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La psychanalyse m'a aidée à vaincre ma peur de vivre

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
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Je suis mal depuis très longtemps, j'ai l'impression de n'avoir jamais été vraiment heureuse, profondément, du coeur. A 25 ans, mon ami vient de me quitter, j'étais avec depuis 6 ans, je l'aimais d'un amour énorme, intense, fusionnel, mais nous nous disputions toujorus pour des bétises, des malentendus, lui disait toujours : "on n'est pas fait pour vivre ensemble, je ne pourrais pas" puis il pleurait en disant qu'il m'aimait, moi je me battais tous les jorus contre moi-même, pour que ca marche, parce qu'on a plein d'idées en commun, et qu'au fond, on se ressemble tant. Pendant les trois dernières années à peu près, je lui ai fait sans le vouloir des chantages au suicide, tout en sachant rationnellement que mieux valait aucune rlation qu'une relation si malsaine, mais je l'aimais. En décembre finalement, aidé par ses d'amis avec qui je ne m'entendais pas, il m'a quittée. J'ai tenté de me couper les veines, puis je suis allée (on m'a emmenée) aux urgences. Je ne voyais plus rien, plus de sens, j'avais fondé toute ma raison de vivre sur notre couple, notre relation, nos projets de famille, de maison. Deux jours avant, j'avais appeler plusieurs psys, disant qu'il fallait absolument que je parle, mais ceux-ci n'avaient plus de place dans leur cabinet. Puis j'avais dit à mon médecin traitant que je voulais mourir, vraiment, qu'il fallait que je parle à qqn, il m'a répondu que c'était pas nécessaire pour l'instant, et m'a donné des anxiolitiques. Quand je suis passée à l'acte, je m'étais droguée à ça. Aujourd'hui, j'ai vu deux psychiatres hors des urgences, pas du tout le même genre. Le premier était psychiatre-psychanaliste, en sortant de chez lui j'avais l'impression au moins de me reconstruire un peu, du moins d'avoir quelques clefs de compréhension (du genre : je suis capricieuse mais j'ai été bien éduquée, pi il me disait d'approfondir, alors j'approfondissais : c'est parce que je veux toujours que tout soit parfait et lui me disait : c'est peut-être que vous n'avez pas été bien éduquée mais plutôt dressée...) mais je ne me sentais pas à l'aise, j'arrivais pas à parler de ma détresse réelle du moment, de mon envie de me tuer chaque soir et il n'était dispo qu'une fois toutes les trois semaines. Alors j'ai vu ma psy actuelle, une psychiatre apparemment pas psychanaliste pour un sou, et qui m'a donné un antidépresseur, en voyant bien que mon état dépressif était réel et installé depuis bien longemps déjà, mon enfance. Pi a décidé de mettre en place une thérpie de soutien. Mais quand je parle elle ne me donne que des réponses complètement banales, "vous voyez ce qu'il ne faut plus faire", "il ne faut pas avoir de relations fusionnelles avec tout le monde, il faut choisir" ou encore " il faut que vous réussissiez à vous positionner devant l'autre, à mettre un mot sur vos sentiments, amitié, amour", mais c'est précisément ça que je n'arrive pas à faire, et c'est pas en me le répétant que je vais réussir. Pi surtout j'ai besoin de comprendre pourquoi ça ne va pas depuis si longtemps, pourquoi de petites choses m'affectent tant, certes j'ai peut-être pas bien fait le deuil de ma mère décédée quand j'avais douze ans, et mon père a plutot été un absent affectif, il m'aime ca je le sais, mais ne sait pas le montrer car il n'a lui-même jamais reçu de véritable amour de sa mère et concoit la vie surtout comme quelque chose de très dur dans lequel il faut se battre... Du coup je lui ai dit que j'avais besoin de rentrer dans moi plus profondément que dans ce qu'elle m'apportait, j'ai essayé de lui fait comprendre. Elle me dit à chaque fois qu'il y a des gens comme ça, que c'est génétique, puis que ma vie m'a plutôt renfermée du côté affectif, que ça s'explique comme ca. Mais ca ne me convenait tellement plus comme réponses que mes idées suicidaires sont revenues au grand galop. J'en ai parlé avec elle, elle m'a donné des noms de psychologues-psychanalistes notamment, mais j'ai pris rdv pour demain avec un autre psychiatre-psychanaliste. Aujourd'hui du coup je suis vraiment mal, je ne sais plus où j'en suis. Pas envie d'être droguée (ou du moins plus dorguée que les 75 mg d'effexor que je prend quotidiennement) et en même temps besoin de me comprendre. J'ai l'impression que je supporte mieux la séparation, c'est surement un peu grâce aux médocs, mais je porte ce mal en moi depuis terriblement longtemps et j'ai besoin de remonter aux origines. En même quand je lis tous les messages sur ce forum, ça me fait extrêment peur, je veux vivre en fait, vivre vivre vivre, je suis née comme ca en fait, pour vivre, et j'ai peur de remuer des choses qui me feront sombrer plus profond ensemble. A la fin tout à l'heure ma psy m'a dit que j'étais perdue quand je lui ai demandé ce qu'elle pensait de on état. Grande nouvelle, je ne le savais pas... C'est comme s'il y avait des murs autour de moi finalement, et que les murs se rapprochaient plus encore, encore encore encore, tellement qu'il n'y a plus que moi et ma peur, ce noeud à l'estomac, peur de la mort et de la vie, ce noeud qu'il m'est impossible de dénouer. Je suis en arrêt de travail, mais il y a la vie autour de moi qui continue à avancer, et j'ai peur qu'elle avance toute seule, en me laissant sur le côté, avec mes angoisses, et j'ai peur de ne plus être, de disparaître, de m'enfouir. J'ai npeur d'être seule, et je crois de grandir sans elle, sans ma mère et sans mon père, sans ma vie. Quelqu'un voit-il de quoi je veux parler, cette peur de vivre peut-elle s'expliquer, est-il normal d'avoir si peur de parler, j'ai tellement envie de me reconstruire mais je ne plus comment, j'ai envie de fuir, de ne pas aller à mon rdv demain... je ne sais plus que faire à qui parler. Ma psy m'avait proposer de m'hospitaliser un temps, mais j'ai refusé. Est-ce à raison ou à tort?
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225850
b
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