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Etre sujet, cela veut dire être responsable de ses pensées, émotions et comportements.

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 23/09/10 | Mis en ligne le 29/07/12
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Chocolateriver. >> C'est au contraire très difficile, car cela consiste à prendre au sérieux le fait que nous autres humains sommes des sujets. Etre sujet, cela veut dire être responsable de ses pensées, émotions et comportements. Cela veut dire aussi être engagé dans l'existence à sa manière singulière. Par conséquent, lorsque vous me dites, par exemple, que je projette mon mythe personnel sur les gens de ce forum, si je vous reconnais en tant que sujet, je ne peux que renvoyer cette affirmation que vous lancez là à votre responsabilité : c'est bien vous qui pensez et écrivez cela, à partir de votre position subjective dans notre échange. Mais moi, chocolateriver, je suis un sujet aussi, sauf que je ne suis pas vous, je n'ai donc pas forcément la même position subjective que vous et je vous le fais savoir. Je pense d'ailleurs que c'est pour cette raison que vous vous sentez "très agacée" lorsque vous discutez avec moi : vous ne trouvez pas de prise, précisément parce que je m'assume en tant que sujet et que je décide librement de ma façon de réagir à vos tentatives de définition de ma personne. >> Voyez, vous continuez : vous prétendez savoir mieux que moi ce qu'il en est des motifs de mes interventions. Ici, donc, lorsque je cite des "grands noms", c'est évidemment pour montrer que j'ai raison. Vous avez le droit de le penser. Et j'ai le droit quant à moi de vous dire que lorsque je mentionne un auteur, c'est pour que les personnes éventuellement intéressées puissent approfondir la question traitée. Et au passage, sur ce post, je ne vois que trois "grands noms" sous mon clavier, dont en outre l'évocation ne colle pas vraiment avec votre interprétation. Térence : citation très connue de ce poète latin, juste pour illustrer plaisamment mon propos. Watzlawick : un auteur à lire, au moins pour ses travaux sur la théorie de la communication et notamment ce fameux principe ("on ne peut pas ne pas communiquer" que j'évoquais dans ma réponse à lucedarchin : pour le reste, je suis loin de partager le constructivisme radical du monsieur. Enfin, Jacques Salomé : pour critiquer sa notion de "grammaire relationnelle"… En dehors de cela, je vous ai gentiment proposé de vous donner quelques références sur le contre-transfert afin de vous montrer que d'autres que moi défendent mon point de vue, ce qui ne veut pas dire que j'ai raison, mais que votre interprétation en vertu de laquelle mon point de vue prouve mon incompétence et/ou ma névrose relève du jugement à l'emporte-pièce. >> 1) "beaucoup de gens" : mais majorité ne fait pas vérité, chocolateriver, vous donnez là dans un magnifique sophisme. 2) "beaucoup de gens" : vous auriez quelques noms sous la main ? Parce que j'ai beau réfléchir, je ne vois pas à qui vous faites allusion. La seule personne ne manquant pas une occasion de tenter de me "faire comprendre" quelque chose, c'est vous, chocolateriver. 3) Même en admettant un instant votre grossier sophisme et qu'une majorité de gens ici partage votre opinion sur ma petite personne, cela n'impliquerait certainement pas que je doive me soumettre à cette opinion. En tant que sujet, j'ai le droit d'exister à ma manière singulière, librement choisie et sans avoir de compte à rendre à quiconque. Sur ce forum, cela signifie que j'interviens comme je l'entends et que je n'attends ni louanges, ni blâmes, mais bien plus modestement un échange dans le respect de l'autre et de la raison. >> Pour avoir de "vrais échanges", encore faudrait-il que chacun s'assume en tant que sujet. Lorsque j'interviens sur un post, je suis responsable de mes propos dans le sens où je dévoile ainsi ma position subjective par rapport au thème traité, par exemple, ici, lorsque