Histoire vécue Psychologie > Confiance en soi      (772 témoignages)

Préc.

Suiv.

Je n'arrive pas à avoir confiance en moi

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
Mail  
| 1652 lectures | ratingStar_202764_1ratingStar_202764_2ratingStar_202764_3ratingStar_202764_4

Dans mon témoignage je ne cherche pas à faire pitié, je m'en moque, je veux juste dire ce que j'ai sur le coeur, lu ou non lu je m'en moque, mais il est humain de pouvoir partager ses souffrances, enfin, si il me reste encore ça.

J'ai une question. On me dit sans arrêt que je devrais avoir confiance en moi, je veux bien, mais comment avoir confiance en soi lorsqu'enfant on se moqué de vous et de votre coté précieux ? (je suis un mec).

Depuis petit je n'ai jamais compris que les gens puissent faire des différences, de couleurs de peaux, d'ethnie, de sexe, de riches et pauvres, de moches et jolis, pour moi je mettais tout le monde au même niveau, sauf que, peut être à cause de ma tolérance 'innée' on me mettait à l'écart, j'étais trop sensible alors, je prenais une position de retrait puisque c'est ce qu'on attendait de moi, sans quoi je me serai fait massacrer.

Le temps processionnant, les enfants de la maternelle sont devenus, comme moi, des enfants de 'grande section' et là j'ai compris que les valeurs intérieures, que je défendais, alors n'étaient pas pour moi puisqu'on m'insultait sans arrêt. Il est vrai que mon coté 'sensible' se remarquait, enfin, d'après les 'on-dit' des enfants de primaire, vous pensez bien que ce qui m'importait c'était d'être heureux et que les gens le soient aussi, mais on attendait pas ça de moi, on attendait pas que je sois heureux mais que je sois soumis sous peine de terreur, alors, comme je ne voulais pas avoir de soucis et parce que je n'étais pas un bagarreur, je me tue. Je vous laisse imaginer le traitement psychologique subit jusqu'à la terminale, c'est-à-dire pendant 7 ans. J'ai eu quelques amis bien entendu mais les moqueries subites l'emportaient sur le maigre positif qui m'entourait pendant cette filandreuse période. Au fond de moi, j'avais cette espérance que les gens, un jour, forcément, allaient devenir gentil, qu'il n'était pas possible qu'une ou plusieurs personnes puissent être foncièrement mauvaises, par plaisir. Je me trompais, mais je n'allais le découvrir que bien plus tard. Mes parents ont divorcés alors que j'avais 14 ans, Mon père ne m'ayant jamais aimé je n'ai pleuré que maigrement sur ce fait, c'est surtout de savoir ma mère seule. Heureusement, elle était courageuse. Arrivé au collège c'était comme en primaire mais avec des ados, au lycée, un peu moins mais tout de même. J'ai tenté de m'inclure dans des groupes, pour certains j'étais trop intello, pour d'autres pas assez, jamais de juste milieu, mis à part quelques filles (qui avaient peut-être pitié) mais qui m'ont apportées un peu de joie, parfois.

