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Je fais le break avec mon copain à cause de mes crises d'angoisse

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
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Samedi matin je suis allée chez le médecin, j'ai fondu en larmes lui expliquant mes doutes et mes peurs, que j'étais crevée et même mal physiquement. Elle a su être très à l'écoute, et par rapport a ce que je lui ai expliqué à jugé que je devais certainement dans un changement de phase de ma vie. Ca a été la révélation, elle a compris. Elle n'a pas voulu me prescrire d'anti-dépresseur qui selon elle ne m'auraient pas aidé à voir plus clair et réfléchir "tomber est aussi nécessaire pour évoluer"m'a-t-elle dit. Elle m'a quand même prescrit du lexo et arrêté 1 semaine. Je ne me suis jamais laissée arretée en 6 ans de vie professionnelle mais je vais quand même me prendre 2 jours. J'ai eu un coup de fouet en sortant de chez le médecin , avec l'impression d'avoir repris un peu du poil de la bête. Ensuite, le week end a commencé, mais suite de mes crises d'angoisses en remontant à la maison ou il est présent. Comme je suis un peu plus apte à parler (because coup de fouet que m'a procuré la visite chez le médecin) nous avons commencé à parler. Je crois que je n'est pas été assez claire avec lui car lui m'a parlé directement de mes problèmes de boulot (j'ai il est vrai depuis avril beaucoup de travail et de responsabilité, de plus je travaille seule). Qu'on devait organiser mieux mes horaires, en parler avec mon patron ... l'inviter même a la maison pour en discuter ensemble .... (je bosse seule, dans une toute petite structure ou mon patron est tres paternaliste et proche de moi).Bref, montées d'angoisses car je ne savais pas lui dire que ce n'était pas ça le souci qui me rongeais.... petit a petit la discussion dévie sur nous. Je me dis que nous pouvons avoir peut etre une discussion constructive et calme (rare avec lui qui s'emporte souvent irrationnalement). Ca se barre en sucette relativement rapidement car il dit que je communique mal, n'emploie pas les bons mots ... et donc fait une fixette là dessus. Et par dessus tout, comme D'habitude, je n'arrive pas à l'exprimer comme je le voudrais car il dit que je le coupe... Le probleme est qu'apres son grand monologue, j'ai perdu le fil de ce que je voulais dire et donc me sens frustrée. La discussion tourne court une fois de plus? il en a marre et ne veut plus la continuer. Je sais que je suis maladroite mais n'ai pas l'impression d'être celle qu'il décrit (en gros pour lui le problème vient de moi et je serais confrontée a cela avec n'importe qui d'autre). Selon lui, je me laisse écraser au boulot, n'ose pas parler de ce qui ne va pas et c'est la cause de tout car apres a la maison je me l^cherai (je ne le crois pas mais bon .... peut etre n'ai-je pas assez de recul) Bref. Dimanche, je me réveille encore avec cette grosse boule au ventre, et décide de me reposer.Je suis distante et froide. Nous décidons de sortir un peu rendre visite a sa belle soeur. Bonne soirée ou je m'amuse bien, mais pas avec lui. En rentrant en voiture, il met le pavé dans la mare. C'est lui qui entame la discussion en me demandant d'être claire avec lui, car il a l'impression que je m'éloigne; Il n'a pas envie d'être dans cette situation de "chaise ejectable" et me dit qu'il en souffre. Il veut que je lui parle. Moi je suis prostrée et en suis incapable. Il me dit qu'il ne me foutra jamais dehors mais qu'il a l'impression que c'est ce que j'attend de lui. Il a presque raison. Il est clairvoyant, et moi je n'ai même pas été foutue d'avoir le courage de lui dire. Nuit d'angoisse et prise de décision: je décide de partir pour 15 jours chez ma mère. Hier apres midi, mon patron qui savait que j'étais mal sans en savoir la cause fait 300 km pour venir me parler, voir ce qui n'allait pas. Nous passons l'apres midi a parler un peu boulot, beaucoup de moi. Il ne se fait ni juge ni parti mais m'encourage a ne pas culpabiliser et me dit qu'il est présent si besoin (un patron en or vvous dis-je). Par dessus tout, il me dit que il est temps que je récolte le fruit de mes efforts au travail et qu'il me céde peu a peu sa boite !! Puis je rentre a la maison, je suis décidée de lui dire que je pars 15 jours. Pas encore sure de partir immédiatement.Je l'attend avec une angoisse incroyable. Il arrive, Il est tres froid. Très rapidement, je lui dit que j'ai réfléchis, que je vais partir quelques temps pour y voir plus clair, voir s'il me manque. Il est désabusé même si il s'y attendait. Me dit qu'il ne comprends pas qu'au bout de 10 ans je sois obligée de m'isoler pour savoir ce que je ressens pour lui. Je lui dit que c'est trop dur pour moi de rester a ses côtés (il me répond alors ironiquement "c'est sur je suis terrible"!) ... Je fais un sac, en pleurs. Il me demande alors ce que j'ai fait de mon apres midi, et là, errreur monumentale selon moi, je lui dis que je l'ai passée avec mon patron et que j'ai pu parler avec lui. Et alors ? me dit il. ET là; idiote que je suis, je lui dit, de tout, du travail et de ce qui se passe entre nous. Il est choqué mais reste calme: "tu es capable de parler avec ton patron mais pas avec moi, c'est bizzare la facon dont tu vois tes relations de boulot". Bah oui, j'aurais mieux fait de me taire, quelle conne. Je lui dis que je pars faire le point, qu'il peut m'écrire s'il veut. Mais il me répond que je connais sa capacité a écrire.... bah oui c'est clair qu'il ne m'a jamais écrit et déteste ca alors je sais pas a quoi je dois m'attendre. Je pars chez ma mère. Je suis accueillie comme une princesse. On m'écoute puis on passe une soirée ou .... je suis DETENDUE !!!!!!!!! Incroyable. Je m'en veut d'être dans le rôle de la méchante qui part et qui en plus est soulagée !!!! c'est dingue non ? J'ai relativement bien dormi cette nuit et ce matin, je pense à lui, mais pour me demander comment il va, s'il va être capable d'en parler et de ne pas trop s'enfoncer dans la solitude comme il est capable de le faire. Je dois repasser chez moi pour aller chercher des affaires nécessaires que j'ai oublié. Ca va etre un choc je le sais, meme si il ne sera pas là. J'ai rendez vous chez le psychothérapeute ce soir . Ca tombe bien. Voila. Comme on dit, "pour l'instant tout va bien", mais souvent dans la descente, ce qui est le plus douloureux est la chute... Je sais quelque part que je commence une nouvelle vie. Il va me manquer pour plein de choses mais aussi , j'étais rentrée dans une spirale de violence verbale et d'incompréhension chronique avec lui, 'était devenu la routine presque, sauf qu'a chaque fois il y avait un bon moment qui faisait oublier le reste ou un projet...
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223329
b
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