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Je n'ai pas peur de la mort ... je l'attends !

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Bonjour a tous,

Avant tout j'aimerais vous dire que j'ai longuement parcouru ce forum et que j'ai été touché par beaucoup des messages de détresse et de soutien que j'ai pu lire.

Je me présente donc : Roman, 22ans, j'aimerais vous dire dans quel milieu je travail mais je pense le dévoiler plus tard quand je serais en confiance.

Voila ma situation, je vous préviens elle est longue a lire malheureusement…

Je pense tous les jours, depuis des années au jour de ma propre mort, et a mon enterrement, je vois ce moment comme une sorte d'acomplissement… un peu comme le plus beau jour de ma "vie".

Comprenez bien qu'il ne s'agit pas exactement d'une envie de me suicider mais bien d'une sorte d'attente de ce moment, par moment j'ai l'impression même que j'appel ce moment a venir.

Je n'ai pas toujours été comme ça, je ne sais pas exactement quand cela a commencé mais du plus loin que je me souvienne cela remonte deja a 4ans minimum.

J'aimerais vous faire un descripif de mon parcourt mais ce serait bien trop long, je vais donc vous énumerer les moments qui m'ont marqués durements et ils sont nombreux.

En premier, il y a le décet de ma soeur jumelle, a ma naissance, nous sommes nés prématurés et son coeur n'a pas tenu le choc, j'ai de mon côté quelques séquelles aussi de ce côté là.

Très tot j'ai été considéré par les médecins comme un enfant dépréssif, ne jouant jamais avec les autres et rarement seul, très silencieux.

Ma mère n'a jamais supporté le choc, elle qui voulait une fille m'a indirectement reproché la mort de ma soeur et m'a toujours traité jusqu'a très recemment (comme quoi on peut tj pardonner) comme l'erreur de la famille (j'ai trois autres frères).

Elle m'a donc brimé et frappé pendant toute mon enfance, mon père lui n'était que rarement présent et heureusement pour moi a toujours essayé de ratrapper le comportement de ma mère en s'occupant de moi du mieu possible lorsqu'il était là.

Je n'ai pas eu ce qu'on appel une enfance heureuse, en plus des brimades de ma mère j'ai subis celles de mes camarades a l'école car étant obèse a l'époque j'ai toujours été insulté et rejeté.

Passons sur mon enfance, je pense que vous avez pu faire un tableau.

Je reprends donc a l'adolescence.

A mes 14ans je change de collège, je passe du privé au public et rencontre une personne qui changera en quelque sorte ma vie.

Je commence a sortir, a faire le mur et dans la foulée je fume mes premiers joints et prends mes permieres traces de cocaine et d'autres drogues dures.

Ma consomation reste occasionnelle mais je tombe totalement amoureux de la cocaine.

Comprenez moi, je suis en gros un ex "bizu" et la cocaine me transporte dans cette euphorie que peut être certains d'entre vous ont connu ou connaissent.

Cette période durera encore 3ans, jusqu'au lycée, j'aurais enchainé les sorties, les soirées de défonce et ayant perdu beaucoups de poids quelques filles aussi.

L'important n'est pas là pour autant et j'espere que je n'ennuie personne avec mon histoire… il sera juste difficile pour vous de comprendre mon "problème" si vous ne me connaissez pas je pense.

L'important arrive l'orsque je tombe amoureux pour la première fois de ma vie.

Cette relation dura 1ans, j'ai pris mon premier appartement avec cette fille et je crois n'avoir autant aimé quelqu'un depuis…

L'histoire se termine au bout d'un an comme je disais, après le suicide de leila (excusez moi mais il m'insupporte de l'appeller "cette fille").

Elle était héroinomane depuis plus d'un an, je le savais lorsque je l'ai rencontré mais l'héroine ajoutée a de graves problèmes liés a son enfance ont finit par avoir raison de sa volonté de vivre.

Un mois plus tard, un de mes meilleurs ami meurt d'une overdose, héroine coupée avec tout un tas de saloperies qui l'ont empoissonné et tué en quelques heures…

Apres ça j'ai passé moi même un an a prendre de la cocaine tous les jours, en grande quantité, je me suis voilé la face, j'ai tenté d'oublier ou au moins de supporter ce qui venait d'arriver.

J'ai été un fantôme, ne sachant pas ou aller, n'ayant aucune confiance en qui que ce soit je me suis totalement renfermé sur moi même et par un véritable miracle j'ai survécu a une tentative de suicide.

Cette année passée je suis retourné dans la vie active, j'ai retrouvé un travail stable mais n'ai pas pour autant arreté la cocaine.