A 18 ans on a découvert que j'étais insuffisant rénal et que je devrais être dialysé sous peu, sous peine d'empoisonnement imminent. N'ayant déjà pas eu une adolescence glorieuse, j'allais maintenant connaître l'hôpital, l'anurie, la dialyse, les machines, les vieux qui gémissent, des soucis cardiaques et osseux. On m'a souvent répété que j'étais fort pour avoir subi ça, les contraintes physiques et morales, à vrai dire, j'étais plus dans un état de soumission inconsciente plus que dans un état d'esprit vigoureux. J'ai donc été dialysé pendant 2 ans et demi, avec plusieurs périodes d'hypertension arterielle pouvant monter jusqu'à 20/10, je n'invente pas, c'est du vécu. Une fois conscient que j'allais bientôt partir car mon physique délabré ne pouvait trahir la vérité d'une mort prochaine, une fois cette acceptation intégrée et digérée, ma mère s'étant tant bien que mal 'préparée' là, à un moment donné, sans crier gare un rein m'attendait à Nantes, j'ai donc été transplanté et tout a marché de suite, j'urinais à nouveau (lorsqu'on est dialysé après un moment on urine plus du tout) à ce moment précis j'étais content de faire pipi, ça faisait presque 3 ans !!! Je priai pour mon donneur, sa famille, la chance qui me souriait enfin. Une lueure de bonheur pointait ses rayons devant les différents ténèbres qui se trouvaient, selon moi, derrière moi… A partir de ce moment j'avertissais ma famille que j'aimais les hommes et que je n'allais pas passer ma vie à mentir aux autres et à moi-même en me mariant et ayant des enfants pour aller mener une 'double-vie' ça ne faisait pas parti de mes plans, alors, j'ai tout déballé. Tout le monde a accepté, si ils n'avaient pas voulu je leur aurai tourné le dos. De 2001 à 2005 malgré quelques histoires d'amour perdues et une vie de couple assez chaotique, je suis parti vivre en Irlande et j'ai quitté la France, car, pour moi, la France représentait la souffrance et l'incompréhension, alors, quitte à être incompris autant que ce soit à l'étranger. J'ai trouvé une bonne place dans un centre d'appels, à Dublin, j'avais une bonne paye, mieux qu'en France, des amis étrangers et des amis français. Tout allait pour le mieux jusqu'au jour, où, j'ai connu un Italien, qui s'est joué de moi avec la complicité d'amies en commun. Je l'ai beaucoup aimé, j'ai été très attristé par cette situation, plus que ne le pouvait penser la plupart des gens, de plus, une "amie" n'arrêtait pas de se moquer de mon physique car j'avais le menton en arrière, (pour info un ou une amie je les prends tels qu'ils sont et j'aurai fait n'importe quoi pour elles, eux) chose à laquelle je n'avais jamais songé avant, mais qui allait devenir au fil des mois puis des années une véritable obsession. Vous comprendrez donc que j'ai fait un grand ménage amical, c'est-à-dire tout le monde puisque, comme enfant, je n'avais eu aucun soutien, de la part de quiconque.

Ces mêmes amis que j'avais conseillé, écouté, aidé (puisqu'il paraît que je suis bon dans ce domaine) ces mêmes amis m'ont laissé, m'ont tourné le dos à cause d'une mauvaise réputation physique. Alors, il ne me restait plus qu'une chose à faire, même si j'avais mis les points sur les I pour les gens c'était plus fort qu'eux ; j'ai quitté l'Ilrande et suis rentré en france. J'ai fait une dépression d'un an, et j'ai développé une véritable obsession sur mon visage à m'en taper la tête contre les murs, j'ai pensé au suicide, j'y pense sans cesse depuis.

Nous sommes en 2011 j'ai quitté l'Irlande en 2007 et y suis retourné 3 fois, depuis ma dépression je suis devenu instable, je n'ai confiance en personne, je me sens traqué de partout et comme à l'accoutumée on me dit que je suis fort et que je m'en sortirai, pour remédier au problème physique j'ai fait une chirurgie esthétique qui m'a coûté 2000 eur au total, c'était y a un mois, et malgré le fait que ma famille et certains amis me disent que ça me va, je me trouve déformé, j'ai l'impression d'avoir jeté mon argent par les fenêtre, je me suis trahi parce que depuis 2007 j'ai perdu cette fois que je pensais immuable envers l'humanité, on me stresse sans cesse, on me juge, on me déteste, on a pitié de moi, après toute cette vie misérable je peux que rassurer les gens, alors maintenant puisque ça fait 10 ans que je suis transplanté rénal et que statistiquement ça dure 12 ans, j'attends, que les statistiques me délivrent de ce que j'ai toujours considéré comme un fardeau pour moi, la vie.au pour moi, la vie.
  Lire la suite de la discussion sur psychologies.com


202764
b
Moi aussi !
Vous avez peut-être vécu la même histoire ?

Signaler un abus
Les titre et syntaxe du témoignage ont pu être modifiés pour faciliter la lecture.


Histoires vécues sur le même thème

Pn quitte, mon histoire - perversion

image

Le plus difficile dans tout cela c'est que nous sommes totalement destabilisés et donc on n'ose pas les descendre car on se pose des questions sur nous plutot que sur eux … moi je ne connaissais pas que les PM existaient et donc j'étais...Lire la suite

Manque de confiance en soi dans un couple - affaires de couples

image

Bonjour à tous, Je ne sais pas si on pourra m'aider ici, mais je tente ma chance ! J'espère être la plus claire possible. Gay, je suis en couple avec mon amie depuis plus de 2 ans, et vivons ensemble. Nous avons depuis pas mal de temps, des...Lire la suite


 
Voir tous les  autres témoignages