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J'ai confiance en mon psychanalyste

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J'ai confiancen en mon psychanalyste, je ne suis pas sûre de savoir pourquoi, mais j'ai confiance en lui. Et par raport à tous les psy que j'ai rencontrés, il est celui avec qui je me sens le plus à l'aise. Je me suis sentie entendue dès le début. Malgré son silence, pas toujours agréable, je ne dirais pas que mon psy n'est pas présent. Il est attentif à ce que je dis, très. Peut-être que rien ne se produit si je ne m'investis pas, mais pour reprendre la comparaison avec le plombier : la tuyauterie n'a jamais demandé, elle, à changer. C'est autrui qui estime qu'elle ne fonctionne plus bien et qu'elle doit être réparée. Quand nous rencontrons notre psy pour la première fois, c'est nous qui venons demander quelque chose pour nous, et qui d'autres que nous peut savoir ce qui est bon pour nous ? Je suis allergique au "c'est pour ton bien" . Bien sûr, rien n'avancerait, ou si peu, si je ne fais qu'y mettre de la mauvaise volonté, et en ce cas, mieux vaut me poser la question de ce que je fais là. Mais je ne puis pas dire que mon psy ne fait rien. La dernière fois, j'étais excessivement remuée après avoir raconté un bien sale souvenir. Mon psy, malgré ma volonté de ne plus vouloir entendre quoi que ce soit, m'a quand même dit quelques mots ? Parce que je suis très tentée de juger l'enfant que j'ai été comme l'adulte que je suis aujourd'hui, quand ce n'est pas tout à fait la même chose. Aucun effort de sa part ? Je ne suis pas sûre. Et si je ne le sentais pas présent, je crois que je m'en irai. Quant à cette facilité de soumettre l'analysant à la frustration et de valider ses découvertes ? Je n'ai jamais eu l'impression que mon analyste ne valide quoi que ce soit. Il écoute, mais ne dit rien. Ensuite, je suis libre de me fourvoyer. De temps à autre, une question, voire une clef, mais rien qui valide ou qui entrave de sa part. Pour ce que j'ai entendu de la scansion, il ne s'agit pas tant de valider que de mettre l'accent sur quelque chose, libre ensuite à l'analysant d'en faire ce qu'il en veut. La scansion permettrait aussi de ne pas se morfondre dans la plainte, favoriserait l'émergence de l'inconscient. Pour ce que j'en sais. Ah ! Question des revenus ? Qu'en dire ? Que mon psy a déjà accepté que je sois remboursée. En analyse, ce n'est pas toujours apprécié. Que la psychanalyse soit un luxe, soit, mais pour moi, c'est un luxe à portée de main de ma bourse d'étudiante. Que ça pèse dessus, soit, mais je l'ai admis. Depuis deux semaines, je dépose un euro de plus sur la table de mon analyste. Il ne m'a rien demandé. Pour moi, c'est le signe que je vais mieux ? Et je vais effectivement mieux ? : je vaux quelque chose, je le paye en conséquence. Mon argument est réfutable, mais c'est ainsi que moi je le sens. Si mon psy manquait d'humanité, il n'aurait pas accepté. Il me demande souvent s'il n'a pas oublié de passer ma carte Vitale. Il n'a jamais oublié. Il sait que, pour moi l'argent est une gêne ? Et que j'ai peur d'en manquer un jour, de ne plus pouvoir le payer. Qu'il vive bien, c'est probable, voire certain. Je ne vis cependant pas mal (financièrement parlant, puisque je suis nourrie, logée, blanchie aux frais de mon père et que seule mon analyse et mes "loisirs" m'incombent) , et même mieux grâce à lui. Ensuite je sais bien que ce que je dis est discutable ? Pour ce qui est de transmettre la "technique" , je ne sais pas trop quoi dire ; pour le moment, ce serait trop brouillon. Essayons quand même un peu. Ê ; tre en analyse, ce n'est pas la même chose que de prendre quelqu'un en psychanalyse, ça ne requiert pas tout à fait les mêmes compétences (d'où l'analyse didactique). En revanche, mon psy ne me laisse pas seule, disons, dans la "technique" . Je ne parle pas des choses que je savais avant de venir chez lui, j'étais peut-être bien déjà en "analyse" avant d'avoir commencé. Du moins avais-je probablement enclenché une sorte de processus. Je sais que tu es adepte de l'auto-analyse, mais cette expression m'a toujours gênée. Pour moi, je la rapporterais plutôt à l'introspection ? Dont je suis très coutumière. Ce n'est plus tout à fait la même démarche d'introspection qu'on a envers soi-même avant et après (et même : pendant) une analyse, certes, et après on peut sans doute parler d' "auto-analyse" , mais je suis gênée par ce souci d'objectivité envers soi-même. L'analyste, certes, est une personne et, malgré la neutralité bienveillante (miroir parfait dans l'absolu) , nous renvoie toujours quelque chose un peu de lui, je crois, mais il est encore celui qui nous permet d'être le plus vrai envers nous-mêmes sans tomber dans la complaisance. Critiquable, aussi, je sais.
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b
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