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Que faire, mon père souffre de paranoïa ?

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Il y a quelques mois, j'ai compris que mon père souffrait d'un trouble mental, qu'il avait ce qu'on appelle une personnalité paranoiaque. Quand on prononce le mot paranoia, on pense tous au délire, à celui qui voit des complots ourdis contre lui de tous les côtés, la caricature, quoi. La personnalité paranoiaque présente des traits de caractère très très difficiles à vivre pour l'entourage ; j'ai trouvé la descripion de ce type de trouble et je suis tombée à la renverse, c'est pile poil le portrait craché de mon père.

Pour lui le doute n'est pas permis "L'autre" dérange, désorganise, manipule "L'autre" est sournois, il trahis alors qu'il n'y a aucune preuve objective "La gentillesse ne peut exister, ça cache quelque chose" Le paranoïaque est secret car toute faiblesse pourrait être utilisée contre lui Il a tendance à rendre méfiant son entourage Froideur affective Fausseté de jugement Agressivité, véritable "tyran domestique" La critique le renforce dans ses croyances Il est à la tête de son groupe, sa "secte" qui ne le critique pas alors que le monde entier le condamne Le modèle est "souffrance, sérieux, sermon et plainte" A la différence du borderline qui a des bas mais aussi des hauts (un peu comme le bipolaire / maniaco-depression) , le rire, la joie, tout se qui permet de s'ouvrir aux autres… est banni du paranoiaque A la différence du "borderline", il a une haute image de lui-même. Il se croit logique mais dans une logique partiale qui se démarque des faits, une logique déviante Il se considère honnête, droit, innocent, noble alors qu'il est tout le contraire retors, compliqué, vicieux et agressif. Il ment, il dupe. Mais ces défauts il ne les voit que chez les autres Sa cible ? Les supposés "faibles" car les "forts", il les respecte, les admire et les jalouse. Il présente un véritable "hypertrophie du moi" A noter de plus qu'il est quasi du domaine de l'impossible qu'un paranoiaque non traité puisse se reconnaitre comme tel du fait de sa parano, cela remettrait en question toutes ses théories.

Mais il en est tout autrement de son entourage qui pourra le reconnaitre. Toute petite déja (vers 3 ans) , j'ai compris que quelque chose n'allait pas, mon père était exagérément agressif verbalement, et ma mère avait peur de lui ; je tentais d'ailleurs de la protéger à ma façon Une anecdote explicite : j'avais fait une petite gaffe d'enfant ; rien de grave, j'avais juste tailladé une plante verte du salon, ne me rendant pas compte que ce n'était pas forcément une super idée. En voyant l'expression sur le visage de ma mère, j'ai été glacée : elle m'a dit d'un ton théâtral et angoissé, preque prête à pleurer : "tu as arraché trop de feuilles IL va le voir, je ne peux rien faire pour le LUI cacher, désolée"… Je me suis mise à pleurer comme si j'avais commis un crime. Très équilibrant pour une gamine : -/ ?Ma mère était malheureusement soumise ? Ce qui est généralement le cas des femmes qui vivent avec des paranos ou des manipulateurs. Ma vie d'enfant ? Des hurlements quotidiens, inhumains, presque de bête, les yeux révulsés, au moindre oubli, à la moindre gaffe (qui n'en n'était parfois même pas une) … Il occupait un poste de DG d'une grande entreprise, et terrifiait son personnel, et sa famille. Si il avait été simplement absent, cela aurait été plus facile… non, il était castrateur. Avec cela, des délires mégalomaniaques qui semblaient anormaux, même à l'enfant sans références que j'étais encore, à propos de son intelligence surtout qu'il qualifiait sans complexe de '"supérieure". Il était un peu ridicule en disant cela… Bizarrement, un jour, j'ai voulu lui faire passer une dicté du style de celle de Mérimée, il s'est défilé, en disant qu'il n'avait pas le temps. ;-) ) ) Ma mère ne travaillait pas, nous avions déménagé dans une banlieue peu développée de la Belgique des années 70, car il avait obtenu peu auparavant une important promotion (il ne s'occupait que de son boulot, laissait absolument toutes les corvées à ma mère). Celle-ci a fait une dépression à ce moment-là, s'est retrouvée à l'hôpital, je pense que la maladie était une façon de s'échapper de cette situation. Il nous dévalorisait constamment, moi et mon frère qu'il traitait parfois, pour vous donner un exemple de "sale type" ou de "cloporte"?Comment peut-on dire cela à un gamin de douze ans ? Suite à cela, mon frère est devenu quelqu'un de gentil, intéressant (forcément il a cherché à lui plaire d'une certaine façon) mais très renfermé, très froid en apparence, et cherchant constamment à prendre le dessus sur l'autre, du moins de par ses arguments et ses idées. Moi par contre, j'ai en réaction cherché à comprendre l'humain, à aller vers lui coûte que coûte, quitte à me blesser, mais ce père a aussi sapé mes défenses, mon ambition, mon assurance… vers seize ans j'ai commencé à avoir des gros problèmes scolaires, j'ai triplé une année, alors que j'étais une excellente élève, j'avais un an d'avance… là a commencé la galère, j'avais mal au ventre en me levant, envie de vomir, perdu des kilos… au moment des examens, j'avais des attaques de panique, j'oubliais tout ce que je savais, je me laisser couler…

