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Je sombre dans le désespoir

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies 19 ans
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Je sombre dans le désespoir, le mal être, ou je ne sais quelle forme de gouffre, de jour en jour. Pour présenter rapidement le contexte, ma situation, je dirais que j'ai 21 ans, et traîne depuis 2003 divers problèmes psychologiques (dépression, problèmes alimentaires…) , avec des hauts et des bas. J'ai quitté ma région natale pour aller vivre à mille kilomètre avec l'homme que j'aime, et que j'ai rencontré. Il a 34 ans, nous sommes ensemble depuis trois ans et demi, et j'ai passé avec lui les meilleurs moments de ma vie. Mais aussi les plus durs. Nous connaissons beaucoup de problèmes financiers, du stresse en permanence, et les désillusions du quotidien. Pourtant, nous nous aimons très fort. J'ai toujours été forte… Jusqu'à ces derniers temps, où je n'en peux plus. En mars 2008, parce qu'il ne s'occupait plus assez de moi, que notre relation devenait superficielle, dévorée par le stress du travail (pour lui) , les soucis financiers, j'ai fais une bêtise, l'année dernière, et je l'ai quittée un mois pour un autre, un étudiant de ma fac. Je voulais me sentir libre et jeune. J'ai vite réalisé mon erreur, mon horreur, et heureusement, mon homme qui m'aimait inconsidérablement, a tout fait pour que je revienne à lui, et pour m'aider à traverser la crise psychologique. Il a découvert que j'étais borderline. Néamoins, j'ai refusé de me soigner, de consulter, promettant de maîtriser la chose, et à l'aide de sa présence, j'ai regagné confiance. Il est resté au chômage durant des mois. Et j'ai entamé mon année de fac en septembre par correspondance. Nous étions tous deux coupés du monde. En décembre nous avons déménagé dans une autre région car il a obtenu une formation, et nous voulions prendre un nouveau départ. Les choses se sont révèles catastrophiques, nous avons du trouver un appartement d'urgence, après être restés deux semaines dans un taudis. Mon ami a beaucoup de difficultés pour suivre sa formation, et les problèmes d'argent sont pires qu'autrefois. Mon compagnon s'absentait dix heures par jours (trajet compris) et je restais seule, seul, sans contact avec personne, faisant mes cours. Le même shéma se reproduit : il rentre, épuisé, énervé, fatigué, stressé, et je me sens comme en asthénie, n'ayant pas ouvert la bouche de la journée, ayant déprimée. Dur de le soutenir. J'essayais. J'y parvenais. Mais voilà, depuis deux semaines, sa mère se bat entre la vie et la mort, à l'hôpital où a été diagnostiqué une forme de cancer (à une heure et demi de route de chez nous). Tout s'est écroulé. Nous sommes allés la voir mercredi : elle était mourante, en réanimation, en convulsions. Je n'ai jamais rien vu de si atroce, et lui-même fut traumatisé, comme mort, livide. Je me suis enfuie, il est rentré ensuite, heureusement sa mère a survécu, et elle semble reprendre des forces, lutter, et peu à peu des espoirs de guérison apparaissent. Il est normal que mon copain aille la voir tous les jours. Il n'y a plus que cela. Tout le reste s'est effondré, et j'avoue que moi aussi. Surtout depuis mercredi. J'ai envie de mourir, je suis seule, sans aucun soutient, personne à qui parler, et je n'ai pas la force de le soutenir, lui. Il est absent toute la journée, nous nous voyons maximum une ou deux heures durant lesquelles il ne parle que de sa mère, et j'éclate. C'est égoïste, je m'en veux terriblement, mais je n'ai pas la force, je n'ai aucun soutient. Hier, j'ai voulu m'auto-mutiler comme je le fais régulièrement pour évacuer la pression, et sans m'en rendre compte, j'ai dépassé les bornes, le ciseau est allé trop profond (je n'ai pas senti de douleur, c'est la vue du sang qui m'a stoppée) , et j'ai du être emmenée en urgence à l'hôpital pour faire des points de suture. J'ai menti au psychologue en disant que c'était la première fois. Je n'ai pas la force, je ne veux pas, je ne peux pas, je ne suis pas prête à parler à des inconnus, me disséquer. La seule personne de ma vie, c'est mon compagnon, et tout va bien lorsqu'il est là… Mais il n'est plus là… et il aurait besoin de moi. Je m'en veux terriblement. Alors voilà. Ce soir, (enfin, fin de journée pour le moment) , il rentrera très tard, parce qu'il veut voir sa mère plus longtemps, et j'avais besoin de lui plus que jamais mais je n'ai plus la priorité et de toute façon il souffre et je ne suis pas capable de le soutenir, juste d'être un boulet. Ce soir, je vais plus mal qu'hier… et je suis seule. Pas d'amies, rien. Que faire ? J'ai l'impression que je ne m'en sortirais jamais. Qu'un jour, cela ne sera pas un simple "dérapage" . Une limite a été franchie hier. Je me sens mourir… Je ne sais pas quoi faire, je n'ai pas d'aide. Il ne reste que l'écriture… Désolée d'avoir écrit autant… J'avais besoin de m'épancher… Je pourrais noircir encore des pages… Je vais m'arrêter là.
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123012
b
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