Je suis passé par différents stades, de la totale dépression a la remise en forme en passant par le je m'en foutisme total…

J'ai eu quelques histoires sans interet avec des filles, la plupart durant moins d'un mois.

Une chose pourtant n'a jamais changé, ce "rêve", cet imagination de ma mort, cette attente que quelque chose ou quelqu'un me fauche, des fois pour rejoindre leila, des fois par curiosité, des fois parce que j'avais pas l'impression d'avoir vraiment d'avenir avec tant de merde dans la tête et des fois encore parce que j'avais le sentiment de le mériter.

Pour terminer mon "histoire", le dernier évenement m'ayant marqué a été le départ de mon père, il a quitté ma mère et a disparu avec une autre femme sans laisser la moindre trace.

Voila pour le global, je suis heureusement retombé follement amoureux d'une autre personne depuis même si leila ne me quitte pas mais ce qui me quitte encore moins c'est bien cette idée de mort.

Elle est partout autour de moi et beaucoups de gens le remarquent, sans pour autant penser que je suis depréssif.

Je suis quelqu'un de très actif, j'aime l'art par dessus tout, je suis musicien, écrivain a mes heures, modèle de photographie occasionnellement aussi et j'attaque la réalisation d'un court-métrage en ce moment même.

Mon travail lui aussi est lié a l'art.

Le truc c'est que tout mon art est basé sur la tristesse, la mélancholie, la mort, ce genre de choses…

Je ne me sens a l'aise que là-dedans, je pourrais pleurer en écoutant un requiem et pourtant en redemander l'instant d'après.

Une chose me fait peur aujourdui, je suis conscient que mon travail en tant qu'"artiste" me permet d'une certaine manière d'évacuer ce que j'ai au fond de moi mais jamais a aucun moment je n'ai réussis a "guérir" de ce "désir" de mourir, cela me poursuit chaque jour, j'ai perdu il y a très peu la femme que j'aimais en partie a cause de ça et la seule chose que j'arrive a me dire en y pensant c'est que c'est peut être la solution, que c'est peut être juste qu'il n'y a pas de moyen pour moi d'en sortir a part en appelant la mort de plus en plus fort.

Je fume énormément et même si je ne me drogue plus aussi souvent qu'avant j'aime pousser mes limites, je n'ai pas été voir de médecin depuis des années et je pense qu'il aurait peur de voir l'état de mes poumons.

Comprenez bien que je suis CONSCIENT que je mets ma santé gravement en danger mais que cela ne m'inquiète… pas du tout.

Voila, je ne sais pas comment s'appel cet êtat, j'ai l'impression de n'avoir jamais été heureux dans ma vie en fait…

Est ce que quelqu'un comprends ce que j'essaie de dire ? Je ne cherche pas forcémment de réponces précises, seulement j'aimerais en parler, ce que je n'ai pas envie de faire avec mes amis (pudeur).
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Commentaires pour cette histoire  Ajouter un commentaire

Par imply | le 27/01/11 à 02:03

Bonjour,

Avant propos : c'est un peu long et j'avoue j'ai dérivé durant la rédaction...Sorry.

Je ne dirai pas que je comprends ce que tu as traversé car nous n'avons pas le même parcours de vie... Parcours qui m'a touché et émue.

Cependant, il me semble te rejoindre pour une chose, j'attends moi aussi ce jour, et si on m'annonçait une maladie qui me condamnerait, cela ne me rendrait pas malheureuse, au contraire.

C'est dans ces moments, que je trouve la vie injuste, alors que des gens se battent pour vivre et qu'ils sont entourés d'un entourage aimant; d'autres, c'est mon cas, attendent la fin... Attente qui semble d'ailleurs sans fin..

La vie n'est pas une succession de jours sans nulle réjouissance, certes, mais je la trouve absurde puisque au final, elle s'achèvera toujours de la même manière pour tous, enterrée. Ceci qu'on s'acharne à vivre selon des normes sociales ou bien qu'on ne fasse rien.

Pour ma part, j'en suis fatiguée de faire ce qu'il faut faire par ce que dans la vie on ne choisi pas (il paraît), et ce jour serait la récompense d'une vie de travail et de lutte.
Donc, comme toi j'attends car je ne suis pas pour le suicide, l'excuse... euh... ca ne se fait pas!!! D'une la honte pour la famille et de deux, vous êtes jugé. Certes on n'entend plus les critiques mais l'idée n'est que peu attrayante. (Je suis contre ceux qui perturbent le trafic ferroviaire dans de tels projets, quelques peu inique sur ce point).

