Histoire vécue Psychologie > Psychanalyse      (736 témoignages)

Préc.

Suiv.

La clinique est une affaire de sujet et chaque sujet est différent.

Témoignage d'internaute trouvé sur france2
Mail  
| 210 lectures | ratingStar_276207_1ratingStar_276207_2ratingStar_276207_3ratingStar_276207_4
D'Élisabeth Roudinesco, une sommité de la psychiatrie : … Il est ridicule d'utiliser la psychanalyse ou la psychiatrie ou la psychologie en tant que perspective clinique pour expertiser quoi que ce soit. La clinique est une affaire de sujet et chaque sujet est différent. Un sujet peut-être traumatisé par une situation qui ne sera en aucun cas traumatique pour un autre sujet. La clinique n'a donc rien à dire sur la relation de quiconque avec la corrida. Et certainement pas à l'emporte pièce dans des déclarations générales. Les experts ont tous été ridicules dans l'affaire d'Outreau quand ils ont interprétés des dessins et des comportements sans avoir été confrontés à des sujets. Ils ont été ridicules quand ils ont pris position sur le PACS en expliquant par exemple que des enfants ne pouvaient pas être élevés par des personnes du même sexe. L'expertise psychologique est la plaie de notre société et les psychanalystes et autres qui s'y livrent n'engagent qu'eux-mêmes et pas leur discipline… … S'agissant de la corrida, il est absurde de vouloir en interdire l'accès aux moins de 16 ans. Ce serait l'assimiler à un film pornographique hard et on sait que déjà la discussion a toujours été vive à propos de ce type de censure… … De nombreux animaux domestiques sont traités, sous couvert de bienveillance, comme des animaux en peluche. Mais de même, les adeptes du cognitivisme et du comportementalisme, ce petit fascisme de la société libérale, voudraient nous traiter comme des rats de laboratoires ou plutôt comme ils traitent les rats quand ils leurs inoculent des substances chimiques inutilement pour les rendre fous. … Le torero risque sa vie… et c'est pourquoi la corrida a passionné tant d'artistes et suscité une telle littérature. Certes, on rétorquera que dans de grands événements sportifs (la course automobile pu le ski) l'humain risque autant sa vie sans mettre à mort un animal. Et c'est exact. Mais, si l'on en vient à interdire la corrida, sans la moindre réflexion sur ce qu'est notre relation à la catharsis, au sacré ou à la mort, alors on ouvrira la voie au pire du pire, c'est-à-dire à cette idée folle selon laquelle nous n'aurions plus jamais le droit de tuer l'animal : il nous faudrait alors interdire tout autant la pêche à la ligne (puisque le hameçon est une arme blanche) , tout forme de chasse, toute forme de lutte contre les sauterelles et les insectes, toute plantation d'OGM (destinés à la lutte contre les parasites) et il nous faudrait, non seulement devenir entièrement végétaliens, mais accepter la présence des poux et de la vermine partout. Certes, l'abattage industriel a quelque chose d'horrible, mais ce n'est pas en l'interdisant que l'on réduira l'horreur qu'il nous inspire, mais par des décisions raisonnables d'amélioration de la condition animale. … Dès que l'on veut fabriquer un “homme nouveau” bien lisse et bien gentil dégagé de toute part d'ombre et de toute honte on fabrique du fascisme et une criminalité bien plus dangereuse que celle que l'on voulait combattre… Donc, soyons raisonnables et combattons les nouveaux fascistes de l'antispécisme. Ils haïssent autant l'homme que l'animal qu'ils prétendent défendre.” Elisabeth Roudinesco, Psychanalyste, historienne, chargée de conférences à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes (IVe section). Et Présidente de la Société Internationale d'Histoire de la Psychiatrie et de la Psychanalyse. Dernier ouvrage paru : La part obscure de nous-mêmes, Une histoire des pervers, Ed. Albin Michel, 2007.
  Lire la suite de la discussion sur france2.fr


276207
b
Moi aussi !
Vous avez peut-être vécu la même histoire ?

Signaler un abus
Les titre et syntaxe du témoignage ont pu être modifiés pour faciliter la lecture.


Histoires vécues sur le même thème

Mon inconscient m'a largue une bombe en pleine gueule - psychanalyse

image

Exactement. On ne peut pas faire d'analyse avec un monsieur-je-sais-tout. C'est la raison de ma réticence à encourager st1g dans le cas présent. Cette posture "savante" et autoritaire de l'analyste peut faire illusion pendant un temps, et ensuite...Lire la suite

Grattage compulsif de plaies

image

Bonjour, j'ai 24 ans, suis en master 1 de psychologie et je ne savais pas que mon problème "existait" vraiment et que ça avait un nom. Je l'ai découvert en regardant toute une histoire et ça m'a soulagé de voir que je partage les mêmes...Lire la suite


 
Voir tous les  autres témoignages