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La vie vaut-elle la peine d'être vécue ?

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Depuis pas mal de temps je me pose cette question : la vie vaut-elle la peine d’être vécue, en dernière analyse ? Je ne sais pas si vous avez ou non une réponse. Mais dans le doute, je me manifeste. Peut-être pouvez-vous m’aider ? Un peu, beaucoup, pas du tout ? En fait, je me dis, après toutes les épreuves et les injustices subies, les luttes, l’usure, la fatigue, et si on met en regard l’énorme dépense de temps, d’énergie, et le peu de résultats, que la vie n’est que l’agitation qui précède la mort. On s’agite, oui, on s’épuise en choses plus ou moins futiles ( ou qu’on juges futiles après les avoir trouvées très importantes, ce qui revient au même en définitive ), on se décrépit, et pour finir, on perd ses moyens, les dernières années étant marquées du sceau d’une certaine déchéance, voire souffrance. Si on regarde bien, la jeunesse est, en ce qui la concerne, caractérisée par une immaturité et une grande perte de temps. En fait, c’est la période intermédiaire, à partir de l’adolescence dirons-nous pour simplifier, où nous sommes à la fois en pleine possession de nos moyens et capables ( cela dépend des personnes ) de savoir à peu près ce que nous voulons faire de notre peau. En ce qui me concerne, j’ai beaucoup hésité, perdu du temps, je me suis fourvoyé dans des voies qui n’étaient peut-être pas les miennes, j’ai manqué d’audace et de confiance en moi, j’ai tourné, j’ai viré, j’ai fait des non-choix, atterrissant dans certaines situations simplement pour en fuir d’autres et non pas par réel désir. Résultat, maintenant, je me sens nettement sur la pente descendante, la santé n’est plus ce qu’elle était, les illusions ont volé en éclats, ce qui naguère me motivait, m’aurait poussé à sortir de chez moi pour affronter les autres ( dont Sartre dit, et il n’a pas entièrement tort, qu’ils sont l’enfer ), me laisse maintenant désabusé. Finalement, beaucoup de choses qui avant m’auraient donné envie de sortir ne me donnent plus maintenant qu’un seul désir : y échapper et rester chez moi. Repli sur soi ? C’est bien possible. La vie m’a déçu. Il y a un tel décalage entre la vision que j’en avais, certes idéalisée, quand j’étais jeune, et ce qui est advenu dans l’intervalle, les règles non écrites mais bien présentes que j’ai réussi à décoder… Souvent à mes dépens… Les coups si peu mérités. Les humiliations. Les injustices révoltantes. C’est dur, surtout quand au départ on est quelqu’un d’honnête, de gentil, n’ayant jamais cherché à faire du mal. Je trouve la réalité bien prosaïque, ras des pâquerettes, matérielle et triviale. Et je me dis que beaucoup de ces choses qui avant auraient compensé ne sont, en fait, que des palliatifs, des gadgets inventés par le système pour certes nous rassurer, nous donner une importance que nous n’avons sans doute pas, mais ce faisant, nous amener à consommer, ce qui est en fait la seule chose qui l’intéresse. L’homme fuit dans la consommation, que dis-je, le pillage complètement inconscient des ressources qui l’entourent. Et il fuit quoi ? Son inconsistance, et l’angoisse de sa fin prochaine. Il semble que les pare-feux autrefois efficaces contre l’angoisse de mort n’agissent plus chez moi. Certes j’ai peur de mourir. Mais plus rien ne vient faire écran entre ce décompte inexorable et mon temps présent. A tout moment, je me dis : quel intérêt ? A quoi bon ? Quel est le sens de cet infini chaos ? J’ai bien, moi aussi, mes gadgets, d’un genre un peu particulier. Mais je suis conscient qu’ils ne sont que des gadgets, et ils n’agissent que partiellement, dans des moments bien spécifiques. Le reste du temps, j’assiste, impuissant, à l’agitation des autres et à ma propre agitation ( mais je m’agite de moins en moins ). J’assiste aussi à leur orgueil, leur fierté si mal placée, leur envie d’en mettre plein la vue, de faire les beaux, ceux qui possèdent, ceux qui sont à la mode, dans le coup, etc. Mode et coup qui ne sont que passagers, comme des rides à la surface de l’eau. Quel intérêt ? Ceux qui sont si fiers de leurs enfants, comme s’ils avaient pondu la huitième merveille du monde… Ceux qui roulent des mécaniques, alors que déjà en eux le compte à rebours s’est mis en branle. J’ai peur de mourir mais de plus en plus une petite voix s’élève en moi qui me dit : malgré cette peur, ce sera quand même, probablement, un soulagement. Enfin, plus besoin de lutter, enfin débarrassé de tous ces autres, non pas ceux qu’on a choisis, mais les autres, ceux subis : les voisins, les chefs de bureau, les ex conjoints, les ceci et cela, les emmerdeurs de tous poils qui sont omniprésents : il en suffit d’un pour gâcher et assombrir le tableau. On en croise toujours un assez fréquemment pour qu’à la longue, on trouve tout ça épuisant. Je ne sais qu’en penser. Et vous ?
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225226
b
Moi aussi !
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