Enfin, pour terminer, une question, qui est ou sont les plus égoïstes ?
1. Celui qui part, car il laisse un vide et fait souffrir ses proches pendant quelques mois ou années ?
2. Ceux qui préfèrent que vous restiez vivant pour que eux ne souffrent même si vous vous souffrez pendant toute votre vie ? A noter que parfois, ils vous préfèrent vivant pour ne pas culpabiliser car ils pensent qu'ils ont joué un rôle dans le décès de la personne. On ne le dira jamais assez, ils ne peuvent pas y changer grand chose, car avec des si on mettrait paris en bouteille!!=

Bonne continuation à tous.

Par Pascal50 | le 06/06/11 à 13:27

@imply:Comme je me reconnais dans votre témoignage.J'ai vécu une enfance très difficile.Jusqu'à 15 ans,je faisais parti d'un groupe de sketches avec la bande de meilleurs copains.J'était insouciant et nous aimions faire des petites bêtises,sans conséquence et jamais méchantes.et puis 21 Novembre 1976:accident de mobylette,une voiture qui arrive à 120 dans Cherbourg,et j'ai émergé au bout de trois jours de quasi-coma.Une jambe en l'air(fémur,fracture ouverte),l'autre à plat,mais imbougeable(tibia-péroné fractures ouverte)ablation de la rate(c'était ça ou le foie,heureusement ou malheureusement:c'était la rate).Au bout de quelques jours,j'ai pu me redresser dans mon lit et là ,j'ai vu des points de suture sur mon sexe.Personne ne m'avait parlé de rien,ni mes parents(un père trop absent...)ni le corps médical.En fait,ce n'était pas du à l'accident lui-même,mais à un phymosis.Donc rien de bien grave.Mais après ma convalescence,à la piscine avec les copains,je serais l'objet de risées et réflexions du type:oh,le petit monstre.Alors,j'ai commencé à me replier sur moi-même et ce repli n'a fait que gagner du terrain.A l'armée,re-brimades blessantes.Comme j'étais déjà d'un naturel timide et hyper-émotif,forcément,cela ne m'a pas aidé à m'épanouir avec les filles,puis les femmes.J'ai rencontré ma future femme,mais notre amour était d'avance faussé.Elle était avec moi parce que ,j'avais un bac et cela lui assurait la sécurité.Je n'ai jamais été naïf là-dessus,mais j'avais sans doute besoin de quelqu'un.Nos enfants sont nés.Je pense avoir été un Papa présent et naturellement aimant.Et celà a apaisé mes angoisses,mes peurs.Et puis,en 1999,François,mon fils,insouciant a eu une tumeur cancéreuse au cerveau.Tourbillon,opération de 18 heures,chimio,rayon,reopérationde 9 h.Et un dérèglement hormonal complet!Au bout de six ans de courage,il est parti.J'ai su que c'était cette nuit-là.Pourquoi?Un songe?rêve?Je ne sais le nommer fait que c'est comme si on m'y avait préparé.Curieuse et déroutante impression.Je n'en ai pas parlé aussitôt à ma famille de peur de passer pour un fou.J'ai pu en parler plus tard et des phrases du genre "Si c'est ta façon à toi de faire ton deuil",je les ai entendues.Alors,j'ai gardé en moi tout-celà.Après être tombé dans tous les excès(c'était,ça l'est encore ma façon d'exprimer ma douleur),je suis regrimpé,doucement,mais surement.Et le départ volontaire de mon frère en Gare de Carentan a remis au plein jour mes peurs,terreurs,dépression et tout le panel.Bien souvent,j'ai pensé prendre le train dans ma vie,mais les imprévus ferroviaires ont fait que non!L'amour sans retenue d'une femme m'a porté pendant les 2 années de colocation avec mon frère.Mais,j'y laissé des forces à porter à la force du bras "les jumeaux".Aujourd'hui,je le paye avec l'effet boomerang.Tout le monde a eu peur pour moi et j'ai dit "stop":je me suis à nouveau fermé car j'avais l'impression de n'être plus entendu,y compris de ma compagne.Alors,je suis parti sans lui dire.J'ai tout fermé à nouveau,mon coeur y compris.Je ne sais plus où j'en suis.Peur de perdre définitivement la raison(des petits signes quotidiens me font peur,des oublis.Et j'ai beaucoup écrit ces derniers mois.J'ai écrit ma vie.Et je fais circuler à mes frères et soeurs.C'est ma dernière chanc e,je le sais .sinon je partirais avant que ma tête ne me lâche définitivement.

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