Histoire vécue Psychologie > Complexes      (1178 témoignages)

Préc.

Suiv.

Ruminer fait souvent plus déprimer qu'autre chose.

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 15/02/11 | Mis en ligne le 21/07/12
Mail  
| 189 lectures | ratingStar_278627_1ratingStar_278627_2ratingStar_278627_3ratingStar_278627_4
Bonjour à tous, Sirius, pour te répondre (même si ça va être très bateau) , accepter un peu mieux son passé est surement une bonne étape dans un parcours ! Ruminer fait souvent plus déprimer qu'autre chose. Tu as la vie devant toi, dont tu feras absolument ce qui te plait, et avec aucune obligation d'être un être absolument parfait à tous les points de vue. Par contre, le paragraphe que tu écris sur le fait de cesser de s'autoflageller (ce qui est une bonne chose aussi ! ) me fait quand même un peu déprimer moi-même : en fait, je déteste découvrir que les autres ont aussi parfois un problème (quel qu'il soit) qui rend les relations avec eux difficiles ! Je voudrais être la seule à avoir à changer et que les autres me portent en toutes circonstances, fassent toujours le premier pas social, soient toujours parfaitement prévisibles socialement… etc (3615 my life). Je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire ? Réaliser que les autres ont aussi parfois un problème ouvre aussi quelque part une sorte de gouffre, parce qu'il n'y a grand chose ni personne de stable ! Mais je pense à 100 % que, en même temps, c'est un énorme pas de cesser de s'autoflageller pour tout et rien, dès que quelque chose semble aller de travers (surtout que les timides ont souvent tendance à être (pour couronner le tout) un peu parano et en proie à des hallucinations sociales !! ). La psychiatre que tu as rencontrée au CHU avait l'air vachement sympa !! (signe de ma névrose totale : j'adore les psys !! ). Peut être pourrais tu, si tu en ressens toujours le besoin, trouver un/une psychiatre dans son genre (mais souvent c'est un peu dur de trouver quelqu'un avec qui on se sente bien, et puis on a pas toujours que ça à foutre de chercher un psy adapté !! ). Ce que tu dis sur le passage à la vie active m'a vachement intéressée !! Ce serait d'ailleurs intéressant de savoir si d'autres timides / anxieux sociaux de ce forum ressentent aussi la même chose !! Personnellement, j'ai aussi ce problème et j'ose pas trop en parler à mon entourage (mes parents par exemple) parce que j'ai peur que ça fasse gros bébé, alors même que la plupart des mes amis, mon frère, les gens de ma famille, sont passés sans transition et sans problèmes (en tout cas apparent, après je ne suis pas dans leur tête) de leurs études à leur premier job. Pour raconter ma vie (ô combien passionnante ) , j'ai eu mon diplôme en 2008 et je ne commence que maintenant à travailloter (et encore, en fait, je suis en alternance pour faire un énième diplôme (donc je ne travaille réellement que 3 jours par semaine ! …) parce que ça m'a toujours terrorisé ! En fait, j'ai l'impression que les problèmes que tu décris et qui bouffent déjà pas mal la vie quand on est jeune et étudiant se décuplent dans le monde du travail : il faut amener les gens à vous faire confiance (ah ah, rien que de penser que je puisse amener des gens à me faire confiance me donne envie de me tordre de rire) , il faut aller vers les gens, il faut se dévoiler un peu pour que ce soit pas trop bizarre de travailler avec toi, il faut montrer ce que tu fais et le valoriser, et accepter le regard des autres sur ton travail et sur ton toi au travail, il faut prendre la parole en public… (voilà pour l'aspect négatif des choses). Mais en même temps, si tu aimes ce que tu fais, ce sera agréable, et tu rencontreras des gens qui aiment les mêmes choses que toi, avec qui tu pourras "créer" au sens le plus noble du terme, ce qui, sans vouloir être grandiloquent, donne quand même un certain sens à la vie. Et puis ne t'inquiète pas pour les entretiens de stage, c'est quand même difficile, timide ou pas, de décrocher