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Chronique d'une thérapie de couple

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
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Rapport de la 2ème séance… Je commence par du léger, enfin… le rapport à la psy. La 1ère séance c'était sous la forme d'un long questionnaire, notre boulot, nos études, si on se drogue, si on boit, … ça m'avait fait bizarre parce que c'était très fermé. Elle nous avait demandé de dire en deux mots, juste en deux mots, pourquoi on était là… ça m'avait fait drole d'aller chez une psy pour qu'on ait le droit de parler à un moment… mais juste en utilisant deux mots, pas plus !! Elle est particulière cette psy… elle est pas comme la mienne, celle que j'allais voir avant, la mienne elle était gentille. Elle prend des notes sur son ordi tout au long des séances et elle ponctue nos propos par des commentaires évaluatifs du genre "oui c'est conseillé", "c'est bien" … à un moment elle a dit à mon mec que j'avais eu "le tact et le bon goût" de ne pas lui dire que je n'avais pas aimé notre 1ère nuit ! En entendant ça je me suis dit "ah bon, je te remercie de cautionner le fait que ça fait 15 ans que je suis incapable de lui dire que j'aime pas le sexe avec lui…" … je suis perplexe… mais je veux poursuivre ce travail… elle plaît beaucoup à mon mari, il aime bien son côté rentre dedans… En tous cas va y avoir des triangulations intéressantes en termes de transferts positifs, négatifs … Donc la 2ème séance a surtout consisté à raconter chacun notre version de notre rencontre et la rencontre avec nos belles familles respectives. J'ai raconté comment j'ai couché avec lui très vite, sans sentiment, complètement ivre, que j'ai trouvé ça "technique", et forcing. Elle m'a fait me rendre compte que peut-être j'avais mis en place un mécanisme de défense du type "je tomberai pas amoureuse". C'est vrai qu'avt d'arriver en vacances où je l'ai rencontré, j'avais dit à ma copine que je ne ramènerais pas de mec parce que j'en avais marre de tomber amoureuse de garçons qui habitaient à 500km de chez moi… Peut être… mais j'ai oublié de dire aussi que j'avais été seule pendant plus d'un an et que j'étais vraiment heureuse d'avoir une relation tout court, qui rompait ma solitude. Surtout j'ai entendu la version de mon mari, qui lui par contre a eu des sentiments tout de suite. Il a parlé de chaleur, d'une envie, qu'il me trouvait naturelle avec un côté enfant qui lui plaisait. Ah bon ? Je savais pas que c'était ça qui lui avait plu. Et il a dit que quand on s'était quittés, avant de nous revoir, il avait pleuré. En rentrant ds la voiture je lui ai dit que c'était con d'avoir attendu 15 ans pour me l'avouer (parce que longtemps quand on se racontait notre histoire je lui demandais, et il m'a toujours dit que non, il pleuvait, mais lui ne pleurait pas). En même temps que je lui disais que c'était con je repensais : mais moi j'ai dit que ce j'avais aimé en lui c'était sa maturité et son absence d'émotivité… donc euh… bon… c'était pas si con d'avoir attendu 15 ans pour dire qu'il avait pleuré… la magie des interactions… Je suis surprise de le voir si à l'aise, comme il s'ouvre. Lui aussi m'a dit être surpris, c'est la 1ère fois qu'il voit une psy (moi j'ai fait 4 ans de thérapie et je suis en école de psy pour en faire mon boulot…). Ensuite il a raconté sa 1ère rencontre avec mes parents, et tous les sentiments négatifs qu'il a eu, vis-à-vis d'eux parce qu'il leur "arrachait leur fille" . Et là, vu le temps que ça a duré ds l'entretien, je me suis rendue compte à quel point je l'avais laissé porté la responsabilité de mon départ de chez mes parents pour éviter de les affronter. C'était terrible pour moi de quitter mes parents. Depuis 15 ans, il s'entend très bien avec eux, ils ont fait de lui leur "fils" … je sais, j'ai même activement participé à ça… à ce que je vis aujourd'hui comme un étouffement… et au fond, je ressors de cette 2ème séance avec une idée majeure : j'ai passé 4 ans en thérapie à travailler sur "quitter symboliquement mes parents" , et en thérapie de couple, je me rends compte dès la 2ème séance que je suis toujours nouée, et que l'enjeu est de me dénouer. La question est "suis-je vraiment prête à quitter ma cage ? " (pas sûre, elle est très dorée…) , et surtout : je quitte mon mec pour ma relation réelle avec lui ? Ou je quitte mon mec pour être sûre de quitter mes parents… est-ce que je fuis mon mec en allant chez eux ts les dimanches ? Est-ce que si je le quitte je vais pas aller encore plus chez eux ? Bilan du jour… une psy bien rigide, un mec que je vois s'ouvrir, parler… pour qui je ne sens toujours pas de sentiment, mais que je vois autrement et qui effectivement, me permet de rester en lien avec ma famille alors qu'un autre ne l'accepterait surement pas… si je le quitte, je prends le risque de quitter ma famille vraiment, de vivre vraiment ma propre vie loin d'eux… ouh… ça fait envie et ça fait peur ! Cette thérapie s'annonce intéressante…
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263884
b
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