Histoire vécue Psychologie > Psychanalyse      (736 témoignages)

Préc.

Suiv.

Complexe d'Electre : ma fille est jalouse de son père

Témoignage d'internaute trouvé sur femina
Mail  
| 1373 lectures | ratingStar_228443_1ratingStar_228443_2ratingStar_228443_3ratingStar_228443_4
L'explication proposée par Freud permet ainsi de comprendre comment la fille, malgré le même « point de départ » que le garçon (les pulsions sexuelles envers la mère), en vient à ressentir des pulsions sexuelles pour son père et des pulsions hostiles pour sa mère (situation contraire à celle du garçon). S'il y a même point de départ dans le désir de la mère, la castration divise garçon et fille quant au début du complexe. La castration est, pour le garçon, la sortie du complexe d'Oedipe : le père pose pour le petit d'homme cette menace par excellence, et cet enfant doit abandonner la convoitise de la mère. La castration met fin au complexe d'Oedipe. Tandis que le complexe d'Électre, à proprement parler, débute par la castration - c'est la castration qui, comme on l'a vu, introduit le désir du père. Cette fonction opposée de la castration quant au complexe chez le garçon et la fille n'est pas sans conséquences sur le développement psychique ultérieur. Comme le complexe d'Oedipe pour le garçon, le complexe d'Électre trouve à se résoudre au moment de l'adolescence, lorsque la fille surmonte la castration, qu'elle commence à élaborer une personnalité propre empruntant à la fois à son père et à sa mère, et qu'elle se met à rechercher d'autres partenaires sexuels que ses parents. Le désir d'enfant, à l'âge adulte, ne serait alors chez la femme qu'une simple sublimation du désir de pénis ressenti dans l'enfance. Cependant, si le complexe d'Oedipe permet l'expression radicale de l'attirance à l'égard de la mère et d'hostilité à l'égard du père, au contraire, dans le complexe d'Électre, cette expression se teinte toujours d'ambivalence. La fille est attirée par son père, mais seulement dans la mesure où elle cherche à lui soutirer un pénis ; elle ressent une rivalité à l'égard de sa mère, mais continue par ailleurs à s'identifier à elle. Freud pensait que le complexe d'Électre ne se résolvait jamais complètement chez la fille et que ses effets s'en ressentaient dans sa vie mentale de femme.
  Lire la suite de la discussion sur femina.fr


228443
b
Moi aussi !
Vous avez peut-être vécu la même histoire ?

Signaler un abus
Les titre et syntaxe du témoignage ont pu être modifiés pour faciliter la lecture.


Histoires vécues sur le même thème

Mon inconscient m'a largue une bombe en pleine gueule - psychanalyse

image

Exactement. On ne peut pas faire d'analyse avec un monsieur-je-sais-tout. C'est la raison de ma réticence à encourager st1g dans le cas présent. Cette posture "savante" et autoritaire de l'analyste peut faire illusion pendant un temps, et ensuite...Lire la suite

Grattage compulsif de plaies

image

Bonjour, j'ai 24 ans, suis en master 1 de psychologie et je ne savais pas que mon problème "existait" vraiment et que ça avait un nom. Je l'ai découvert en regardant toute une histoire et ça m'a soulagé de voir que je partage les mêmes...Lire la suite


 
Voir tous les  autres témoignages