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J'ai l'habitude de tout analyser

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
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J'ai rencontré un homme, qui n'est pas du tout réceptif à la psychanalyse. Dois-je le rejeter pour autant ? Le persuader que le travail analytique que j'ai commencé m'entraine dans un monde à double langage, le monde de l'imp-act des mots ? Il est difficile au quotidien de ne pas dire, de me taire une fois de plus parce que certaines personnes, de nombreuses personnes ne croient pas aux pouvoirs des mots. Suis-je trop égocentrique, un esprit trop analytique, trop fermée sur moi-même pour entendre "tu te poses trop de questions" ? Suis-je folle que de vouloir comprendre qui je suis, suis anormale par rapport aux autres ? Pourquoi ai-je l'impression bien souvent de parler à des sourds ? Est-ce moi le problème, suis-je un problème ? Je ressens de plus en plus le besoin de parler à des personnes qui ont fait une analyse ou sont en analyse.

 

Mes découvertes, je ne peux pas les nier, je ne peux pas faire, plus faire semblant d'être comme tout le monde, une autre. Je suis moi, Isabelle, avec le besoin, le désir de comprendre mon histoire, de ne pas pouvoir me contenter d'accepter les phrases de monsieur et madame tout le monde. Je refuse de me laisser berner davantage par des modèles de vie qui ne font pas sens pour moi. Je souffre quand je suis en face de personne qui ne comprennent ce que "analyse" veut dire. Je souffre parce que je dois me mettre à la portée de l'ignorance, de ceux qui me balancent "tu te poses trop de questions". Je souffre parce que c'est me demander d'oublier, de censurer une grande partie de moi-même. L'effet important de l'analyse, est que chaque jour l'esprit est un éveil, des questions qui reviennent tant qu'il n'y a pas de réponses. Et les autres, mon environnement où je dois constamment faire semblant pour ne pas choquer, ne pas perturber les apparences. Je n'en peux plus de tout cela, de ces masques débordants d'hypocrisie. Il ne faut pas lire des livres de psychanalyse, il ne faut pas chercher à comprendre, il ne faut pas poser de questions. Je suis bouffée depuis des années par ce discours. Combien sommes-nous à ressentir ces phrases d'incompréhension, à souffrir de ne pas être entendus de nos questions métaphysiques, philosophiques, existentielles ? J'ai rencontré un homme, je suis avec lui, ou lui avec moi... Je ne sais pas. J'écoute mes mots, je sais que je dis des choses importantes, lui de son désir pour moi, s'interroge t-il comme moi le fait ? Il me semble être sur une autre planète, quelque chose que je commence à percevoir avec l'analyse. L'analyse nous fait changer, de notre regard, de nos émotions, nos ressentis, de nos relations...

 

Comment se faire entendre, être compris de cette incroyable expérience qu'est l'analyse ? J'ai peur par moment, peur de creuser un écart, peur d'être trop centrer sur moi, de m'avouer qu'il y a des personnes qui m'ennuient. Voilà le mot est lancé, je m'ennuie quand je suis avec des personnes qui ne se posent pas de questions, je m'ennuie de la vulgarité, je m'ennuie des personnes non curieuses, qui se laissent vivre sans se dire que peut-être si elles se regardaient autrement, leur vie serait bien différente.
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220870
b
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