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Effets psychologiques de la petitesse

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La petitesse, c'est d'abord un combat psychologique de la personne avec elle même mais également avec le monde qui l'entoure. A notre époque, que ce soit chez les femmes ou chez les hommes, la taille conforme aux attentes de chacun avoisine le métre 75 et tandis que la moyenne ne cesse d'augmenter au fil des années, le complexe dit d'infériorité contracté par une taille modeste gagne du terrain. En effet, cette progression s'explique par une différence qui offre un spectre maintenant significatif : un garçon ou un homme d'un métre soixante cinq se voit devenir la cible d'un autre qui lui mesure un métre quatre-vingt.

Mais le probléme n'est pas tant l'agression verbale ou même parfois, et c'est trés malheureux, physique, mais bel et bien dans ce complexe d'infériorité qui les conduit à cet état de leur pensée à se sentir exclu d'un groupe. Je suis petit donc je suis moins bien et précisément je n'ai et n'aurais pas accés aussi facilement qu'eux à certaines choses.

Ma petite taille m'incomode et bien que je n'ignore pas que certaines personnes trés connues demeurent petites, je suis désolé de dire que je ne suis pas Tom Cruise. Il s'agit de moi or ma petite taille reste un handicap profond dans une évolution continuelle propre à une structure étatique moderne comme la nôtre. Personne n'ignore les effets de mode, la recherche de la beauté… Ces choses ci et j'en conviens tout à fait restent extrêment futiles, superficielles. C'est d'ailleurs ce que la plupart des personnes pensent comprendre d'une situation comme celle de ce jeune homme qui, mesurant 1m72 voulait tout de même gagné encore quelques centimétres. Cependant, peut être subit-il des violences plus facilement que d'autres car il est moins grand et donc presque automatiquement considéré comme plus jeune, plus frêle et accessible, peut être a-t-il du mal à vivre ses relations passionnelles ou sentimentales du fait de sa taille, peut être est-il sans cesse prit en charge par les autres, comme défendu car considéré comme plus faible.

Tout ces facteurs sont psychologiques, oui, mais malgré une fierté et un orgueil sur-developpé, arrive ve moment fatidique ou l'on pose un genoux à terre, errinté, puis un deuxième… Nous sommes trop faible et surtout nous en avons marre de nous battre et de cacher la réalité au monde qui nous entoure. " Je suis trop bien dans ma peau, j'arrive à sortir avec des nanas, je fais de la muscu… " mais en réalité c'est une façade, un masque derrière lequel on se cache, derrière lequel on cache notre colère et notre profond desespoir de devoir vivre ainsi en retrait. Peut être que nous en avons marre de toujours devoir accepter la chose et rester impuissant face à cette chose. Accepter accepter et encore et toujours accepter.

Il s'agit là d'une exposition continuelle à une force tellement intense que nous avons du mal à la contenir, du mal à la repousser… Tellement de mal que parfois elle empiète au niveau de notre mental, ce qui nous amène, bien malgré nous à se sentir triste, en marge et particulièrement seul. Beaucoup de petits mâlins s'amuseront à vous dire que la solitude est notre lot à tous. Je ne doute pas que ces personnes là aient des qualités intellectuelles mais… ceux qui savent me lire sauront peser mes mots et ne pas sentir pareille ânerie.

Ô COMBIEN DE PERSONNES LISENT CE GENRE DE TEXTES AVEC UN AMI EN RIGOLANT PROFONDÉMENT, EN SE MOQUANT… (rire) mais combien, une fois seules, apprécient ce texte à sa juste valeur, ayant cerné avec précision le dédale dans lequel ils se débattent.

Bien sur je les comprends, le dire à quelqu'un on ne le peut pas, les gens parlent… on est jamais à l'abri d'une vengeance qui s'appuierait sur une révélation que nous aurions laisser entendre à quelqu'un lors d'une soirée trop arrosé ou même à une personne que nous considérions comme un ami…

Et forcément, aller voir un psychiatre ou un psychologue ne fais pas envie dans ces circonstances. On se sent québlo. Le risque seraitr de sombrer dans une depression aux allures morbides et detestable, qui nous conduirait à refuser l'opération chirurgicale en ce qu'elle met en évidence ce complexe d'infériorité. Ainsi nous voilà face à deux problèmes : le premier en ce qu'il veut que nous restions à jamais dans l'anonymat et la solitude, acceptant à jamais notre situation et comptant sur le temps pour calmer nos maux ou bien le deuxième : prendre le risque de se dévoiler et subir une opération fort onéreuse et dangereuse, qui nous immobilise pendant plusieurs mois en plus de nous faire subir la douleur de la reconstruction osseuse ainsi que la visite et la prise de connaissance de tous de ce dit problème de taille.

