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Un pervers narcissique peut il guerir? et nous guérit on après pn?

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 07/01/11 | Mis en ligne le 03/05/12
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Bonsoir à toutes, Comme vos messages me font écho. J'ai vécu 14 ans avec un PN, et je suis libre depuis 7 ans bientôt, le 21 mars, jour du printemps ! J'ai comme vous tout subit sans voir, sans comprendre. J'ai pardonné l'impardonnable, j'ai cru à des mensonges aberrants, j'ai été vidée, anéantie, lobotomisée, j'ai perdu ce que j'étais, ma personnalité, ma joie de vivre… Tout cela vous le savez comme moi. Je viens ici aussi pour témoigner de l'après… Au début, j'ai d'abord ressenti une paix incroyable ; chaque matin je me levais et je me disais c'est fi-ni !!! Ter-mi-né. A cela s'ajoutait un sentiment d'incompréhension ; comment j'ai pu, comment j'ai pas vu…je me sentais nulle, ridicule, j'avais honte, mais le calme retrouvé tempérait ses sentiments. Depuis j'alterne des périodes très positives, et des périodes de dépression. J'ai eu une aventure de 18 mois avec quelque un alors que je m'en sentais incapable. Une personne très gentille mais quand elle m'a parlé projets… j'ai fui. Il n'y a qu'un an que je sais que mon ex était PN, avant je me croyais seule, j'ignorais que la pathologie existait en tant que telle avec un nom… J'ai lu beaucoup de choses, parcouru les forums, et j'ai lu mon histoire. Cela m'a fait du bien d'avoir des réponses, mais aujourd'hui, je suis toujours dans le doute, je n'ai absolument pas confiance en moi, je stresse pour un oui ou pour un non. Bref, je vis bien avec mes filles mais je sais que les traumatismes sont là, sous-jacents. J'ai vu des psychiatres, on m'a donné des médocs mais je finissais par abandonne rdès que je me sentais mieux je n'arrivais pas à parler de ça, j'avais sans doute encore honte, et pas les mots. Aujourd'hui, j'en sais bien plus et je crois que cela me ferait du bien de faire un travail de fond, j'en ressens le besoin, j'en ai envie, je suis peut-être prète enfin. Mon seul problème est financier malheureusement, et je souhaite un psychothérapeute, pas un psychiatre. L'autre jour j'ai cherché le numéro d'une psy que l'on m'a conseillée, et puis je me suis dégonflée. Rien que de demander le tarif, j'ose pas. Enfin ça fait son chemin. Pour conclure je vous dirais que la reconstruction est peut-être longue mais que je savoure chaque jour le sentiment d'être libre et vivante. Si vous êtes avec un PN, fuyez, le plus vite possible, rien ne changera, jamais, chaque jour de plus et du temps de votre précieuse vie gaspillé. Il faut beaucoup de courage mais cela en vaut la peine, rien n'est pire qu'une vie près d'un PN. Bien à vous, courage à toutes. Je vous dis ce que j'aurais souhaité qu'on me dise.
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b
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