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Acces de colere incontrolables - gerer ses emotions

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo - 23/02/13 | Mis en ligne le 27/05/14
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Bonsoir, Je vous écris ce soir, car après mûre réflexion sur ma condition, je suis parvenu à la conclusion que je devais confier mes troubles récurrents et pour le moins troublants, sur un forum spécialisé dans un premier temps, et à un spécialiste, éventuellement, dans un mouvement ultérieur. En effet, au vu des derniers épisodes de ma vie, j'en suis parvenu à la conclusion que je devais impérativement agir pour contrôler des accès de colère noire, me poussant à agir de manière irrationnelle, irréfléchie, et souvent, avec des conséquences regrettables, parfois désastreuses dans ma relation aux autre, et au final avec moi même. Je m'explique : je suis un élève de terminale, sommes toutes assez typique, ayant connu plus jeune, la difficulté de l'exclusion et des moqueries qui m'ont valut d'être quelqu'un d'assez cynique, difficile et renfermé. Ces quatre dernières années, je suis parvenu à me tirer de ce lamentable bourbier dans lequel je traînais, non sans beaucoup de difficulté, réussissant, en fin de compte à réinstaller un vie sociale relativement saine et des rapports avec les autre plutôt équilibrés. Comme je l'ai dit, ce fut un passage difficile, puisque les années de moqueries et de "traînage" dans la boue, m'ont considérablement durci dans mon rapport à l'autre. Je suis en outre passé dans une période plutôt rude de dépression solitaire, qui s'est dissipée au fur et à mesure que je me rouvrais aux autres. Or si aujourd'hui je suis parvenu, au termes de quelques années, à reconstruire des liens forts avec mon entourage - et notamment des amis qui, je me rend compte, ont été ô combien précieux pour passer le cap - j'ai conservé d'évidentes séquelles de cette tendre jeunesse ironiquement assez rude. Sans doute est-ce un phénomène d'endurcissement, mais pour ce qui est des souvenirs de mon comportement et de mon caractère, il y a dix ans de cela, j'étais un garçon plutôt affable, curieux et particulièrement doux. Aujourd'hui, j'ai le sentiment de ne plus être ce petit garçon, dont l'intégralité des traits ont été fondus en un tout autre amalgame. Loin d'être spectral, et hautement dépressif, je ne puis tout de même que constater que cette douceur et cette gentillesse d'autrefois se sont complètement évanouies. En outre, alors qu'il y a quelques années j'aurai supporté sans broncher une moquerie ou un commentaire cinglant, je suis incapable de les encaisser aujourd'hui sans réagir avec virulence. Je ne suis pas docteur, ni psychologue, ni psychiatre ou même psychanalyste. Mais je ne puis que constater les faits : mon expérience de la vie en communauté - ici adolescente - à été suffisamment amère pour que j'en retienne un sentiment de frustration tellement fort, que je réagis maintenant au quart de tour au premier mot, aux premières moqueries, ou au premier geste agressif. J'ai cogné impulsivement une personne qui se moquait de moi avec une suffisance exécrable, ayant le désagréable sentiment que l'on me marche dessus, que l'on se fiche de moi. Je ne tolère aucune forme de railleries, qui me mettent hors de moi très rapidement, et me font basculer dans la violence alors qu'elle n'est nullement nécessaire. En outre, pour ce qui est de ces individus dont le train des moqueries n'a nullement été freiné par mes réactions abruptes, ils persistent à me haranguer à ce sujet. Cela empire les choses ; je sens parfaitement que cela alimente une forme de haine viscérale envers ces personnes, qui deviennent d'une certaine manière un parangon de tout ce qui me révulse, et me révolte. J'ai de fréquents accès de violence, et je crains, de plus en plus, de craquer complètement un jour, et de brutaliser avec frénésie ces individus certes insupportables, mais qui ne mérite sans doute pas qu'on les violente. Du reste, ces accès de violence ont eut un impact dans mes relations aux autre - constamment, les "autre" font mine de me piquer au vif, voir jusqu'où je tiendrai, ou se contente de ne rien dire. D'une certaine manière, mon comportement impulsif et violent me fait traîner une certaine réputation, qui répand un malaise, certes éphémère, mais menaçant de revenir au moindre faux pas de ma part. Récemment, mes "némésis" se sont faites plus virulentes, plus acerbes encore dans leur manière de m'approcher, contribuant à mettre mes nerfs à vif. Je constate, de plus en plus, que je ne pourrai pas tenir infiniment sans craquer, trop fier pour laisser une injure impunie, trop stupide pour ne pas réagir et laisser filer. J'ai parfois l'impression que c'est ce qu'elles veulent, elles, ces "némésis" : me faire exploser en plein public, encore et encore. Je réalise à quel point mes dernières réactions auraient put très mal finir si elles avaient été moins discrète, et à quel point je risque de perdre en laissant aller toute ma fureur intérieure. Comme je le spécifiais plus tôt, ma jeunesse difficile a sans doute contribué à l'internalisation d'un sentiment de hargne et de colère envers ceux qui moquent, qui oppriment, et à par la même occasion renforcé cet amour propre que je me suis efforcé de reconstruire non sans difficulté, il y a quatre ans de cela. C'est sans doute un peu des deux : trop de fierté, et trop de colère réprimée que j'ai besoin de sortir. Mais je suis conscient qu'il ne s'agit pas là d'une solution ; j'ai put constater par moi même à quel point la violence et la colère sont mauvaises conseillères et porteuses de regrets plus qu'autre chose. Je me rend compte que j'ai un sérieux problème quant à la maîtrise de mes émotions, et sans doutes de mes pulsions - comme dirait un psychanalyste - que je rêve ardemment de satisfaire lorsque je vois ces regards pétillants de méchanceté et de moquerie détestable. Je constate que mes désirs de violence face à l'antagonisme d'autrui, mêlées à mon caractère impulsif, me feront exploser à tout moment, avec des conséquences catastrophiques pour moi, et peut-être pour d'autres. Je comprend maintenant, que j'ai besoin d'aide, de conseil et d'avis, tant mes plus ardents désirs ne sont maintenant que motivés par une haine aveugle et foncièrement malsaine. Plus largement j'ai peur de devoir admettre que j'ai de réelles pulsions de violence inouïe, de faire souffrir celui qui moque, qui prend plaisir à traîner les plus faibles dans la boue ; j'ai peur de constater que je m'aliène des autre et des hommes qui portent la bannière de la méchanceté, et qui ne fait qu'appeler la mienne, de méchanceté mêlée de cruauté. Aidez moi…
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529102
b
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