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Je me réfugie dans mon travail

Témoignage d'internaute trouvé sur e-sante 53 ans
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Je ressens ce malaise très invalidant depuis des années. J'ai 47 ans et la première crise a débuté il y a environ 20 ans sans prévenir… habitant au 4 ème étage d'un petit immeuble j'ai eu subitement la sensation d'un appel du vide et la sensation complètement irraisonnée d'être attirée par la fenêtre… pourtant pas d'envie de suicide. Juste une sensation horrible que j'avais l'impression de vivre tout de même un peu en décalé essayant de me raisonner ; le seul endroit où je me suis sentie à "l'abri" à ce moment là, c'était la salle de bain "borgne".Je me suis accroupie le long d'un mur complètement prostrée, ne comprenant pas du tout ce qui m'arrivait. Plus tard d'autres crises sont apparues dans différentes circonstances par ex en voiture, je me souviens d'une fois où l'autoroute était en travaux et qu'il fallait circuler sur 1 seule voie balisée des 2 côtés, j'ai cru que je planterais la voiture au beau milieu… tout ce qui peut entrainer la sensation de vertige me déclenche à coup sur, ces crises de panique : le pire pour moi a été la grande roue : j'ai voulu y monter avec mon fils et ma mère, mon fils qui devait avoir 5 ou 6 ans ne comprenait pas pourquoi j'étais littéralement tétanisée, je ne supportais plus qu'il me parle qu'il fasse le moindre mouvement, ça a été l'enfer ! Malgré tout je ne veux pas m'enfermer et restreindre mes activités pour autant je me teste régulièrement et me pousse pour faire des choses qui je sais sont pour moi source d'angoisse. Je predns l'escalator en mettant 2/3 mn avant de trouver la "bonne" marche, l'ascenceur, l'escalier à claire voie (là c'est beaucoup plus dur !! ) Je suis sous séropram depuis des années et nordaz. J'ai essayé avant cela des tas de choses et mon généraliste m'a dirigé vers un psy après avoir fait le tour des molécules classiques prescrites pour ce genre de symptomatologie. Il y a 2 ans de cela j'ai du aller sur Paris, je pouvais prendre le train, j'ai décidé de braver mon angoisse et prendre l'avion. J'en ai parlé à mon psy qui m'a prescrit du lexomil. J'en ai pris comme il me l'a indiqué dans la salle d'embarquement. Comme en m'installant sur mon siège j'avais toujours la boule dans la gorge et la respiration qui s'accélérait, j'en ai repris en respectant la posologie prescrite. J'ai pu voyager comme tout le monde sans avoir envie de sauter par le hublot… pour tenter de destresser un peu je vais quand j'en ai le temps faire une promenade à cheval admirer le paysage, la nature sereine et apaisante ou j'emmène mes chiens en ballade. Je vis dans un cadre qu'on pourrait qualifier de privilégié en campagne dans le midi de la france, loin de la foule dans un petit village paisible. J'essaie autant que faire se peut de me débarrasser physiquement ou moralement de tout ce qui peut me parasiter, mais pour moi ces crises d'angoisse sont liées à un stress que je sens aller croissant sans pour cela arriver à arrêter le processus. Parfois je me mets une k7 de yoga, ou de tai chi chuan pour me décontracter. Je pense peut être à tort ue l'environnement dans lequel on évolue est amplificateur du phénomène. Je m'explique : je suis mariée depuis 1 an (mais nous vivions ensemble depuis 8 ans) avec quelque de très anxieux chez qui l'anxiété se traduit par beaucoup de nervosité, d'agressivité perpétuelle. QQ qui ne parle pas, mais qui aboie… depuis novembre il a perdu son emploi pour licenciement éco, depuis à la maison c'est l'enfer ou presque… en tout les cas pas la meileure thérapie pour pouvoir calmer ces crises d'angoisse… du coup je rentre à reculons à la maison. Travaillant à mi temps lorsqu'il travaillait j'avais la possibilité de me ressourcer quand il n'était pas là. Ça n'est plus possible désormais et ça me pèse beaucoup. Je me sens de + en + opressée. Etant une adepte du : "si tu ne prends pas ta vie en main, personne ne le fera à ta place" j'essaie pour le moment de me réfugier dans le travail (je bosse en milieu médical) ce qui m'oblige à me recaler un peu face aux gros problèmes de santé des patients. Cela dit je sais pertinemment que prendre des médicaments peut m'aider pdt un certain laps de temps mais ce n'est pas ça qui résoudra les problèmes de fond. Il faut pouvoir faire des coupes sombres dans son existence et avoir le courage de faire bouger les choses. C'est pour notre propre "peau" que l'on agit… enfin dans l'immédiat quand j'ai un moment d'angoisse et rien sous la main pour faire tomber la pression je fais ce que j'ai lu il y a quelque années : je mets mes mains autour de ma bouche et de mon nez, je respire à fond en inhalant le gaz carbonique que je rejette et cela suffit la plupart du temps à enrayer le processus. C'est un petit truc qui ne "mange pas de pain".
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114083
b
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