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Les symptômes du stress

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Burn out et depression.

(Ci joint quelque extraits d'articles de Patrick Légeron que j'ai pris sur Internet.).

Je trouve cela interessant.

[size=9]Les symptômes physiques.

Une fois la période de stress extrême passée, c'est au contraire un état léthargique qui est caractéristique du burn out. La composante physique se traduit par les symptômes suivants :

Une fatigue non récupérable même après un week-end ou une semaine de congés. "Cela se remarque facilement car ce sont souvent des gens très dynamiques au travail qui connaissent une brutale chute de productivité."

Le sentiment que son corps "ne répond plus" et une grande difficulté à faire tout effort physique comme par exemple monter des escaliers.

Des pannes de sommeil régulières.

Des perturbations alimentaires : en période de stress, on va avoir tendance à manger plus mais quand le burn out surgit, inversement, l'appétit disparaît.

La consommation accrue de stimulants tels que le tabac, l'alcool ou des médicaments.

Les symptômes psychologiques.

La deuxième composante est d'ordre mental. L'énergie psychologique est épuisée, ce qui induit une perte d'énergie et de motivation, "même se lever représente un effort considérable", commente Patrick Légeron. Une apathie qui se décline à tous les niveaux :

L'émoussement des émotions. Après avoir ressenti les émotions de façon excessive, la personne en burn out a l'impression de ne plus rien éprouver, d'être indifférente à tout ce qui l'entoure.

Le sentiment d'être inutile, la dévalorisation de soi. C'est la composante dépressive du burn out.

Un mal être qui fait tache d'huile pour gangrener tous les éléments de la vie et qui est accompagné d'une remise en question de sa famille et de sa vie sociale en générale.

Un rapport à l'environnement très froid, une dépersonnalisation qui amène à se comporter "comme un robot".

Après, s'ensuit un longue période de traitement à base de médicaments et de psychothérapie. Et même après guérison, une difficulté reste encore à surmonter, la reprise d'une activité professionnelle. "Il y a peu de temps, nous avons traité le cas d'un cadre d'environ 45 ans, victime d'un burn out. Après neuf mois d'arrêt, il est aujourd'hui physiquement et mentalement reconstruit mais il craint de retourner dans le milieu professionnel. Il a perdu l'estime de soi et a très peur de ne pas être capable de retravailler", raconte Patrick Légeron.

Un déni de la finitude :

Micheline se considère comme indispensable. Pour que l'entreprise fonctionne bien, elle doit tout surveiller elle-même. Elle tolère mal que ce ne soit pas fait à sa façon. Mais elle n'a pas le temps de tout faire ; il y a trop de choses qui exigent son attention immédiate. On pourrait dire que Micheline a de la difficulté à déléguer et ne tient pas facilement compte de ses limites. Mais Micheline tient à donner à tous les clients le meilleur service possible. Elle sait qu'ils comptent sur elle et ne veut pas les décevoir. Mais elle ne peut s'empêcher de constater que, souvent, elle ne peut pas grand chose pour eux. Elle voudrait les sauver de leur misère, mais ses moyens sont insuffisants. Elle en est très frustrée et se sent vaguement inadéquate de ne pas réussir à faire mieux. On peut dire que Micheline a de la difficulté à accepter ses limites réelles ; elle a tendance à les nier ou à les ignorer au lieu d'en tenir compte.

Une autorégulation défectueuse :

