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J'ai été timide toute ma vie

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
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Merci d'avance à tous ceux et celles qui me liront, car se post est Dédié, aux Timides. Ce post, c'est toute ma Vie, Amoureuse(?) ou non, toute mon enfance, adolescence, jusqu'à l'âge adulte. Ce qui pense que la timidité n'est pas une maladie, qu'il faut simplement ouvrir la bouche, parler, et bien…..Vous pouvez arrêter la lecture, ne perdez pas votre temps. Ceux qui veulent me plaindre, pareil. Sortait. Plaignez les timides si vous voulez, mais pas moi. Car voyez-vous, s'il suffisait d'ouvrir la bouche, de se forcer à aller vers las gens, il y aurait longtemps qu'il n'y aurait plus de timide. Je n'ai jamais été battu, jamais maltraité. Ni physiquement, et verbalement, seulement par la maladresse de mes parents. Je suis un homme charmant. Si vous ne me croyez pas, fuyez vites. Pour écrire ce texte, je me suis en condition particulière. Les coups dans le mur, les gifles que je me suis donné, je les aient vraiment porté sur ma joue, comme au bon vieux sale temps. Les murs sont solide, je les ai testé. J'ai mis quelques coups de poings dedans. Lorsque j'écris un texte, je veux que tout soit vrai, réel. Jusqu'au moindre détail. Je veux que rien ne m'échappe. J'ai donc décidé de l'écrire alors que mon épouse est absente quelques jours. Elle reviens ce soir, seulement. Je veux l'écrire en pleurant. Car pleurer était mon lot quotidien….. Je commence mon histoire, avec bien sûr la musique des Stones. Je suis né il y a 50 ans. Des mes premiers pleurs, le jour de ma naissance, je me rappelle que de cette sensation: L'Angoisse. Sans doute pour cela, que je n'arrivais pas à ingurgiter mes biberons. Du moins, je le présume, certes. Puis il s'est passé une crise d'Angoisse, dont je me rappelle comme hier, vers l'âge de 4 ans. Je l'ai dit à ma mère bien sûr, et elle ma répondue gentiment. "C'est rien, Tintin, c'est parce que maman a eu un accident, et elle a accouchée peu après!" -Ah bon? Voilà pourquoi, maman. Bien sûr, vous avez remarqué, j'avais un Sobriquet! "Tintin" car j'aimais ces BD, et j'avais toujours un livre dans mes mains. A croire que je suis né avec Tintin dans les mains. Ce sobriquet, je 'lui aurai bien mis le feu. Mais à cet âge, on ne fumes pas. On suce des bonbons. J'ai donc accepté avec "douceur oblige", ce sobriquet. Lorsque mes parents m'appelait par ce pseudo, je sursautais, quand même. Je me rappelles, un jour, j'avais 6 ans…. Je taquinais des copines grandes, à ma sœur. Je faisait le pitre, le Clown. Elles en avaient marre, mais je ne les touchait pas physiquement, bien sûr. J'avais déjà du respect à cet époque là…à 6 ans, et oui. Le clown, c'était ma seule façon de m'exprimer. Ma mère me disait bien d'arrêter, mais je continuais. C'est des bon moments, car mes Angoisses, je ne les connaissais plus. Il me fallait faire le couillon. Bref j'ai taquiner souvent ses copines, et un jour, ma mère en a eu marre….Marre, marre, marre…C'est vrai, je parlais guère en maternelle, et "L'intelligence est un mot que je ne savais pas ce que cela voulait dire….Un jour, la colère de ma mère sortit: "Gaston! Tu me fais chier! Tu fais le pitre, le clown, je te jure que les copines à ta sœur m'ont dit que tu étais Fada! On se demande vraiment si tu est normal, je crois vraiment que tu as un gros grain dans la cervelle!" Du coup, je me suis fait sage comme une image….Je me suis recroquevillé sur moi-même, je me demandais d'où tombé tous ces vilains mots…. A l'école vers l'âge de 8 ans, l'instituteur s'empresse de convoquer mes parents. Je me demandais bien ce qu'il allait leur dire. Peut-être que je suis trop intelligent à l'école? Vous savez, on sait jamais, tout vous passe par la tête à ces moment là, même la plus grande ineptie, "croire que je suis intelligent"….. La sentence, ne fît pas longue à tomber: "Le maitre nous a dit qu'il faut que tu ailles chez le psychiatre. Tu ne parles pas en classe, tu répond pas, et tu est toujours dans la lune" "C'est quoi le psy, Maman?" Oui! Je demandais toujours à ma mère car mon père, lui, si intelligent, bardé de diplômes, et bien….ne parlait pas. Peu à moi, et peu à ces amis. "Le psychiatre?" c'est un messieurs qui regarde si tu