Il racontait au directeur, à notre entourage que je ne travaillais pas, et en quelque sorte, me narguait, tout en se donnant l'image du père qui ? Tient à bout de bras ? Une fille défaillante ? Les gens ne comprenaient pas ce qui se passait. Etait-il conscient de sa maladie ? Problablement pas. Lui ne me lâchait pas, me harcelait au moindre prétexte, mon frère avait quitté la maison entretemps et je restais seule avec ma mère, qui était dépendante financièrement également. Donc elle la "bouclait" pour avoir la paix. J'ai par la suite passé mon jury central et été à l'université, mais au terme de quelques années d'errance professionnelle. J'ai dû me reconstuire toute seule, sans psy puisque je ne comprenais pas d'ou venaient mes problèmes ? Et effectivement, il ne s'agissait pas de mes problèmes mais des siens en l'occurence ! Lorque j'ai enfin décroché un poste intéressant dans une mission diplomatique, assez heureuse, j'ai voulu annoncer fièrement à mon père que j'allais problablement signer prochainement un contrat, que l'entretien s'était très bien passé… sa réponse : ?Parce que tu crois que parce que tu es allée faire ton petit cinema, tu vas avoir le job ! Je ne veux pas te faire peur, mais tu penses pas que le job est un peu au dessus de tes competences ? Le tout en faisant des grimaces pas très jolies à voir ? :-/ En fait, ironiquement, le job était même un peu en dessous de mes compétences, d'après mon supérieur de l'époque, qui était quelqu'un d'assez humain ? J'ai donc longtemps sous-estimé ma valeur. (ce n'est plus le cas actuellement, il était temps) ! Encore quelques exemples de son agressivité : Lorque j'ai divorcé, assez difficilement car mon ex était vindicatif (ben oui, lui aussi, hasard ? ) , et que j'ai dû passer quelques semaines chez mes parents le temps de trouver un apart, il m'a lancé un ? Alors, on vient pleurer chez papa/maman Ou encore, lorsque j'ai passé ma dernière session d'examens : ma mère voulait prendre note de mes heures de passage d'examens, simplement parce qu'elle voulait être au courant de ce qui se passait dans ma vie, il lui a arraché le calendrier des mains et l'a déchiré en disant ? Moi, ma mère ne s'intéressait pas à mes sessions d'examens ? Nous sommes restées stupéfaites tant c'était méchante, et ? Stupide. Il a également essayé de revendre un bien immobilier de ma mère, afin de le liquéfier et de mettre la somme sur leur compte commun (géré par mon père évidemment). J'ai mis en garde ma mère sur cette man ? Uvre, et elle a résisté et gardé son bien. Bref, j'aurais encore des dizaines d'anecdotes comme cela, pour vous faire comprendre qui il estespère y être parvenue. Etant à present à peu près reconstruite et heureuse professionnellement et sur le plan personnel, je recherché des conseils pour ma maman qui craint pour sa santé (forcément après avoir esquivé des années, elle se à present toute l'agressivité en pleine figure) ?

En effet, nous craignons que son état n'empire, et qu'il en arrive à de véritables ? Délires paranoiaques ? Dont je vous parlais en début de post. C'est difficile d'expliquer cela à la famille, à son frère cadet, mon oncle, par exemple, car mon père lui ment sur ce qui se passe depuis des années, ce qui m'a valu des remarques agressives du style " toi tu n'as pas reçu assez de baffes", d'une façon totalement non fondée et hors de propos… c'est dur d'entendre cela alors que vous ne faites que prendre des coups psychologiquement, ce n'est pas encore assez visiblement… donc l'agression continue, de façon détournée…
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218303
b
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