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A 48 ans, mon état de santé et psychologique s'aggravent !

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J'ai 48 ans, deux fils - 22 ans et 20 ans - d'un premier mariage. Remarié en 2002, nous avons un garçon qui a 28 mois.Je suis originaire du nord de la France mais j'habite la Bretagne depuis plusieurs années.Amoureux de la mer, rêvant de voyages lointains, je suis comblé quand je me promène sur les quais de St-Malo, St-Quay-Portrieux, Paimpol ... Dans le passé, j'ai eu l'occasion de faire quelques croisières en voilier ou, plus simplement, d'embarquer sur des petits bateaux de pêche côtière (pêche au chalut, à la ligne ou à la drague pour la coquille St-Jacques et les praires).

 

Et voilà mon histoire :En décembre 2002, je me défonçais au boulot : de 45 à 50 heures par semaine, et quelques responsabilités. J'étais chef de secteur dans un magasin "Mr Bricolage", et venais de me voir nommer futur chef de magasin (dans les 3 ou 4 mois environ). Par ailleurs, je retapais entièrement notre maison. Beaucoup à faire donc, mais suffisamment d'énergie pour y arriver.C'est à cette période que j'ai un accident de la route, en allant au travail. Sans trop de dégâts, juste la clavicule gauche soulevée. Trois semaines d?arrêt pour accident du travail. Trois semaines de bandage et tout devait rentrer dans l'ordre.A cause de cet arrêt qui tombaient très mal, et très anxieux de nature, j'ai vite douté de mes capacités pour faire face à mes nouvelles responsabilités de chef de magasin (sachant que, dans ce genre de poste, si vous êtes à 110%, le patron vous demandera de tourner à 120%).J'ai donc repris le travail, mais très loin des 110%. A cause de la clavicule récemment déplacée, je devais ne pas forcer physiquement. Les migraines, dont je souffre depuis une vingtaine d'années, sont fréquentes, au moins une par semaine. Et puis, environ un mois après, une douleur est apparue, à droite, entre le cou et l'épaule. Une simple gêne au départ. Mon médecin l'attribue alors aux suites de l'accident ...Les mois passent, je n'arrive pas à travailler correctement. Les migraines sont de plus en plus fréquentes, et cette douleur s'étend maintenant dans le cou et sur l'épaule. En fait, j?ai l'impression d'avoir les muscles de cette zone toujours en activité, à tirer la tête pour la faire basculer sur le côté droit ?Fin mai, début juin de cette année 2003, un chef de magasin est embauché à ma place.

 

En juillet, la CPAM me remet en arrêt pour accident du travail, même le Médecin-conseil pense qu?il s?agit des suites de l?accident. Fin septembre, après avoir repris quelques jours au travail, ne sachant pas ce qui m?arrive, c?est un long arrêt maladie qui débute. A cette époque, je prends six « Diantalvic » par jours. La douleur, quasi permanente, atteint maintenant la moitié du crâne, des cervicales jusqu?à l?il et l?oreille, côté droit.

 

Et les examens en tous genres commencent. On parle de névralgie d?Arnold. Radios, Scanner, I.R.M., et rien n?est anormal apparemment sur le plan physique. C?est alors que je commence à entendre les diagnostiques du genre « c?est psychosomatique, vous n?avez rien ? ».Un an et demi après mon accident, soit en juillet 2004, j?ai mal partout. La tête, le cou, les épaules , les bras, le dos, les genoux, les jambes. Toujours en arrêt, et après deux visites à la Médecine du Travail (je rends hommage au médecin qui m?y a reçu et a compris mes douleurs), je suis licencié pour raison de santé. C?est la mise en place du « dispositif SOS » : Assedic, Anpe, Cotorep, CPAM ? En décembre 2004, je suis sous morphine pour calmer le mal. En mars 2005, mon médecin généraliste (ancien Chef de service en clinique privée, et à qui je rends hommage également) me fait le test des seize points. Quatorze points réagissent. Il me parle alors de syndrome et de fibromyalgie.A cause des effets secondaires, j?avais arrêté assez rapidement la morphine.

 

Et suite à ce diagnostique de fibromyalgie, j?ai eu droit au traitement « plus classique » des anxiolytiques, antidépresseurs, antiépileptiques, anesthésiants et autres somnifères ? A ce stade, les effets secondaires restent sérieux et on en n?est pas moins un zombi, ayant énormément de difficultés pour avoir un semblant d?activité normale. D?autant plus que les maux ne sont que partiellement soulagées. Raisonner, mettre en place un projet simple, ou conduire sa voiture ou même faire la vaisselle, ces actions simples de la vie quotidienne ne sont plus réalisables dans des conditions acceptables.Depuis janvier 2006, j?ai abandonné tout traitement. Les douleurs sont plus que présentes mais j?ai retrouvé plus de lucidité. Je ne plane plus comme avant. Cette situation était presque supportable jusque début septembre. Profitant des quelques accalmies pour me régénérer et vivre un peu. Depuis septembre donc, c?est l?enfer. Des douleurs fortes et persistantes me figent complètement, je dors de moins en moins (environ 5 heures par 24 heures en moyenne), les nuits blanches succèdent aux journées d?inactivité complètes.

 

Même très fatigués, je n?arrive pas à dormir à cause de mes jambes qui me font très mal.J?ai eu un semblant d?espoir, il y a un mois, en lisant le livre du Docteur Dominique Baron, traitant de la fibromyalgie. Un espoir, sinon de guérison, au moins de soulagement remarquable, grâce à un séjour de trois semaines à faire à Lannion, proche de chez nous, dans un centre spécialisé de rééducation. Renseignement pris, il y a un an minimum d?attente ? Sur leur conseil, j?ai rendez-vous fin décembre, à Brest, qui n?est pas tout proche, pour rencontrer un Neurologue. Je ne suis pas sûr d?y aller à cause de la distance. Je vais reprendre contact avec le centre anti-douleur de St-Brieuc.Voilà où j?en suis. Cette histoire, comme pour vous, toutes et tous, chacun avec son propre parcours, j?ai dû la raconter des dizaines et des dizaines de fois. Aux médecins, à la famille, aux amis, aux voisins, ?
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220371
b
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