un stage ! Cependant, je suis d'accord avec toi sur la valorisation de l'hypocrisie et de la mégalomanie, mais justement, c'est l'interêt d'avoir fait des études qui te plaisent et qui vont pouvoir te permettre de trouver du travail (un stage pour commencer) dans une branche qui te plait à TOI (même si souvent au début il faut faire feu de tout bois et postuler aussi à des trucs moins intéressants) sans avoir à en faire des tonnes ou à te mentir à toi même. Peux tu trouver un emploi dans la fonction publique avec les études que tu as faite ? Bon, je vais faire mon petit couplet gauchiste, mais peut être que le but un peu (juste un peu) plus noble des boulots de service public te donneront peut être l'impression de moins vendre ton âme et de jouer au mégalomane (ok, je relis ce paragraphe et je me dis que 1) on voit pas trop le rapport avec la choucroute et 2) que c'est débile d'écrire cela et insultant pour les gens qui bossent dans le privé (ne me tuez pas ! ) mais je le laisse, niark). Pour les fameuses boites de nuit, surement quand même que les jeunes, même les plus nazes, évoluent et s'attachent moins aux apparences des autres, et sont moins à la recherche d'un bouc émissaire (simplement parce que leurs vies trépidantes (ah ah) de jeunes adultes dans le vent les occupent grave à plein temps). Non mais surtout les gens maturent et sont plus capables de respecter les gens (enfin faut espérer). Les brimades dont tu as parlé t'ont marqué (j'enfonce une porte ouverte et je repéte ce qui a été dit précédement ! ) , et il est compréhensible que tu évites les groupes de jeunes un peu excités comme la peste ! Parfois il m'arrive de repenser à des scènes vues au collège, de violence gratuite, de cruauté froide, parfois sous le nez d'adultes à la limite de la complaisance, et j'ai un peu envie de vomir. Je ne sais pas dans quel état sont aujourd'hui les garçons (c'était surtout des garçons d'ailleurs, la violence envers les filles était peut être plus insidieuse) qui en étaient victimes ni ce qu'il faudrait faire pour exorciser cela, pour s'en débarrasser une bonne fois pour toute (c'est une question que j'aimerais bien poser à un psy) ! (désolé ce paragraphe est pas très comprehensible, il faudrait que je réfléchisse plus et c'est dur !! ). J'aime beaucoup ta réflexion sur l'incommunicabilité dans les sociétés post-modernes, et j'y souscris pleinement mais en même temps, je me sens un peu hypocrite de dire ça car, maintenant que ma timidité s'est, avec l'âge, un peu estompée, je me surprens à la prendre toujours pour excuse pour justement ne pas aller parler aux gens, pour rester dans ma solitude improductive pour la société. C'est un bon débat ! Et c'est drôle (c'est les paradoxes de la psychologie humaine) que quelqu'un de réservé socialement comme toi ait envie que ton voisin de métro te parle ! Bon je veux pas continuer à blablatter donc je veux arrêter là (désolé si je parles que de moi dans cette réponse, c'est un peu lourd ! ). Et California dream a raison, tu es très mignon !! Pas la peine de complexer !!
  Lire la suite de la discussion sur psychologies.com


278627
b
Moi aussi !
Vous avez peut-être vécu la même histoire ?

Signaler un abus
Les titre et syntaxe du témoignage ont pu être modifiés pour faciliter la lecture.


Histoires vécues sur le même thème

Kihap - arts martiaux

image

Bonjour ! Je suis pratiquante de taekwondo, ceinture jaune (J'ai débuté cette année). Les entraînements me font beaucoup de bien, je m'y éclate et j'essaye de donner un maximum de moi pour progresser. Mais il y a un point sur lequel je galère...Lire la suite

Je suis une merde :) - timidite, confiance en soi, complexes

image

Bonjour, Tout d'abord vous n'etes pas une merde, personne ne l'est ok ? Moi même je suis passee par la en me disant cela, mais j'ai pris du poil de la bête et je me suis dit " non, je merite mieux " et quoique je suis et ai acqui dans la vie, je...Lire la suite


 
Voir tous les  autres témoignages