdt laquelle je dors pour récupérer les nombreux jours de jeûne et d'insomnie.

Aprés… est le début de la fin, je reçois une lettre du rectorat pour repasser les épreuves en septembre mais je suis incapable d'y aller, mes parents pètent les plombs, ils me forcent mais l'angoisse monte et je n'y arrive pas.

Je reste un an chez moi car je ne veux plus retourner au lycée, j'ai peur, j'en ai un dégout indescriptible, mes amis ne comprennent pas ce qui m'arrive, moi qui était si gaie et qui faisait rire tout le monde… Mais ce n'était qu'un masque.

Je suis en conflit avec mes parents, surtout avec mon père, ancien militaire qui aime les gens sérieux et pour qui je suis le modèle à suivre car forte en cours et de plus l'unique fille qu'il a tj voulu dans une famille de mecs.

Je passe 1 an à la maison, mon doc me met sous anti dépresseurs, je vais trés mal. Puis la deuxième année je suis à la maison mais je décide de m'inscrire au CNED pour passer mon bac de français.

Je l'ai sans avoir rien foutu, tout va beaucoup mieux.

Mais je fume des joins avec mon copain que je connais depuis l'âge de 16 ans. Lors de mes 18 ans je me suis remis avec. (je suis tj avec lui aujourd'hui à 21 ans).

Un jour je vais à bordeaux où un bon ami de mon copain à une chambre d'université. On fume CE fameux join fait de 3 sortes de cannabis différent, je prend quelques lates, et là commence l'enfer et la descente…

Je commence à ne plus sentir mes lévres, puis mon visage et mon corps tout entier. Je ne vois plus mon copain et Ben, je leur dit qu'ils sont des monstres, je pleure, je hurle, je me sens creuver. Mon copain essaye de me secouer, de me dire que tout va bien mais je suis dans un état de démence, je ne me contrôle plus, j'ai l'impression de passer dans un monde parallèle.

Ils se décident à appeler le samu, je veux leur parler, je dis que j'ai peur, que je suis en train de mourir et la femme que j'ai au téléphone me dit qu'ils ne viendront pas et qu'l faut attendre la "descente".

Au bout d'une heure de "pétage de plomb" je m'endors, le lendemain j'ai l'impression que ce que je vis et que ce que je fais n'est qu'un rêve et que je suis morte, que je n'existe pas.

Quand je rentre chez moi je vais mal et je raconte à ma mére ce qui s'est passé. Il me faut une bonne samaine pour aller un peu mieux.

Puis un mois plus tard, je refais une angoisse, teerible celle-là puisque je me crois folle, je suis persuadée que je vais finir en asile de fous, je ne me contrôle plus. Je dors avec ma mère car je retombe au stade d'une enfant, j'ai besoin de repères, qu'elle me dise que je ne suis pas folle. Le mèdecin vient et me double la dose danti dépresseur.

Et c'est là qu'elle me dit qu'il faut que j'aille voir un psy.

J'ai attendu d'être au bord du gouffre pour y aller…

Je commance à voir une infirmière psy dans un CMP puis un psychiatre qui m"écoute mais ne me dit pas grans chose.

Je décide d'aller voir un psychiatre payant qui est fantastique, adorable et qui note tout ce que je lui raconte sur ma vie (de A à Z).

Il me dit que je ne suis pas folle et que si j'étais schizo ou psychotik ou autre je ne ferais pas la démarche d'aller le voir car j'aurais une pathologie et je ne me douterais pas de ma maladie.

Il me rassure en me disant que nous sommes tous plus ou moins névrosés et que je suis phobique et angoissé compte tenu des faits de ma vie.

Je repars rassurée mais il me dis quant même qu'il est nécessaire davoir une "béquille" de soutien avec une psychologue.

Je consulte donc une psy.

Au début ça ne sert à rien, je raconte ma vie de A à Z comme dab et au fil des semaines mes angoisses vont et viennent mais elle me rassure aussi et me dit " non vous n'êtes pas folle !!! , je vous le répèterai jusqu'à ce que vous le compreniez", elle me confirme que si j'avais été psychotik, skyso ou autre je ne me demanderais pas si je suis folle ou non.

Bref les angoisses vont en dents de scie, une semaine parfaite puis la semaine d'après ça repart etc…

C'est un travail d'acharné, il faut que je parle, que je fasse sortir ce qui ne va pas. Puis au bout de quelques mois, ça commence à aller mieux.

Aujourd'hui je la vois toujours même si c'est plus rare. J'ai besoin de cette béquille pk j'ai tj cette petite peur de replonger et je suis tj sous traitement.

Je sais qu'il faudrait que je l'arrête mais en même temps c'est rassurant de se dire qu'on est sous "contrôle", même si ce contrôle est médicamenteux.

Maintenant tout va bien j'ai passé l'équivalent du bac, j'ai réussi à me "réinsérer". C'est pa tj facile mais c'est la vie.

Là j'ai résumé !!! J'ai sauté pleins d'évènements et encore c'est super long alors bon courage pour la lecture et merci infiniment à celles qui me liront car l'écriture est un échapatoire, un éxutoire.

Je dis tj que notre esprit et notre subconscient sont comme une bibliothèque dans laquelle nos maux et nos idées sont des livres qu'il faut ranger dans l'ordre pour y voir plus clair ! Et c'est le travail avec la psy qui a rangé la bibliothèque.
  Lire la suite de la discussion sur aufeminin.com


102462
b
Moi aussi !
1 personne a déjà vécu la même histoire

Signaler un abus
Les titre et syntaxe du témoignage ont pu être modifiés pour faciliter la lecture.


Histoires vécues sur le même thème

Phobies d'impulsion , voix dans ma tete - phobies

image

Bonjour a tous, je viens sur ce forum pour vous racontez mon histoire. Lorsque j'était petit j'ai subie un traumatise. Ma mère sait fais assassiner pendant mon sommeil. J'avais 9 ans lorsque sa c'est passé. Elle a était tuer suite de coup et...Lire la suite

Crises d'angoises frequentes ,comment m'en sortir.. - angoisse et phobie

image

Bonjour, j'ai 28 ans et voilà plusieurs Annes ou je faits des crises d'angoisses a répétition ! Au début j'angoisser a l'idée de ne pas m'en dormir le soir, palpitations, crises d'angoises avec sensation de " vapeur " et aucun contrôle de moi...Lire la suite


 
Voir tous les  autres témoignages