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La honte reflète une culpabilité

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
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Je te répondrai comme ceci, ferdinand, mais est-ce psychanalytique ? Un homme s'apprête à monter dans un train.Une belle femme en descend .Il la regarde, elle le regarde mais il détourne son regard et se sent rougir ou troublé par son désir .Désir qu'il ne soutient pas en détournant son regard. Il y a dans mon histoire une forme de "honte" liée au désir , je pense. Il ne s'agit pas à mon avis de culpabilité, plutôt d'une réaction par rapport à son "corps de désir" .Dans la rencontre avec cette femme dans ma scénette, quelque chose en l'homme est mis sous le projecteur, chose en général au repos, comme ignorée. L'homme dans l'histoire condamne son désir, son corps. Dans les cultures japonaises et chinoises c’est la honte, plus que la culpabilité qui fonctionne dans le social . Il est toujours question de ne pas perdre la face, et quand on est dans un différent avec quelqu’un , de ne pas faire perdre la face à l’adversaire .D’ où parfois beaucoup de politesse pour dire des horreurs . Il me semble qu’ il s’agit de préserver quelque chose d’humain, de ne pas être ravalé au niveau d’une « chose » sans valeur, un corps posé là . La honte serait peut-être liée à ce que Freud nommait « la chose » et qui reste voilée par le refoulement .Dans mon histoire de train , elle se dévoile quelque secondes dans un désir qui surprend la personne. Soit la personne soutient son désir soit elle ne le soutient pas .La « honte » est peut-être un malaise, une réponse d’angoisse face à la brusque mise à jour de ce qui est voilé , ce qui est refoulé ? On pourrait retrouvé la même choses dans des endroits très différents, comme les toilettes p ex. Pour les enfants la honte, comme ils disent « oh la honte ! » c’est toujours sous un regard, et un regard qui voit quoi ? Qui voit un moment l’autre à nu, déchu de quelque chose d’illusoire sans doute , mais qui fait voile ordinairement .Soit juste de se retrouver « à poil » soit de se montrer « nul » , par exemple en ayant un « 0/ 20 » un déchet, donc , une merde et voilà encore la « chose » de Freud qui revient : l’homme débarrassé de ses idéaux qui le tiennent n’ qu’ est un corps posé là, une chose. La culpabilité n’implique pas le corps comme ça . La sous estime de soi n 'est pas pour moi seulement une erreur d'appréciation : "on ne peut pas connaitre la valeur réelle d'une personne de toutes façons" .C'est vrai bien sur Si on envisage pas les choses psychanalytiquement on en reste là : il faut changer sa façon de voir en quelque sorte . Il faut arrêter de se tromper, de s'évaluer tout court d'ailleurs, de se comparer aux autres et pourquoi pas ? Psychanalytiquement on se tournera vers la chose, l'objet "a" de Lacan , ce corps débarassé des idéaux et qui se pose là dans les situations de honte .Pour en faire quoi ? Pour se rendre compte que ce "a" cette "chose" joue un rôle souterrain mais capital dans notre psychisme .On ne peut pas s'en débarasser . Mais la reconnaitre comme le coeur de notre être est une façon de l'intégrer de faire avec .
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230496
b
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