Micheline est très sensible à la détresse des personnes auprès desquelles elle travaille. Elle perçoit avec acuité l'importance de leurs besoins et de leur souffrance. C'est ce qui l'amène à s'oublier facilement pour les aider. Elle est comme obligée de s'occuper de ses clients, quelle que soit sa fatigue. Autrement dit, elle ignore les indices que son corps lui fournit pour lui indiquer qu'elle abuse de ses forces, elle ferme les yeux sur les émotions qui cherchent à lui signaler qu'elle n'en peut plus. Elle serre les dents et continue, emportée par l'importance de sa mission. Mais plus elle passe par-dessus sa fatigue, plus elle s'épuise, plus elle perd de son efficacité et plus les tâches qui sollicitent son attention deviennent pressantes. Elle est de plus en plus pressée, submergée, incapable d'arrêter le tourbillon dans lequel elle se débat en vain. Micheline se fait une fierté d'être si généreuse. Elle se considère comme très utile et ne se soucie pas de maintenir un équilibre entre le temps qu'elle consacre à ses propres besoins et celui où elle se met au service des autres. On remarque d'ailleurs facilement qu'elle fait la même chose avec sa famille et ses amis. Sa vie est au service des autres et elle ne voit pas l'importance de la réciprocité dans ses relations. Même si elle a parfois l'impression de se faire drainer par les demandes de tout le monde, elle continue de trouver qu'il est normal d'être celle qui donne toujours.

Une identité fragile :

Toute cette générosité n'est pas uniquement tournée vers autrui ; Micheline y trouve son importance à ses propres yeux. C'est par sa façon de donner et d'aider qu'elle se valorise. C'est aussi par là qu'elle définit qui elle est, le sens de sa vie. En somme, elle a besoin de donner sans compter pour donner un sens à sa vie et avoir une valeur à ses yeux. En fait, Micheline se définit par le besoin des autres. Plus on a besoin d'elle, plus sa valeur augmente et plus elle est certaine d'exister vraiment. Comme les besoins des autres ne sont jamais complètement comblés, comme il y a toujours de nouvelles personnes à aider, elle reste ainsi à l'abri de l'angoisse. Elle n'a pas besoin de se demander qui elle est et à quoi sert sa vie. C'est le besoin des autres qui répond pour elle à ces questions. Si elle cessait d'être indispensable, elle devrait trouver un autre sens à sa vie, d'autres critères pour s'évaluer, d'autres façons de se satisfaire.

Un besoin mal identifié :

Micheline est très appréciée dans son milieu de travail. On reconnaît souvent son efficacité, sa générosité, la qualité de l'aide qu'elle apporte. Ses collègues, ses supérieurs et ses clients sont ouvertement reconnaissants, mais on dirait que ça ne l'atteint pas. Ces témoignages ne la touchent pas. Et à la maison, c'est la même chose : toute la famille l'apprécie au plus haut point, mais ça ne lui apporte rien. Sans le savoir clairement, Micheline se trompe sur ce qu'elle recherche vraiment. Elle croit avoir besoin d'être appréciée pour la qualité de sa performance mais, en fait, elle aurait besoin de se sentir aimée pour ce qu'elle est, tout simplement, sans avoir à faire des prouesses pour le mériter. C'est comme si elle était affamée et qu'on lui donnait de l'eau ; ça dissimule la faim temporairement, mais elle continue de s'affaiblir parce que son besoin réel ne reçoit aucune réponse adéquate. Micheline obtient toute la reconnaissance au monde, mais pas d'amour. C'est ce qui explique son manque d'énergie psychique.

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Attentes élevées à l'égard de soi-même : Certaines personnes sentent qu'elles peuvent ? Et qu'elles doivent ? Accomplir tout ce qu'elles se fixent comme objectif. Même si des buts bien définis peuvent mener à de grandes réalisations, ils peuvent également augmenter le risque d'échec. Les personnes qui gèrent bien leur stress ont tendance à considérer ces objectifs comme des idéaux théoriques qui balisent leur travail plutôt que comme des obligations. Elles savent que leurs efforts produiront d'importants progrès même si le but ultime n'est pas atteint. Elles savent qu'il est possible d'atteindre partiellement un but et d'en tirer une grande satisfaction. Les personnes qui ont tendance à considérer les objectifs comme des absolus ? Du genre tout ou rien ? Sont plus susceptibles de souffrir de burn-out.

