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J'ai inventé ma propre méthode de développement personnel

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
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Chacun a sa situation et j'en ai conscience, ne lisez pas ceci si vous avez l'intention de me dire qu'il y a pire ailleurs, vous ne m'apprendrez rien de nouveau. Je vais citer des faits et il n'y a pas de jugement porté, car le jugement n'existe pas en moi. Il y a seulement de la souffrance exprimée. Mes parents m'ont mis au monde pour recoller leur couple. Ils le disent eux memes.

Lorsque je suis arrivé, j'ai capté toute l'attention de ma mere qui a du coup oublié ma soeur. Cette derniere a douze ans de plus que moi. Elle ne pardonne ni à moi ni à ma mère aujourd'hui Mariée deux enfants aux USA avec un mari avocat et ce à 40 ans. Ma soeur avait des jeux : - Torture indienne, consistant à masser à deux mains le bras pour le bruler. - Immobiliser mon corps et me sucer les joues, ce qui me mettait en larmes et en colere. - Jouer avec moi à des jeux de societes et me battre pour me signifier sa supériorité, avec douze ans de plus, pas trop dur ! J'ai aimé ma soeur et elle était cruelle avec moi, enfant, difficile de distinguer que l'on n'est pas le bienvenue. Je lui montrai ma joie candide de sa compagnie et je l'entends encore "Mais qu'il est con ! ". Je pense qu'elle aurait été plus informative en disant naif. Pardonnez, le fait de souffrir beaucoup n'empeche pas d'avoir de l'humour, si si je vous assure. A mon entrer au CP, 1ere année d'école, mon pere à commencer à me donner des coups "pour me faire comprendre plus vite mes problemes de maths (!) ". Personne n'a rien vu, personne n'a rien dit. Je me souviens qu'il ma tire les oreilles tellement fort que j'ai du me lever de ma chaise tellement la douleur était forte. Je me souviens que je serrai les dents et que lorsqu'il me saisissait par la tete comme si j'étais une bete d'elevage et qu'il me mettait la tete à 3 cm de mon livre et qu'il donnait des acoups, je me souviens de la rage immense, du désir de tuer, du sang qui montait dans ma bouche. J'ai été le souffre douleur de cet homme. Je me souviens d'avoir falsifié mes notes "mort de peur" de me faire battre. En retour, j'ai été convoqué par la soeur dirigeante de mon école qui m'a sermoné, j'étais mort de peur aussi dans son bureau, elle n'a meme pas cherché à savoir la raison de mon acte. J'aurai du être mort de peur qu'elle ne voit rien, ou mort de rire plutot. Je suis rentré dans un college catholique privé non mixte en 6eme. L'horreur : avec ma situation familiale, je ne parvenais pas à me concentrer pour faire mes devoirs, impossible de travailler à la maison.

Pour ma mère, je ne foutais rien, pour mon pere, j'étais partisan du moindre effort. Alors j'ai été collé chaque jour, au total, 42 heures de college par semaine. Ces colles n'ont rien arrangé. Le week end j'avais en plus des cours de maths et de francais à domicile. J'avais peu de copains dans ce college bourgeois de Paris. Quand j'ai eu 16 ans, ma mere a perdu son job. Elle est devenue comme mon père. Elle refusait chaque soir d'entendre les problemes que j'avais, les problemes d'ados et ne m'a jamais ecoute : selon elle je n'ai jamais eu les bons mots, le bon ton, ce n'était jamais le bon moment. D'ailleurs, elle se moquait de ma voix qui muait et se défendait lorsque je lui disais qu'elle était blessante. Parfois je pétais les plombs, j'ai défoncé au moins 5 portes. J'ai mis ma chambre à sac un jour et ma mere est venu prendre des photos pour "les montrer à un spécialiste". Devant l'indifférence générale je me suis tu. Le spécialiste n'a jamais vu les photos, d'ailleurs il ne m'a jamais vu non plus, ma mere et mon pere encore moins ! A 16 ans on n'a pas l'objectif pour dire si l'on a besoin d'un psy ou pas, c'est un moment ou on doute, on on se cherche. Mes parents n'ont rien fait pour arranger la situation et leur situation : ils faisaient chambre à part. J'étais bon à jeter, c'est ce que j'ai ressenti : la situation leur plaisait, j'avais le cul entre deux chaises, ils arrivaient à s'encadrer ! Mais ils avaient tout de meme besoin de ma présence pour ça… Mon père était présent mais absent, chomage de longue durée, j'avais comme repere paternels deux amis agé de 6 ans de plus et de 4 ans de plus que moi, bricolage pour grandir. J'ai retapé ma 1ere année d'ecole de commerce et j'ai fini par avoir mon diplome. J'avais des relations sommaires et limitées avec les autres, je ne parvenais pas à m'amuser tellement la situation était intenable à la maison.