Pour les plus atteints, la douleur n'est qu'un détail et la maxime "il faut souffrir pour être beau" n'avait jamais autant prit sens.

Pour ma part, mon métre 70 s'est vu compensé par une forte musculation qui m'a conduit à combattre par ma force toute personne plus grande que moi, avec des prétentions à la provocation. Je me suis battu hier encore, en sortant de boîte, agressé par des ouéch qui n'avait rien d'autre à faire que de me provoquer. A la manière d'un fight club, le premier eu le nez cassé et l'autre surement un desequilibre de la rétine à l'heure ou j'écris ce texte. Mon oeil au beurre noir me lance.

J'ai tellement enfoui en moi cette amerthume que la colère a gagné mon esprit et je me suis transformé en une mauvaise personne. Celle qui ne cherche plus la conciliation, celle qui attaque avant d'être attaquée… " le côté obscur m'habite" comme dirait l'autre. Je crois que si j'ai voulu apprendre une technique de combat et developpé ma musculature, ce n'était pas pour me doté d'une corpulence telle qu'elle réduirait ma petitesse… non… si j'ai fait cela, c'était uniquement pour prouver aux autres que malgré ma taille j'avais la force de m'opposer à leur volonté et d'imposer la mienne en retour. Avoir cette puissance. Cette puissance qui se transforme rapidement en pouvoir.

C'est une mauvaise solution. Mais que faut il faire alors ? Chacun est différent et doit adapté à son esprit les normes applicables adéquatement. Je recommande l'écriture et la mise en place de nos complexes, sans chercher de but. Démarrer une phrase, l'enchainer à une autre, réflechir vraiment squr notre façon de réagir en sociètè et seul tout. C'est en mon sens la meilleure des thérapies (car vous l'aurez compris : les psy c pas pour moi. Il s'agit de mon esprit or qui mieux que moi peut comprendre mon esprit ? Qui mieux que moi peut résoudre un problème mental que j'ai fait naître ? Et même avec le psy c'est encore moi qui trouve la solution. Le psy ne fait que poser des questions qui provoque un retour reflexif sur nous même. En effet, une personne incapable de se remettre en cause peut subir un arrêt total de sa machine mental en ce qui concerne une attribution inadéquate d'une situation confrontée à d'autres situations qui finissent par s'entremêlées et s'enchevêtrées pour finalement entrer en contradiction et provoquer chez la personne une incompréhension totale. Le psy est là pour aider la personne à remettre de l'ordre. C'est tout. Tout le monde a l'intelligence de produire cette demande mentale. Le problème c'est qu'il faut le vouloir. La difficulté attachée à cela réside en effet dans le fait que la plupart des personnes, même conscientes de la situation dans laquelle ils se trouvent, se refusent à l'accepter et à réflechir à proprement parler sur leurs actes. Il refusent alors tout retour reflexif sur eux mêm…

Parfois une profonde reflexion sur nous mêm est necessaire pour comprendre notre dedespoir. Parfois il est suffisant et appaise nos tourments… mais parfois il est insuffisant, et l'opération semble inévitable…

Voilà, j'ai écrit ça d'une traite donc desolé pour les fautes, les phrases non française…

Je devrais écrire un bouquin !
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Commentaires pour cette histoire  Ajouter un commentaire

Par jacques1000 | le 05/01/11 à 12:15

pas évident d'accepter son corps, même quand il est de taille normale, mais le plus important, c'est votre force intérieure qui est primordiale et ne surtout jamais se comparer aux autres, ce n'est pas facile, je ne suis pas grand , soit 1 mètres et 75 centimètre, étant jeune, je suis tombé amoureux d'une femme très jolie et très petite et menue. Alors il faut savoir que le corps n'est qu'une enveloppe et que l'intelligence est bien plus importante que l'aspect, et les émotions positives également
jacques1000

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