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Le silence de mon psychanalyste m'a appris à dire non

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
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J'ai pris le temps de lire un peu de ton histoire, courage à toi ! Anoushka a raison de t'avoir dit, que tu es une personne très courageuse, avec beaucoup de tenacité. Garde espoir même si c'est très dur ! La description que tu as faite de ta difficulté à parler m'a interpellé. Il y a quelques années de cela, j'avais des rv, à raison d'une fois par semaine avec une psychologue clinicien psychanalyste. La première année, j'ai parlé et puis le temps passant, je ne savais plus quoi dire. J'étais très très mal face à son silence. Je me rendais aux entretiens à contre coeur. J'étais angoissée par le silence de cet homme. Cependant, j'avais remarqué que dès lors où il se mettait à parler, j'étais suffisamment rassurée pour exprimer ce que je ressentais. Le temps a passé, avec le recul, mes changements intérieurs, je peux dire aujourd'hui, que certains analystes se confortent trop dans leur silence. Parfois, un mot, tendre la main à celle ou celui qui ne peut pas parler pourrait aider à la prise de parole. Autre constat de ces 6 années d'entretiens, j'étais soumise, je me suis soumise à l'autre, à cet homme, pensant que lui savait mieux que moi ce qui était bon pour moi ou pas. Il fallait que j'en passe par là, pour comprendre que je pouvais ne pas être d'accord avec cet homme, que je pouvais décider de partir si j'estimais que sa méthode de travail ne me convenait pas. Paradoxalement, cet analyste m'a aidé, son silence m'a permis de voir, que j'avais le droit de dire non... 6 années où j'ai dit oui, je voulais partir pour faire plaisir à l'autre, parce que j'avais peur de perdre, peur de dire non, je suis restée. Et puis, j'ai décidé de partir, je n'en pouvais plus de cette situation, qui me torturait un peu plus à chaque entretien. J'ai changé, pris rv avec un psychiatre psychothérapeute. Cette homme m'a rassuré, encouragé, une période où j'ai parlé, beaucoup parlé, vitesse de croisière mais malaise aussi... J'ai fini par m'épuiser de trop parler, d'avoir trop de plaisir à parler, toujours cette question de faire plaisir à l'autre. La question de l'analyse revenait à la surface, j'avais besoin d'aller plus loin dans ma recherche. Le psychothérapeute parlait de trop, avait des interprétations absurdes, il ne pouvait plus m'aider, il me confortait dans une position de jouissance qui ne m'aider plus à avancer. Le déclic, un jour j'ai commencé à m'aventurer dans mon silence, je n'avais plus aussi peur de me taire. IL y a deux mois de cela, j'ai pris rv avec un psychanalyste, je suis prête à commencer à parler, je suis maladroite, mais le temps est venu. Pour finir. Peut-être as-tu besoin d'un temps transitoire pour commencer une analyse. Ne te torture pas si tu sens que tu as besoin d'une personne plus active dans la parole. Si tu estimes que ton désir va l'analyse, alors continue mais ose parler de ce que tu ressens... Parle de ce que tu ressens à des amis si tu le peux, tu prendras confiance en toi, à parler de toi. Désolée pour ce long message, s'il peut t'aider un peu...
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227909
b
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