Remarquez, ai je fais des efforts pour m'en sortir à ce moment là ? Non, j'avais plutot en tete de reussir mes études pour me barrer le plus vite possible. A la sortie de mon ecole de commerce, je voulais faire autre chose : arts martiaux, sport, danse, des choses que j'avais toujours voulu faire et que mes parents refusaient catégoriquement que je fasse. Ma mère, ironie du sort, a toujours insisté dur comme fer pour que je fasse cette école et remettait en question tout le savoir avec lequel j'exposais mes points de vue Je suis devenu un écorché vif. On m'a annoncé de maniere brutale que mon pere était malade d'un cancer. J'ai réagi ! Je refusais de voir mon pere condamné et ce meme si cet individu m'avait battu. J'ai donné tout ce que j'avais, fringues, materiels, Cds, la chaine hifi qui m'apportait l'équilbire emotionnel dont j'avais besoin (8heures d'écoute par jour pour se relaxer). Bref, toutes les choses dont mes parents avaient eu besoin pour m'accuser d'être un enfant gaté ! C'est vrai, un être humain peut grandir sans affection, tendresse, ni amour ! Donner à son enfant des jouets pour se donner bonne conscience est une démonstration de la difficulté d'assumer les responsabilités. Agir pour assumer ses responsabilités est un comportement d'adulte. Je me suis rasé la tete en signe de solidarité pour la situation de mon pere, j'ai tellement cherché de moyens de le sauver que j'étais épuisé. Naif d'avoir cherché, aveugle de ne pas avoir vu que personne ne se sentait concerné. Ma mère a eu un éclair de géni et m'a dit que je devrais aller à l'Eglise pour aider les pauvres. Je me suis dit que ceux qui avaient besoin d'aide étaient ceux les plus excentrés de tout le systeme et non ceux proches d'organisations. Ce sont ces excentrés, ces rejetés que je voulais aider. Ma mère m'a pris pour un fou, elle m'a fait savoir qu'elle voulait m'interner. J'étais sidéré. Certes j'avais hurlé sur elle car elle ne communiquait pas et ce meme dans une situation aussi critique. Elle n'a pas cherché à comprendre tout comme elle n'a pas cherché durant mon adolescence. J'étais déjà érrinté, elle m'a mis le coup de grace, j'étais paniqué, ma liberté était en jeu. Je vois maintenant que je n'aurai pas du me laisser impressionner mais j'étais épuisé. Elle a aussi décidé de ne me donner 40 euros par moi pour ma nourriture. Je n'avais jamais travaillé et je n'avais pas l'age pour le RMI… Je suis devenu anxieux et me suis demandé si j'allais terminer dans la rue. Alors je suis sorti et j'ai discuté plusieurs fois avec des sans abri. J'ai entendu des situations bien pires que la mienne. Mon père est décédé. J'ai commencé à déprimer. Je me suis trouver du travail.

Dans une boite en difficulté et au bord du dépot de bilan. Je me souviens d'un coup de fil ou l'interlocuteur m'appelle pour me demander si il veut bien que je l'embauche pour le mettre à ma place (! ? !) … J'ai été un peu victime de certains agissements : mon stagiaire, profitant d'un moment de faiblesse, m'a foutu la pression et m'a dit qu'il voulait prendre ma place. Décidement ! Je l'ai remis à sa place en lui disant "que j'allais y reflechir, en reprenant mon calme" C'était mon premier job, content que ça se termine car je ne parvenais pas a exprimer correctement mes points de vue et être présent dans les relations. J'avais compris avant que mon histoire interfererait et augmenterait mon niveau de difficulté. J'ai fini mon contrat. Mon stagiaire s'est retrouvé sous les ordres de mon supérieur et a fait beaucoup moins le malin. Après cela, j'ai eu une crise de panique et j'ai telephoné à une dizaine d'amis en leur disant que j'étais en danger de mort. Ce qui s'appelle une crise de panique donc ! Je ne m'étais pas nourri depuis des jours. 3 amis très proches m'ont lachés, sans rien dire, sans motif.