je considère que l'amour éprouvé par lucedarchin relève d'une fuite dans le spiritualisme, par refus de la perte et sublimation de ce refus, ainsi que j'en avais d'ailleurs discuté avec elle sur un précédent post. Mais je ne suis en aucun cas responsable de la manière dont mes propos vont être reçus par autrui : en l'occurrence, c'est à lucedarchin de réagir à mon interprétation, je ne peux pas le faire à sa place et je ne peux pas non plus orienter sa réaction dans une direction ou dans une autre, sauf à me prendre pour le grand Manitou. Votre erreur, à mon sens, dans ce passage, c'est que vous victimisez autrui et me rendez par là tout-puissant : j'aurais donc le pouvoir de remettre en cause autrui, de le faire douter de lui-même, de le rendre coupable, ou encore – je ne vous les fais pas tous – d'invalider son ressenti : mais par quelle magie, chocolateriver ? Comment pourrais-je faire cela ? Je ne fais qu'exprimer mon point de vue, partiel, partial et assumé comme tel : à autrui de se positionner par rapport à ce point de vue. Voilà ce que c'est, pour moi, de "vrais échanges" entre adultes. Par suite, je ressens votre posture comme infantilisante : autrui est fragile, ou immature, alors il faut le traiter comme tel et faire très attention. Bref, vous semblez voir le forum et plus largement la société comme une grande nurserie, optique tout à fait dans l'air du temps, au point de se retrouver dans un programme politique (le care socialiste). >> Comme vous le dites pour une fois très justement : "pour moi". C'est-à-dire que c'est votre interprétation, tout à fait respectable, mais que je ne partage absolument pas. >> "bouc émissaire" : voilà que de bourreau je deviens victime. Vous me demandez ce que je ressens : eh bien je me sens bien, serein et surtout libre, chocolateriver. Il arrive en effet que certaines personnes réagissent violemment à mes propos, il arrive aussi que d'autres trouvent mes interventions géniales et d'autres encore qui les ignorent totalement : chacun sa responsabilité dans l'échange. Vous, vous me servez l'argument du violeur : certaines personnes réagissent violemment à mes propos, c'est donc que je "provoque" cela. Et si je me récrie, c'est que c'est "inconscient". Que vous répondre, chocolateriver ? Sinon, une fois de plus, que c'est votre lecture et que je la laisse chez vous, parce que je ne m'y reconnais pas. >> Ah, voilà à nouveau cette foule imaginaire qui voudrait m'ouvrir les yeux. Je ne vois pourtant que vous, chocolateriver, vous qui persistez et signez dans cette prétention à savoir, mieux que moi, non seulement ce que je pense et ressens, mais encore ce qui sous-tend ce que je pense et ressens. Quant au "mental" et au "coeur", il s'agit de vos catégories, liées à votre perspective spirituelle. Souffrez là aussi que je ne vous suive pas et que j'arpente mon propre chemin spirituel. >> Je trouve votre attitude extraordinaire : je ne force personne à me lire et encore moins à me répondre ! Dans ce passage, on dirait presque que je devrais être reconnaissant que des gens consentent à discuter avec moi et me prennent assez en pitié pour indiquer la voie à suivre au pauvre pécheur que je suis ! C'est peut-être ce que vous pensez, mais ce n'est pas du tout ainsi que je vis ma participation à ce forum. Je n'attends rien, en venant ici et pour la petite histoire, le plus souvent, ce sont les gens qui me sollicitent, en public comme en privé, parce qu'ils ont apprécié mes interventions. >> Vous est-il venu à l'esprit que j'étais peut-être déjà en lien avec moi-même ? Que je n'étais pas devenu psy en ouvrant une pochette surprise, mais après avoir étudié, connu les affres du divan et m'être colleté à la souffrance humaine ? >> Eh bien je suis en désaccord profond avec vous. Pour moi, un bon psy est l'anti-gourou par excellence. Lorsqu'un client vient me consulter, il vient pour résoudre un problème, pas pour que je lui révèle le sens de la vie. Non pas que je ne respecte pas le cheminement