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Dépression : le sadisme est il le remède?

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Disons que, au départ, quand j'ai réalisé que j'avais tout les syndromes de la dépression. Maintenant mettons tout traitement, discussions externes et élements perturbateurs de côté.

Réflechissant sur moi même, j'ai cherché l'origine de mes cycles depressif, tout d'abords un traumatisme, néant de ce côté, rien de particumier ne ma amrqué dans mon enfance/adolescence, en tout cas rien qui ne m'obsède ou me revient fréquemment en mémoire.

Puis j'ai cherché des articles sur la depression, j'ai commencé à penser que j'étais simplement un depressif mélancolique, pour ceux qui connaissent ce type de depression (sinon désolé je me sens pas l'âme d'expliquer ce soir). En ce moment, mon psychiatre dresse mon prtrait et ne m'a pas confirmé pour le moment ce jugement. L'idée d'être condamné à être dépressif toute ma vie ne me dérangeait pas tant que ça, au moins j'aurais eu un nom sur ma maladie de l'âme, je l'aurais pris comme une sorte de cancer, un cancer de l'âme.

Mais continuans à réfléchir j'ai décidé de m'observer moi même et de juger mes actions, sentiments, envies dans toutes les situations.

Ce que j'ai pris conscience au bout d'un moment était particulier : pas grand chose ne me motive ou ne m'intéresse extrêmement (classique chez les depressifs chroniques). Mais j'ai remarqué néanmoins quelque chose dont je n'avais jamais prsi conscience il y a quelques années : mon attrait, fascination, interessement, je ne sais quel terme mettre ici, pour la violence et le chaos, ou plutôt à la souffrance que cela engendre où au vide que cela crée.

J'aime les conflits, j'aime les analyser, sans m'y mêler, j'aime la souffrance physique (pour autant je ne me suis jamais scarifié, important pour la suite) , j'aime la violence, la guerre, je m'intéresse aux gens, aux mouvements violents et haineux et aux souffrances qu'ils causent. J'aime le vide et le chaos de l'après conflit, j'aime trucider des gens dans des jeux vidéos, voir des films avec meurtre sang et souffrance, physique ou psychologique.

De toute ces réflexions j'en ai tirés plusieurs conclusions, qui de mon avis, ne sont pas contradictoires entre elles :

- Je suis un sadique dans le sens que j'aime voir la souffrance.

- Je suis un être vide de l'intérieur, c'est pourquoi ce qui m'intéresse vraiment, c'est le vide et le chaos ressortant de cette souffrance, sentant que autour de moi, cela est pareil que moi, cela me rassure et m'apaise.

- Je suis un cinglé en puissance.

La première conclusion m'indique à penser que la souffrance des autres et la mienne sont un moyen de me sentir vivant car je n'en ai pas l'impression autrement, de plus je suis d'un philosophie de vie qui pense que la souffrance ne fait que nous rendre plus fort chaque et nous forge à devenir des êtres qui sont nécessaires dans certaines situations, ou des fous qui causent le mal, mais si je commence à virer sur cette voie, je n'hésiterais pas un instant a me supprimer pour n'être un danger pour personne, tant je me suis formaté à cette idée que jamais je ne deviendrais ce genre de personne.

La deuxième conclusion est que je sens un vide en moi et que ne réussissant pas à le combler, j'aspire au chaos et la souffrance pour jouir du vide que cela crée, je ne me sens jamais aussi bien que seul sans trace de civilisation autour de moi, en fait tout rapport aux autres êtres humains semblent pour moi être la cause de ma souffrance, comme si je n'étais pas fait pour vivre parmi les humains, de mon époque tout du moins.

La troisième conclusion est très évidente et trop simpliste, et parait donc fantaisiste, mais néanmoins m'inquiète car reste une possibilité, jour après jour j'ai l'impression de perdre la notion de sentiment, de principe, de moral, pour devenir quelqu'un de mécanique et irréfléchie, perdue dans un monde qui n'existe pas (j'ai une imagination très fertile et m'y plonge souvent en rêverie). Et bon nombre de tueurs célèbres ont été ainsi avant de mal tourné assez tard dans leur vie, contrairement à l'idée répandue qui veut qu'ils commencent très jeune sur des animaux puis des hommes.

Voilà, j'espère que vous avez réussis à suivre mon raisonnement que je vais essayer de résumer : je me nourrie de la souffrance, j'ai l'impression de l'entretenir, de ne pas la chercher vraiment à la guérir chez moi, et elle me fascine chez les autres.

Suis je un sadique ? Un sadomasochiste ? Ou seulement un être perdue qui ne peut plus réfléchir objectivement et se perd dans des théories pour tenter vainement de mettre un nom sur son état pour se rassurer ?

J'attend votre avis, n'hésitez pas me répondre ou poser des questions qui si elles vous semblent indiscrète, trop personnelle ou trop inquiétante, trash, personnelle pour vous ou tout autres dans ma messagerie privée si vous voulez que cela reste entre nous deux.
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137994
b
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