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Crises de panique, aujourd'hui je vais beaucoup mieux

Témoignage d'internaute trouvé sur e-sante 30 ans
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Quel bonheur de se sentir comprise… Quand j'étais avec mon ami, il ne comprenait pas qu'en soirée, j'avais des moments où je ne participais plus. Il prenait ça pour de la timidité ou de l'ennui et était très gêné vis-à-vis de ses copains. En fait, j'étais simplement en train d'essayer de gérer une attaque.

Pas facile pour l'entourage parce que ces crises ne sont pas spectaculaires (comme la tétanie, la spasmophilie…) , elles se passent à l'intérieur et les gens qui nous connaissent peu peuvent prendre ça pour du cinéma.

Aujourd'hui, je vais beaucoup mieux. Je fais tous les jours des choses qui me surprennent car impensables avant : prendre le train toute seule, conduire seule, prendre un ascenseur, aller au supermarché le samedi après-midi…

Ce sont des petites victoires mais j'en suis très fière parce que je sais le prix qu'il m'en coûte. Le psychiatre que j'étais allée voir me disait qu'une attaque de panique n'est pas dangereuse pour la santé. Ca monte, ça stagne et ça redescend, automatiquement. Le problème, c'est que dans la phase "ça monte", on a tellement peur de ce qui peut arriver, qu'on cherche à faire redescendre à tout prix (en sortant du lieu, par exemple). Effectivement, ça redescend très vite. Mais c'est ce qu'il ne faut surtout pas faire, puisque notre inconscient se dit "Mon Dieu et si j'étais pas sortie, qu'est-ce-qui se serait passé ? " et cela nous entraîne un trouble panique.

Il m'a donné un traitement, Deroxat, qui m'a changé la vie. Les 3 premiers jours sont affreux. On ressent une recrudescence des attaques de panique. Mais après, on recommence à vivre. Aujourd'hui, je prends toujours ce médicament tous les jours depuis 4 ans. Même si le fait d'être dépendante d'un médicament me gène, je me dis que c'est pas cher payer pour vivre librement et tant pis si je dois le prendre toute ma vie. Je vois un psychologue depuis cet été toutes les semaines, c'est un engagement moral et financier, mais je sens déjà les effets positifs. Je connaissais quelqu'un qui avait été libérée de ses attaques grâce à une psychothérapie. Je sais que ça va être très long mais j'ai envie d'y arriver, envie de m'en débarasser même si je dois passer par des moments très difficiles. En fait, avec le psychologue, il faut réussir à parler de tout ce qu'on a caché bien profond dans l'inconscient et qui nous angoisse. En parler doit le faire disparaître. Je suis très optimiste quant à la guérison et espère que ce message vous donnera l'espoir. (…).
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b
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