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Bon, je me retrouve evidemment dans beaucoup de ce que vous avez dit…

Témoignage d'internaute trouvé sur madmoizelle
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Mindalajinka, tu veux dire peux prendre ces anxiolytiques pour les crises d'angoisses ou l'angoisse elle-même ? Parce que tu peux les prendre, tout en réfléchissant avec du recul, ça n'empêche rien, et réfléchir à comment les contrer, ne plus qu'elles reviennent (parce que si la crise d'angoisse doit absolument venir, l'anxiolytique ne fera que calmer le corps, elle viendra quand même, c'est ton mental qui va là régir). Par contre sur les angoisses elles-mêmes, là je pense que ce n'est pas approprié, un anxiolytique tout seul, c'est plus du côté des antidepresseurs (qui diminuent l'angoisse, la panique) avec ou sans anxiolytique (qui a un effet calmant sur le cerveau) et de la thérapie forcément. Bon, je me retrouve evidemment dans beaucoup de ce que vous avez dit… moi aussi depuis petite je suis angoissée par la mort et l'idée de la mort, et j'ai toujours vécu envahie par des idées obsessionnelles, par l'anxiété et par les angoisses. Je suis quelqu'un qui ne sait pas lâcher prise et qui est dans l'hypercontrôle de tout, dixit mon psychiatre - et c'est exactement ça. Je suis à l'affût de tout, je pense à des tas de choses en même temps (surtout des choses noires évidemment) et résultant l'angoisse me pourrit la vie - et le pire, c'est que je m'y enfonce, comme si je voulais plonger vraiment dedans, comme si j'en avais besoin, qu'elle est au final une amie. En fait, être sereine, ce ne serait pas moi ! Je suis comme ça, presque masochiste en fait, je me voudrais peut-être pas différente, c'est moi c'est tout. Comme Mindalajinka, je me dis que les gens "sereins" ne savent pas la chance qu'ils ont. J'ai jamais connu ça. Comme je suis sous traitement, je n'ai pas de crises d'angoisse - je touche du bois, elles peuvent venir quand même mais j'essaie à chaque fois de vite les ôter de ma tête et ça marche, il faut faire vite, dès que je sens le chaud au visage vite je me depêche - mais avant, sans antidepresseur, c'était très fort. Ça a commencé quand ma dépression a surgi. Moi qui ait une peur panique de m'etouffer, c'était l'etouffement, forcément, les sueurs, l'impression de tomber dans les pommes ou que je vais mourir là à l'instant (j'ai peur de faire un malaise, j'en avais déjà fait un à l'époque et je veux plus revivre ça). Les crises d'angoisse (on appelle ça trouble panique maintenant, je crois, ils changent de terme tous les 20 ans quoi) il faut vraiment le vivre pour comprendre. Ce que je ne supporte pas à ce moment-là c'est de ne pas être vite rassurée, de devoir me parler toute seule à moi-même. Je sais que s'il y a ma mère à côté, je vais pouvoir les arrêter. C'est elle, je sais pas pourquoi. C'est ma mère déjà, et puis elle a connu elle aussi, donc elle sait comment me parler. Avec quelqu'un qui ne connaît pas, c'est terrible, moi ça me fait peur, faire une crise d'angoisse seule, avec quelqu'un à côté qui te laisse te démmerder au lieu de t'aider. Enfin, au bout de dix vingt minutes, de toute façon ça se calme totalement. C'est le mental qui peut agir dessus. Je me parle, je me dis ne te laisse pas envahir, tu vas être plus forte, et ça marche, mais pas toujours, ça dépend de ce qui l'a déclenché (ce que j'ai vu à la télé, ce qu'on m'a appris sur le moment, ce que je vois devant mes yeux). En tout cas il faut absolument se dire que non, on va pas mourir, que c'est le corps qui dit que ça va pas, et que ça va se calmer, et surtout ne pas se laisser aller à la crise de panique, ne pas se laisser happer sinon elle va bien s'amuser, il faut la voir comme un ennemi à combattre et dont est le plus fort, puisqu'on peut l'aneantir par le mental. Bon sinon que dire, en fait comme une mad', je dramatise tout, mon psychiatre me l'a dit la dernière fois, tout est vu d'une façon disproportionnée chez moi. Les gens vont penser à la mort une fois. Moi ça va être cinq cent mille fois dans la journée. On leur apprend que quelqu'un est mort : ils sont choqués sur le moment. Moi je vais tout imaginer, les circonstances, le visage du mort, le c*********** (je peux pas écrire ce mot de merde) , les funérailles autour, quand on le met "en terre" (ah rien que d'en parler) , son corps qui se décompose, enfin ça va être des jours et des jours à penser à ça, et puis d'autres pensées qui viennent parasiter mon esprit, de la culpabilité, surtout vis-à-vis du sexe, des trucs de mon enfance, mon père, la maladie, l'avenir du monde, je vais mourir jeune, moi aussi je me le dis, est-ce que je serai là demain (d'ailleurs j'ai horreur de parler de ce que je ferai le lendemain ! Je me dis que si ça se trouve je serai plus là) en bref mon cerveau ne se repose jamais, je me pousse à je crois que je détesterais aussi ne pas réfléchir, j'en ai besoin, ne plus penser c'est perdre le contrôle pour moi. J'ai aussi une enorme angoisse, celle du corps. Bon dit comme ça ça veut rien dire. L'intérieur du corps, de mon corps. Quand je me regarde, j'ai peur de ce que j'ai en moi. Je ne vois pas, je ne controle pas : donc peur. Et peur des choses pouvant s'y developper sans que je ne sache, puisque je ne vois pas. Et les corps étrangers me sont insupportables. J'ai peur des maladies bien sûr. J'imagine toujours le pire, comme ça, je prévois, je ne serai pas étonnée ; je dis toujours ça quand on me dit que je suis quelqu'un de pessimiste. En fait, j'aimerais pas être comme beaucoup de gens qui ne réfléchissent à pas grand chose, qui travaillent, regardent la télé, vont au lit et se relevent. Je pense, constamment. Au monde, à l'être humain, la vie, la mort, d'où tout a commencé dans l'univers, à quoi on sert, pourquoi on a été créé, pourquoi je suis née, la société, les moeurs, et si tout avait été différent, nous mêmes on serait différent, l'éducation, le sexe, les maladies mentales, la psychiatrie, le mal fait aux animaux, le système professionnel que je deteste et toujours mes angoisses bien sûr s'y raccrochant.
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278334
b
Moi aussi !
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