Histoire vécue Psychologie > Psychanalyse      (736 témoignages)

Préc.

Suiv.

Et vous êtes le bienvenu.

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
Mail  
| 204 lectures | ratingStar_277242_1ratingStar_277242_2ratingStar_277242_3ratingStar_277242_4
ARMOR. >> Et vous êtes le bienvenu. >> La contradiction que vous décelez se dissout sitôt que vous réalisez la distinction entre personne et comportement. Non, la valeur d'une personne n'est pas quantifiable, mais elle n'est pas pour autant totalement subjective, se fondant en raison : j'ai de la valeur en tant que personne (c'est-à-dire à partir du fait que j'existe, que je suis un être humain) , mais ni plus ni moins que les autres (qui remplissent les mêmes critères axiologiques). En revanche, la valeur d'une personne au regard d'un domaine ou d'une compétence est évaluable. Vous prenez l'exemple d'une note : si vous avez 15/20 dans une matière, la réalité vous renvoie une bonne valeur pour cette matière ; si vous vous payez 5/20, la réalité vous lance un avertissement ; bref, il y a là un retour informationnel qui permet à l'individu d'ajuster sa performance. Quant à la perversion (j'insiste sur la désignation d'un trouble en lieu et place d'un type de personnes, je peux vous assurer que c'est décisif, dans une démarche de changement) , il s'agit d'un fonctionnement particulier et qui implique également un prix à payer pour la personne qui en est atteinte. Alors, non, tout n'est pas affaire d'interprétation. Mais vous souscrivez sans surprise au subjectivisme ambiant où la valeur des choses et des êtres est fixée arbitrairement par l'individu-roi (l'idéologie qui en découle porte un nom : libéralisme). >> Le fond dont je parle, c'est celui du for intérieur, une fois dégagées les scories des histoires que nous nous racontons à nous-mêmes. Votre point de vue renvoie à notre vieille opposition entre refoulement et mauvaise foi. Vous considérez qu'il y a "clivage" chez une personne ayant un trouble narcissique, c'est-à-dire finalement un mensonge sans menteur, ou avec un menteur planqué dans l'inconscient (ce qui équivaut à reculer pour mieux sauter, comme le faisait remarquer Sartre). Je considère pour ma part que la personne ayant un trouble narcissique sait ce qu'il en est de sa problématique, mais n'en veut rien savoir et par suite se ment, s'illusionne, se raconte des histoires, précisément. Et il ne s'agit pas de dire qu'il y aurait un masque et en dessous une vérité du sujet (je ne suis définitivement pas platonicien) , mais qu'il y a un sujet pris dans sa mauvaise foi, qui se joue autant de lui-même que des autres. La différence, en termes d'approches, implique pour le psychanalyste de débusquer la blessure à l'origine de ce mécanisme de défense grandiose, tandis que de mon côté j'amènerais mon client à prendre une nouvelle décision concernant son rapport au monde. >> Deux remarques : - En bon adepte de la psychanalyse, vous méconnaissez le comportement statutaire, rangeant immédiatement la jalousie, l'envie, la haine, l'agressivité, etc. Du côté du négatif, voire du pathologique ("faille", "tiraillements", "fragilités". Mais tous ces sentiments peuvent être positifs, tout dépend du contexte dans lequel ils s'inscrivent et de la façon dont ils sont vécus par le sujet. Tel jeune garçon voit un homme plus âgé plein d'aisance et de superbe et apprend qu'il est avocat. Il l'envie, le jalouse… et se fait la promesse d'être un jour comme cet homme : voilà un projet, au sens existentialiste du terme, qui engage un être sans que cela indique chez lui une quelconque névrose. - En bon adepte de la psychanalyse (bis) , vous semblez incapable de concevoir qu'un être humain puisse établir un rapport au monde fondamentalement sain. Dès lors, vous constituez la jalousie, l'envie, la haine, l'agressivité, etc. En autant de "travers" qui caractériseraient "immanquablement", "inéluctablement" – où l'on retrouve le déterminisme psychique absolu cher à Freud et à ses suivants – une hypothétique "nature humaine". Quant au voisin qui a une grosse bagnole… Je vais vous raconter une petite histoire personnelle. J'ai eu, il y a quelques années, un tel voisin. Grosse bagnole, belle montre, lunettes de soleil sur le nez en toute occasion et d'innombrables conquêtes féminines. Et puis, un soir, au détour d'une conversation quelque peu arrosée, le voisin vous avoue qu'en dépit des apparences, il se sent comme un ver de terre, que sa vie n'est que de l'esbroufe et que tout ça vient du fait qu'il n'a jamais pu dire merde à sa mère. Et au-delà. Même en admettant que mon voisin ne m'ait jamais dit cela, pourquoi l'aurais-je envié ? C'était son droit le plus strict de vivre comme il l'entendait. Et je faisais de même. Maintenant, je vous accorde qu'il est important, pour sa santé mentale, de reconnaître ses mouvements intérieurs. Mais là où vous faites erreur, à mon sens, c'est que vous mettez tout le monde dans le même panier. Or les gens équilibrés, heureux, ça existe. Il est vrai que la psychanalyse ne s'y est jamais intéressée.
  Lire la suite de la discussion sur psychologies.com


277242
b
Moi aussi !
Vous avez peut-être vécu la même histoire ?

Signaler un abus
Les titre et syntaxe du témoignage ont pu être modifiés pour faciliter la lecture.


Histoires vécues sur le même thème

Mon inconscient m'a largue une bombe en pleine gueule - psychanalyse

image

Exactement. On ne peut pas faire d'analyse avec un monsieur-je-sais-tout. C'est la raison de ma réticence à encourager st1g dans le cas présent. Cette posture "savante" et autoritaire de l'analyste peut faire illusion pendant un temps, et ensuite...Lire la suite

Grattage compulsif de plaies

image

Bonjour, j'ai 24 ans, suis en master 1 de psychologie et je ne savais pas que mon problème "existait" vraiment et que ça avait un nom. Je l'ai découvert en regardant toute une histoire et ça m'a soulagé de voir que je partage les mêmes...Lire la suite


 
Voir tous les  autres témoignages