est en bonne santé. Il veut savoir ton maitre, pourquoi tu ne parles pas" - "D'accord Mam"! Je fais donc des test, qui pour moi, n'on pas mal marché. J'ai reconnu une fleur, un papillon, une casserole, etc…... Mais, mais! mais! mais! Il ya un truc qui cloche. Mes parents viennent me chercher, et reste un très long moment avec le psy. Mes parents sortent enfin du bureau, sans sourire ou en se forçant, avec le teint blême. "Tu as vu Maman? J'ai tout deviné! Le papillon, l'araignée, tous! - -Oui Gaston. Je sais. Mais il y a quelques chose qui ne vas pas. - _Ah bon? j'ai rien remarqué. - -Je t'explique. Le psychiatre nous a dit que tu n'avais pas sortit un mot pendant la séance. Il nous a dit que tu était plus que timide, une timidité maladive. Il a dit 'heureusement que tout ses test sont bon, car j'aurais pensé votre fils fada". Il est à la limite. Il te conseille de faire un sport. - -un sport? Beurk! Moi j'en veux pas du sport, j'aime pas ça! Et quoi, comme sport? - -Et bien du foot, un sport d'équipe. - -Non maman! Pas ça! Pas ça! Je veux moi, en faire! - -"Tu n'as pas le choix!" Dit mon papa. Il faut te soigner! Bon! - -Me soigner? Pourquoi? Je parlerais après? - Alors le psy la décidé. Foot. - Evidement, un sport d'équipe, moi qui ne suis pas équipé de la parole, ça ne pouvait pas marcher. Non, vraiment pas. Je décide donc très vite, de tout faire pour ne pas y aller. Mal au ventre, à la tête, tout y passe…Tous. J'en ai pris et repris des enguelades. Une fois sur le terrain, j'étais mal…. très mal. C'est pour cette raison, sans doutais un seul iota, que j'étais presque toujours en touche, si ce n'est toujours. L'entraineur, ne cessait de se moquer: "Putain, qu'est-ce que t'es mou, Tintin!" Tintin…..et oui, il m'appelait par mon sobriquet. Ce sobriquet, qui était connu de tous les copains. - Ne vous en faites pas, je ne savais pas quoi leur raconter, encore moins du foot, dont je ne connaissais personne. J'étais donc bien à l'écart avec souvent la tête dans les nuages. - En grandissant, je me suis aperçu que…..C'est vrai, je ne parlais pas. Pas un mot sortait de cette bouche.> j'étais toujours en dehors de ce cercle. Je n m'apercevait pas de l'absence de ma sœur. Ni dans ses paroles, ni dans ces gestes, ni dans son aide. Mais ses moqueries, là je me rappelle. Tu est tellement nul, tu écris si mal, que tu n'arriveras jamais à rien dans la vie! Puis vers l'âge de 13-14 ans: "Pfff! Tu est si bête que tu ne vaux pas un seul de mes collègues. C'est le jour et la nuit. Toi tu est abrutit en plein, eux ils sont intelligents! Tu ne leur arrive pas au doigt de pied"! - Dans ma tête, ça commençait à germer. J'étais vraiment qu'une pauvre "Merde", qu'un sale parasite…Un être nuisible pour la société. Certainement, un futur assisté, devait penser la famille. Mes Angoisses se faisait de plus en plus forte, présente. - Puis cet idée de draguer…..14ans….15ans….16 ans….J'étais sous les rougissements, la honte, la peur d'approcher une fille. Je me tenais donc, à l'écart. Toucher, embrasser une fille, pas la peine d'y penser. Les copains, je ne les intéressais pas, puisqu'il me manquait la parole. Quoi leur dire? Je me cachais chez moi. Je ne voulais pas que l'on sache que j'étais seul. - J'avais envie, vraiment envie de parler, de discuter avec eux. Comment font-ils? Que se disent t-ils? Serais-je bloqué à vie? Ça commençais à trotter dans ma tête. - Jusqu'à ce que je ne doutes plus. Je suis bien un monstre, un être infâme, ignoble. Je sert à rien, je ne sais rien faire. La parole, pas moyen , elle ne sort pas. Le matin, angoisse sur angoisse, je n'ose plus me regarder dans la glace. Je suis zappé par tout le monde…..Eh! Frangine! Comment on fait pour draguer? Je n'y arrives pas, moi! Tu peux me donner des conseils? Alors ma sœur se met à rire….Elle se tord de rire…Elle n'en peut plus…."Mais Tintin! Tu te débrouilles! Complètement! Que veux-tu que je te dise? Je compris donc….Je ne trouverais pas de solution….Je ne toucherais jamais de femme. Je suis répugnant, hideux…Je suis un primitif…. Alors je le rappelle d'un souvenir particulier. "Mais c'est Vrai! Un jour, je jouais avec une copine, je faisait le clown. Ben oui, quand on à 8-9ans, on fait le clown encore. Son père sort d'un coup, et me lance. "Tintin, si un jour tu dragues ma fille, je te met un coup de