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Antiphon,la surdouance

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
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Bonjour chocolateriver, >> Je dois dire que j'éprouve un sentiment partagé, après lecture de votre post. D'un côté, je suis flatté de l'attention que vous m'accordez et touché de votre effort de compréhension et d'empathie. Mais d'un autre côté, je constate à regret que vous persistez dans votre logique de remise en cause de ma personne, sauf que vous le faites cette fois de manière beaucoup plus pondérée et sous un abord "positif" : je ne suis plus névrosé, je suis surdoué. Vous continuez toutefois à me prêter une "souffrance" qui expliquerait en aval les vives réactions que certaines personnes sur ce forum manifestent à mon égard. Ce faisant, vous me conférez un pouvoir extraordinaire, celui de provoquer des réactions chez autrui, comme si l'autrui en question n'était pas responsable des ses pensées, émotions et comportements : c'est bien évidemment ma faute s'il m'attaque personnellement, médit courageusement dans mon dos ou se pique d'avoir tout compris de ma petite personne dans le cadre d'une grandiose psychanalyse sauvage. En outre, vous commettez à mon sens ce qu'on appelle en psychologie sociale l'erreur fondamentale d'attribution : vous attribuez à la personne (la mienne, en l'occurrence) ce qui relève de la situation (le contexte de ce forum). Je m'explique : il y a quelques années, je participais régulièrement à un forum consacré au scepticisme. Il s'agissait de discuter de tout ce qui touche au paranormal, à la pseudoscience, dans une perspective critique. Eh bien figurez-vous que là-bas, mes interventions suscitaient de très nombreuses réactions positives. Je m'exprimais pourtant exactement comme je le fais ici. Moralité ? Le problème éventuel, sur ce forum, ce n'est pas ma façon d'être, c'est bien plus simplement les positions que je défends. Je ne vous apprendrais rien en disant que ce forum compte de nombreuses personnes qui adhèrent peu ou prou à l'irrationalisme, c'est-à-dire qui déconsidèrent la raison au profit de l'émotion ou de l'intuition comme méthode de détermination de la validité d'une théorie ou d'une croyance (je précise que je ne formule pas là un jugement de valeur). Et voilà que j'arrive avec mes gros sabots rationalistes et que je critique méthodiquement leurs convictions. Comment s'étonner que je provoque quelques remous ? Pour ne rien arranger, je suis psy, petit fait qui a toujours tendance à déstabiliser autrui dès lors qu'il le connaît. Sur ce forum, cela se traduit par des attentes que je devrais combler ou une image à laquelle je devrais me conformer. Et lorsque le réel frappe à la porte, je dois alors essuyer la rancune des illusions perdues par quelques-un (e) s. J'en viens maintenant à un versant plus personnel. Oui, en effet, je suis surdoué (ou "haut potentiel", comme on dit maintenant) et j'ai, sous bien des aspects, le profil qui va avec : curiosité insatiable, hyperesthésie, habileté logique, grand sens de l'observation, excellente mémoire, etc. Mais je n'ai, pour ma part, jamais vraiment souffert de cette "différence" : à mon époque, tout cela était assez mal connu et il n'existait aucune structure spécialisée. Et paradoxalement, ça a été ma chance : je suis allé à l'école publique et j'ai pu me socialiser comme n'importe quel gosse. Et puis, en dehors de cette "différence", il y a eu chez moi, très jeune, une véritable passion pour l'humain, ce qui a toujours "compensé", en quelque sorte, mon écart (intellectuel, moral, psychologique…) avec autrui. Je ne suis pas devenu psy par hasard ! Et ce métier m'a appris notamment à ne pas juger l'autre, à ne pas porter atteinte à sa personne (même lorsqu'on pose un diagnostic, raison pour laquelle je préfère parler, par exemple, d'un client souffrant de phobie, que d'un patient phobique ; cela peut sembler une préciosité de langage, mais je peux vous assurer que les effets psychologiques des étiquettes sont bien réels…) : c'est la distinction que je n'ai de cesse de rappeler par ici entre personne et comportement. En conclusion. Peut-être que mon style d'écriture et mes idées ne vous plaisent pas. Peut-être que vous n'aimez pas la confrontation rationnelle, le débat, l'argumentation. Peut-être sommes-nous trop distants, dans nos diverses conceptions, pour nous rejoindre. Mais je pense, profondément, que nous pouvons malgré tout nous témoigner du respect et échanger sur cette base.
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259109
b
Moi aussi !
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