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Dépression : je suis complètement anéantie

Témoignage d'internaute trouvé sur forum-depression
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Je crois que je fais une énorme dépression. Mon vécu récent m'a complètement démolie. Même si je pense que les sources de mon problème sont anciennes (j'ai toujours été très sensible et un peu solitaire) , j'ai littéralement été mise à mort, moralement, psychiquement. J'étais très amoureuse d'un homme. En fait cette relation m'a mise dans un état de stress permanent, à cause de ses exigences, ses humiliations, etc. J'avais peur de lui car parfois il avait des réactions qui laissaient penser qu'il pourrait en venir à la violence physique. Il n'y a jamais tout à fait recouru (juste des menaces… et un jour il a quand même sorti un flingue ! ) mais c'est un expert en violence morale, un manipulateur pervers (des spécialistes appellent cela un pervers narcissique : une personne sans âme, sans limite, sans pitié, qui se cache derrière un masque d'être sensible et épatant). Physiquement je ne me suis jamais sentie aussi mal que pendant cette relation : difficultés à respirer, rhinopharyngites chroniques, fatigue de plus en plus intense et quotidienne, désordres et maux de ventre en tous genres, etc…

Moralement ce fut traumatismes sur traumatismes. Je me suis battue de toutes mes forces, quand j'ai enfin ouvert les yeux. Des gens m'ont trouvé hyper courageuse de partir, lucide, équilibrée, etc. J'ai été un peu entourée et puis… ensuite, il est évident que l'entourage attendait de moi que je passe à autre chose, que j'arrête d'en parler. En plus, ce genre d'expérience extrême, ce vécu d'un autre monde tend à faire fuir les gens - soit qu'ils me croient pas, soit qu'ils trouvent que c'est trop négatif… et je les comprends !

À un moment j'ai cru que j'allais mieux, que j'en sortais plus forte. Pourtant mes angoisses n'ont pas disparu, et je fais toujours des cauhemars en lien avec cette histoire, très régulièrement. Cela fait quelques mois que j'ai coupé les ponts. Il m'a harcelée pendant quelques temps, et depuis 2 mois, plus de nouvelles. Mais je m'écroule de plus en plus souvent, je ne vois plus le bout du tunnel.

D'après ce que j'ai lu et vécu, les pervers narcissiques sont extrêmement doués pour détecter les failles des autres (j'étais vulnérable quand je l'ai rencontré, manquant un peu de confiance en moi… mais pas du tout à ce point, et puis je me sentais relativement en forme) et les utiliser : ils enclenchent et entretiennent les mécanismes d'autodestruction de leur victime, qu'ils poussent à la dépression, voire au suicide. J'enrage quand je réalise que je suis en train de poursuivre son sale boulot.

C'est comme si une partie de moi était morte. Je sais qu'elle ne reviendra jamais, que rien ne sera plus jamais comme avant. Je ne vois plus le monde de la même façon, je n'arrive plus à me concentrer sur les belles choses parce que je ne peux plus ignorer les choses les plus sombres. Comment vivre quand on porte de telles blessures en soi, quand on se sait marquée à jamais ? En fait, l'horreur extérieure n'est plus là, mais je la sens… en moi.

Je n'ai jamais eu d'envies suicidaires et je n'en ai pas aujourd'hui. Par contre, je ne trouve plus le sommeil, je me sens tout le temps fatiguée, et je n'ai plus goût à grand chose. Il faut que je me secoue pour faire des choses que pourtant j'aime, qui étaient mes passions (il faut dire aussi que j'ai partagé ces passions avec lui, c'est même par elles que nous nous étions rencontrés, on avait des projets, etc). Je me suis inscrite à des activités mais cela fait plusieurs fois que je rate les cours, je reste dormir ou pire je me prépare et puis à la dernière minute je ne franchis pas ma porte (une fois aussi j'ai cru apercevoir cet homme sur le chemin de l'asso, j'ai pris peur, et j'ai fait demi-tour). Je m'isole, je reste souvent enfermée, parfois sans même me laver. Et puis je dors, ou je m'abrutis devant un écran (télé/pc). Et j'ai des crises d'angoisses, de larmes qui ne viennent plus parce que c'est trop dur, ou bien de flots de larmes que je ne peux plus arrêter.

Je me demande si je ne ferais pas mieux de consulter, voire de prendre des médicaments. Pour ceux qui l'ont fait, les médicaments vous aident-ils vraiment ? Comment trouver un bon psy ?

J'ai peur qu'en allant au fond de moi avec un psy je doive gérer de nouvelles violences. Je vis dans une grande ville et tout y est violent, les bruits, les odeurs, les relations entre les gens. Je voudrais me ressourcer ailleurs, je n'en peux plus de la violence, j'aspire à me trouver dans des situations non-violentes, avec des gens positifs, je n'en peux plus de la noirceur. Manque de bol je suis aujourd'hui au rmi et chercher un emploi implique fatalement une forme de violence quotidienne… et puis prendre des médocs me fait encore plus peur !

Merci de me lire.
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136326
b
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