fusil, et je t'enterre 6 pieds sous terre! Et Zut. Les Larmes coulent sur ma BD Gaston Lagaffe….J'aurais jamais de femme. Je me marierais jamais….. Je commence à passer des nuits blanches, sous la noirceur de mes angoisses. Je pleure…pleure…Pleure…toute la nuit….. toute les nuits. Les jours se suivent et se ressemblent... Pourtant, je me rappelle! Un copain à l'école ma dit: "Tu as du chic, toi! Tu as de la chance". De la part d'un homme, j'en étais tout ouïe. Puis je me rappelles de ces copains: "Hé! Tintin! Tu plait vachement à Sandrine!". Pfff dans ma tête, qu'est-ce que je vais lui dire…Elle le voit pas, que je suis con comme un âne? Que je suis en CAP? C'est dommage. Qu'est-ce qu'elle est belle! Je me rappelle encore. C'était une brune au cheveux noir. Des yeux et un corps, magnifique. Je me débattais enfin, dans le vide rassurez-vous, vers l'âge de 16, 17 ans. Puis je le battais depuis l'âge de 15 ans…J'adorais me gifler. Je prenais bien soin de me regarder dans la glace, et de m'envoyer une belle gifle, puis 2…3. Il n'y a plus aucun doute. Je suis bien un débile, un homme raté. Complètement raté. Ce qui m'emmerdait, je n'avais aucun, vraiment aucun gout pour le suicide. J'aurais aimé, mais rien que la vue du sang, me faisait peur. Je décidais donc de vivre, ou survivre, terme plus approprié. Un jour, vers 16 ans, je commençais à mettre des jolies coup de poing dans le mur, avec mes "coups de sang". Ça raisonnait dans toute la maison! Vous allez rire! Le premier coup de poing, mes parents cherchais de partout d'où venait ce bruit."Gaston! C'est toi qui fait du bruit? -Non? c'est pas moi!" Aussitôt ma chambre refermé... "Boum"! Mes parents reviennent en courant. A la troisième fois, ils comprirent. J'avais les larmes, ça dégoulinait sur mes draps. Mon père me cri dessus. "Putain, tu fais chier Tintin"! Tu as qu'à sortir!" Je répliquais aussitôt: - -"Je suis seul papa! Je parle pas, mes copains me veulent pas!" - -"Tu as qu'à parler! Tu nous emmerdes!" - Alors des fois, je me disais. "Tu est un débile mental peut-être…Un handicapé mental... - Le matin, c'était marrant! Je me tordais d'Angoisse après avoir dormi 2 Heures, il fallait bien que je prennes mon temps pour pleurer, pour me gifler, pour mettre des grand coup de poing dans l'oreiller, ça faisait moins de bruit que dans le mur! - Cette vie Là? Je l'ai vécu jusqu'à…..25 ans. Je suis sortit, et Trois mois après….Excusez-moi, là je pleure, je n'arrives plus à voir ma plume…..J'ai connu ma Femme Adorée, Mon Amour, Ma Chérie de ma Vie. Je n'en reviens toujours pas qu'une femme si mignonne, si belle, si charmante, a voulu de moi à cette époque. J'en ai passé avant, des jours, des mois, des années, seul comme un chien. Frôlant peut-être parfois la folie. Je connais les limites de l'infidélité, mais de la folie, je crois que oui, aussi. Mais des cachets, je n'en voulais pas. J'en ai eu, j'étais encore plus mal. - La vie sexuelle jusqu'à 25 ans, vous voulez la savoir? Je rêvais guère sur les filles contrairement à aujourd'hui, car je ne pensais pas en serrer une un seul jour. Je ne pensais jamais en serré une dans mes bras. J'avais beau me regarder dans la glace, je me disais:" C'est pas possible"! Tu n'est pas laid? Qu'est-ce qu'elle a ta gueule? Que tout le monde te rejette?. Des amis? Des potes? Ben oui, j'en avais. Passer une soirée avec moi, c'était infernal. J'étais dans un coin je ne bougeais plus. Je draguais très très peu. Ils faisaient vite tout pour pas que je retourne avec eux! Que voulez vous savoir d'autres, du monstre, de l'animal que je suis? Je vous voit venir…Ne me "masturbez" pas vous-même le cerveau avec vos questions à la con ,que vous ne m'avez jamais demandé, heureusement d'ailleurs. - Des hommes dit "laid", je les voyais, eux avec des jolies filles! Et moi? Sur quoi j'ai compté? Sur mon charme? Je pense que c'est plutôt la culture, l'intelligence qui ma manquait. Sans intelligence comment se sortir d'une situation plus que scabreuse? Je finis ce texte avec comme à la bonne époque, une sensation d'avoir perdu 10 kg, j'ai les yeux rouges de pleurs, les doigts bleuis sous les coups que j'ai mis dans le mur…... Et bien sur, sur mon "Stones" préféré,
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227834
b
Moi aussi !
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