Certainement le malaise de ma situation. Normal ? C'est ce que vous venez de penser n'est ce pas ? Reflechissez un peu maintenant. Je suis tombé en depression pendant deux ans. J'ai vu un psy pendant 1 an et demi auquel je repetais sans arret la meme chose. J'ai retrouvé un autre job. 8 mois plus tard. J'ai envoyé un mail à ma soeur pour lui dire que notre mere était seule en France et que j'avais un emploi et ne pouvait prendre de ses nouvelles. Quelle erreur de ma part ! Elle m'a répondu par un pamphlet des plus ironiques ! Quelle bel exemple ! La boite à déposer le bilan (une autre, quel chance ! ). Je suis de retour en France et après une engueulade avec ma mere, je lui ai dit que je la harcelerai si elle n'appelait pas le psy pour que nous allions le voir. J'appréhende ce rendez vous. Note : Les gens que j'ai cottoyé ont aimé me faire passer pour un cas social, jugeaient que j'étais envahissant, paranoiaque. Oui, les gens aiment être votre psy, ça leur permet de se placer au dessus de vous. Quant à vous emmener chez le psy car vous n'avez pas conscience que vous n'etes pas en etat, il ne faut pas rever ! Si vous souhaitez le faire cependant, n'oubliez pas de le faire avec courtoisie, diplomatie et beaucoup d'empathie. Ce n'est qu'une suggestion… Ces memes personnes prechent le pardon à tout va ! C'est à dire que toute mon enfance je supporte une situation intolérable et je devrais pardonner pour le bon plaisir de ceux qui refusent d'entendre que ce type de choses existent ? Je pardonnerai pour la paix intérieure mais je m'acharnerai à démontrer que refuser d'entendre quelqu'un qui dit "à l'aide" est une ignomignie. Ne pas identifier ce type de violence dès l'enfance emmene l'individu dans un processus ultradestructeur. Il n'y a aucune action pour détecter ce type de violence au sein du foyer, aucune écoute, les parents sont touts puissants.

Je ne suis pas d'accord avec ça ! Si vous me répondez que c'est la meme chose pour tout le monde, je vous répondrai qu'une situation comme celle ci m'a montré à quel point je suis unique et que je pourrai m'en passer. Je n'ai jamais cottoyé d'autre enfant battu, tellement en parler est tabou et parceque les gens ne savent pas comment réagir il ne faut surtout pas en parler ? Aujourd'hui, j'ai crée ma propre méthode de développement personnel basée sur l'efficacité des méthodes que j'ai pu tester. Le sentiment d'être pris au piege dans un monde ou personne ne vous voit et ou la volonté des autres persiste contre la votre, contre votre loyauté, votre franchise, votre sincérité sans vous accorder le moindre bénéfice du doute est une essence inépuisable. Aujoud'hui je pratique aussi la méditation, le yoga, le chi qong, le tai chi chuan pas encore au niveau d'intensité que je le souhaite. J'ai tiré un trait sur ce passé.

J'ai gardé un seul reve de gamin, il restera pour l'instant dans mon jardin intérieur à l'abri de la stupidité, de la violence et des certitudes des autres. Je n'ai rien à prouver à personne : je ne fais ça pour personne à part moi. Ce n'est pas de l'égoisme, j'ai juste conscience que je dois rester centré et que je pourrai déplacer les montagnes que je veux sans meme avoir à penser faire l'effort. J'ai déconstruit ma vie pour la reconstruire et j'y ai investi toute ma force et mon énergie. Je souhaite par ces mots synergiser mes efforts avec ceux qui en auront besoin. Pensez à l'image qui pour vous représente le plus la sérénité et vous m'aurez aidé du mieux que vous aurez pu mais si vous pensez que vous vous etes aidé aussi alors… tout est possible !
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219393
b
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