Attentes élevées des autres : Nous visons dans un monde qui fonctionne de plus en plus selon un modèle de buts et d'objectifs mesurables. Les employeurs cherchent constamment des moyens d'en obtenir davantage de leurs employés, un peu comme les consommateurs qui cherchent à obtenir le meilleur prix possible avant d'acheter un produit. Pour une entreprise, il est logique d'augmenter les objectifs d'une année à l'autre, surtout lorsqu'ils ont été atteints l'année précédente. Ce phénomène contribue à augmenter la pression sur les employés, particulièrement lorsque l'équipe de travail est réduite en raison d'un resserrement budgétaire. Les employeurs souhaitent obtenir davantage des employés les moins productifs. Malheureusement, cette pression est surtout ressentie par les employés les plus productifs qui ont tendance à élever leurs attentes à l'égard d'eux-mêmes.

Mauvaise perception de ce qu'est un bon travail : Le perfectionnisme est une arme à deux tranchants. Bien faire les choses est important. Quand on y pense bien, on ne voudrait pas que notre chirurgien fasse preuve de laisser-aller. Le problème vient du fait que les normes de perfection ne doivent pas forcément s'appliquer à toutes les petites choses que nous entreprenons. La plupart des situations dans lesquelles nous sommes placées ne mettent pas la vie de qui que ce soit en danger. Certaines personnes n'ont pas la capacité de reconnaître qu'il y a plusieurs bonnes façons de faire les choses. Les personnes qui passent trop de temps à essayer de trouver "la" bonne façon de faire une chose sont plus exposées au burn-out que leurs collègues qui ne se perdent pas dans les détails de moindre importance.

Faible sentiment d'appartenance : Certaines personnes ont peu confiance en elles. Elles ont l ? Habitude de se sentir idiotes et déplacées dans plusieurs situations, et ce, depuis plusieurs années. Ce syndrome de l'imposture est très répandu. Pour compenser, ces personnes ont souvent le réflexe de travailler d'arrache-pied. Quand elles n'arrivent pas à atteindre leurs objectifs, elles ont tendance à attribuer leur échec à leur propre faiblesse plutôt qu'à des facteurs externes ou à l'organisation de leur milieu de travail. Quand les attentes à l'égard de ces personnes ne sont pas réalistes, elles ressentent fortement l'échec et peuvent sombrer dans le burn-out.

Mauvais environnement : Certaines personnes n'ont tout simplement pas la capacité ou les aptitudes pour accomplir leur travail. Cette situation est improbable puisque la plupart des gens ont été choisis pour un poste donné parce qu'ils possèdent les qualités requises. Par conséquent, l'idée de ne pas être compétent est souvent une peur irrationnelle qui se manifeste habituellement chez les individus qui ont une faible confiance en eux. Il faut toutefois garder en tête qu'il peut s'agir d'un enjeu bien réel pour d'autres. Ceux qui souffrent de burn-out peuvent en arriver à faire des généralisations à propos de leur manque de compétence et ressentir la nécessité de réussir afin de mériter le respect de leur patron. Ces personnes ne réalisent peut-être pas qu'il peut y avoir d'autres postes au sein de l'entreprise qui conviendraient mieux à leurs habiletés.

Les causes de la dépression.

Tel que mentionné plus haut, la dépression est un phénomène complexe qui compte plusieurs facteurs internes et externes. Il s'agit d'une affection qui est souvent incomprise par la population générale. Est-ce une maladie au sens traditionnel ? Est-ce une simple réaction aux événements de la vie ? Si une réaction est normale lors d'une situation particulière, est-ce que le problème est moins important ?

À la base, la dépression peut être envisagée comme une maladie ou une réaction. La meilleure façon de comprendre la dépression est de chercher à saisir les multiples causes et éléments qui influencent l ? Humeur. Pour débuter, il faut être conscient que nous sommes des êtres vivants. L'essence de ce que nous sommes se trouve dans notre cerveau : nos pensées, nos attitudes, nos humeurs, notre intelligence et tout ce qui fait de nous des humains. Il est alors facile d'affirmer que les troubles psychologiques sont causés par des débalancements biochimiques. D'un autre côté, notre biochimie a certainement subie les influences de notre éducation et de nos expériences. C'est pour ces raisons qu'il faut considérer les processus internes et externes lorsqu'on tente de comprendre la dépression.