spirituel, mais je le distingue clairement du changement psychologique. >> Citeriez-vous ces "grands noms" pour montrer que vous avez raison, chocolateriver ? Plus sérieusement, les personnes que vous citez, pour respectables qu'elles soient, ne représentent personne d'autre qu'elles-mêmes. Et personnellement, j'aurais plutôt tendance à m'en méfier, précisément parce qu'on les voit partout et qu'elles s'inscrivent parfaitement dans le courant dominant du "développement personnel", où tout est mélangé à souhait : psy, spi, soma, une belle salade pour de "nouvelles" thérapies et surtout un énorme marché… >> Aucun psy sérieux ne peut intervenir en tant que tel sur un forum de discussion. Je le répète : psy, c'est une fonction, qui ne prend place que dans un cadre particulier, celui de la consultation. >> Je trouvais ce passage très intéressant jusqu'au dernier paragraphe, où là je déplore que vous basculiez dans un préjugé personnel (fût-il "spirituel" qui ne me parle pas du tout et avec lequel je suis en désaccord complet : non, un psy n'est pas un maître et ne peut pas l'être. Un psy, c'est au contraire quelqu'un qui a assez travaillé sur lui-même pour accepter, le temps d'une séance, justement de n'être pas maître, afin que l'autre puisse déployer librement sa subjectivité et en explorer les divers aspects, dans une visée thérapeutique. >> Vous savez, moi, je suis quelqu'un de logique. Aussi, lorsque quelqu'un qui prétend baigner dans l'Amour multiplie les posts pour se plaindre de son sentiment de solitude, de l'incompréhension d'autrui ou du monde qui ne tourne pas rond, je me dis qu'il y a anguille sous roche. Vous, vous y voyez une étape sur le chemin spirituel (pourquoi pas, d'ailleurs, quelque chose comme la "sombre nuit de l'âme" de Saint Jean) , moi j'y vois plutôt un mécanisme de défense classique dans une problématique dépressive. Evidemment, votre façon de voir est valorisante pour l'autre, tandis que la mienne attente inévitablement à son narcissisme, d'où les réactions de lucedarchin à nos interventions respectives. Mais ce n'est encore une fois que mon point de vue. >> Je ne sais pas, chocolateriver. Tout ça est très beau à lire, mais je ne m'y retrouve pas. Non pas que je n'ai pas déjà vécu ce "sentiment océanique" de solidarité profonde avec le monde : oui, ça existe ; de là à en faire le fondement d'un lien social inédit et/ou un idéal d'expérience à atteindre… Bonjour cocooon, >> En espérant que vous ne renonciez pas pour autant à communiquer votre singularité au prétexte que quelques personnes la refusent : ce serait leur faire bien trop d'honneur. Et puis, chacun sa responsabilité dans l'échange : l'autre me voit de manière négative ? Ça le regarde : pourquoi me tourmenterais-je ? Joanahope. >> Pour la problématique personnelle, pour participer à ce forum depuis plus de deux ans, c'est un constat renouvelé de ma part : quelqu'un de bien dans ses baskets ne se formalisera pas d'une intervention qu'il n'apprécie pas, ce qui ne veut pas obligatoirement (!) dire qu'il sera d'accord avec moi, si je prends mon cas personnel. Mais entre une opposition argumentée et un flot d'invectives, il y a un monde et c'est celui, le plus souvent, de la sérénité d'esprit. Pour le reste, je soulignais simplement quelque chose de l'ordre du normatif, sur un forum présumé libre : la contradiction m'a paru amusante. Maintenant, encore une fois, chacun réagit comme il veut, mais ça le regarde, lui : pourquoi irais-je porter les valises d'un autre ? Je m'en tiendrais là pour ce post. Je remercie toutes les personnes avec qui j'ai échangé, en dépit de nos évidentes divergences et, parfois, de quelques heurts malencontreux. Je ne manquerais pas de lire vos réponses à ce message s'il y a lieu. Au plaisir de vous retrouver prochainement sur ce forum.
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282436
b
Moi aussi !
Vous avez peut-être vécu la même histoire ?

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