Maladie : Certaines formes de dépression peuvent être comprises de la même manière que toute autre maladie. Dans ce cas, il semble qu'il y ait une dysfonction au niveau du fonctionnement cérébral. La chimie du cerveau semble avoir été altérée d'une telle façon qu'elle a un grand impact sur l ? Humeur et crée des sautes d ? Humeur qui ne semblent pas liées à des événements externes. La dépression bipolaire, qui présente des sautes d ? Humeur importantes, passant des états de dépression profonde à des moments où la personne se sent presque surhumaine, est un exemple de ce qui pourrait être considéré comme une affection médicale.

Biochimie : Cela étant dit, il est possible et même probable que les mécanismes biologiques nous affectent tous et qu'ils soient d'importants éléments déclencheurs des dépressions de toute forme, même lorsque le cerveau semble fonctionner normalement. Bien que nous ne connaissions pas encore exactement la manière dont ils nous affectent, nous savons par exemple que les hormones et l'état nutritionnel influencent l ? Humeur.

Tempérament inné : Si vous avez eu plus d'un enfant ou si vous avez plusieurs frères et s'urs, vous avez surement déjà remarqué combien le tempérament est unique à chaque individu. Il est clair que nous naissons avec un ensemble de traits et de tendances qui nous sont propres. Certains sont plus aventureux et d'autres sont plus hésitants. Certains se fâchent plus facilement, alors que d'autres vont prendre les choses avec plus de légèreté. De la même manière, certaines personnes semblent heureuses tout le temps alors que d'autres auront tendance à être sérieuses ou pessimistes.

Influences environnementales : Notre tempérament inné est évidemment un élément central de notre personnalité, mais nos traits de caractère sont influencés de manière importante par nos expériences. Nous sommes modelés par nos valeurs familiales, par la culture de notre société et par toutes les expériences que nous avons traversées. Ce mélange unique fait que deux personnes différentes ne vivront pas de la même manière les mêmes situations particulières et n'en retireront pas les mêmes acquis.

Les événements qui changent le cours d'une vie : Bien que nous expérimentons les événements par le biais de nos valeurs personnelles et de nos croyances, certains sont tellement exigeants que la dépression est inévitable. La mort d'un être cher, par exemple, aura un effet marquant sur chacun de nous. La dépression dans ce cas est considérée comme une réaction normale bien que sérieuse. Chaque personne réagit différemment. Bien que nous ayons tous besoin d'un certain temps pour retrouver un niveau normal d'activités, certaines personnes traînent la dépression au cours d'une plus longue période que ce qui est observé normalement.

Une succession d'événements : La grande majorité des gens qui consultent pour une dépression ne le font pas à la suite d'un élément isolé. La plupart du temps, ils ont lutté contre la dépression et ses symptômes pendant la majeure partie de leur vie. Ils rapportent généralement un historique de vie parsemé d'échecs réels ou fictifs. Bien qu'un événement marquant puisse avoir déclenché un épisode dépressif et les avoir poussé à consulter, cette vulnérabilité était sans doute déjà présente.

La menace commune, la personnalité : Le résultat des facteurs décrits plus haut est la personnalité qui nous définit. Les variables biochimiques et le tempérament inné interagissent avec notre développement. Les personnalités qui font surface en nous affectent la façon dont nous réagissons aux événements. C'est notre compréhension des événements et nos réactions qui nous rendent vulnérables à la dépression.

Certaines personnalités sont simplement plus sujettes à la dépression. Par exemple, des personnes qui manquent d'assurance se sentiront souvent prises dans des situations qui ne leurs conviennent pas ; les perfectionnistes vont toujours être insatisfaits d'eux-mêmes ou fâchés contre les autres ; les dépendants vont se retrouver régulièrement dans des situations où l'on profitera d'eux. C'est pour cette raison qu'il faut essayer de comprendre nos habitudes si nous voulons nous protéger contre la dépression[/b][/size]
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137965
b
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