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Il faut laisser sortir la souffrance

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Je suis dans la même situation que toi, tout ce que j'ai mis de côté pour éviter de souffrir. Il y a effectivement une certaine jouissance dans nos symptômes, mais pas que cela. Nous mettons avons tout de côté notre passé pour cesser de souffrir. Nos symptômes sont une bulle pour cesser de souffrir. Et pourtant nous en souffrons aussi, un insupportable à vivre puisque nous nous sommes adressés à un psychanalyste. Nous ne sommes pas simples... Tanguons d'un sentiment à l'autre, de la souffrance à une certaine jouissance. Et même si effectivement il y a de la jouissance, je comprends que tu ne sois pas d'accord, manière de dire "je ne l'admets, ne veux pas le voir".

 

Rien de grave à cela non plus Anne. J'arrive un peu à en rire, le mot "jouissance" fait peur, dans notre langue et selon sa définition nous le sous-entendons par un plaisir sexuel. Pas facile n'est-ce pas...? Ne t'en veux pas d'aller mal, et je ne pense pas que ton compagnon ou ton fils t'en veulent de "craquer" aujourd'hui. Ils ne te voient pas pareille que toi et t'aiment comme tu es j'en suis convaincue. Quand on va mal, on se voit tellement noire, mauvaise, la vilaine fille que l'on s'imagine que les autres, ceux qui nous aiment nous voient pareille. En laissant sortir ta souffrance, tu vas pouvoir aller mieux, je me le dis à moi aussi parce que pas vraiment douée moi-même pour exprimer mes émotions profondes. Tu parles de toi, du jour et de la nuit que tu as été avant et aujourd'hui. Ton compagnon a certainement lui aussi des facettes qu'il ne montre pas, que tu ne connais pas. La marche arrière, elle ne l'est pas autant que cela, juste ton inconscient qui te parle. Entre en communication avec lui et tu verras qu'il a beaucoup de choses intéressantes à te dire. Je suis très angoissée en ce moment, mes échecs universitaires, scolaires, reviennent à l'approche de juin. Temps où je vais savoir si ma candidature a été retenu en dut d'Information et Documentation. Je vis très mal cette attente, ma demande de candidature, je vis mal mon avenir, une angoisse terrible me replonge dans le passé. Je fais tout pour ne pas y penser, ne pas revivre ce que j'ai vécu. Je dors de nouveau mal, rumine, je suis déjà dans l'échec. Je discutais avec mon frère il y a quelques jours, et il parlait de ma réussite en dut, lui penser positivement, moi "inadmissible"... mon dossier non retenu, refusé. Je suis conditionnée à penser l'échec, à être dans l'échec. Je posé ma candidature en pensant être refusée. Dans ma tête il n'est pas possible que je réussisse, je sais fantasmatiquement que je ne serais pas prise en dut. Cette pensée est plus forte que moi, comme si je devais me punir une fois de plus.

 

Et puis il y a partir, commencer une nouvelle vie, aller vers l'inconnu. Je ne veux pas voir, je bataille entre la peur et mon désir. Toujours la peur au ventre. Reprendre mes études, vais-je y arriver, comment vais-je faire pour continuer mon analyse, vais-je arriver à apprendre, ne vais-je pas une fois de plus me mettre "dans la merde", me compliquer l'existence, aller dans la mauvaise direction ? Je pourrais me contenter d'un petit travail qui ne demande pas réflexion, simple, qui ne demande pas d'investivement, pas besoin d'études supérieures. Trop simple pour moi, d'ailleurs je n'ai jamais emprunté de chemin facile, toujours à contre-courant, pas comme les autres, et des questions à n'en pas finir. C'est cela aussi le désir, le sien, il n'est pas celui des autres. Il y a des forces en soi, que nous ne pouvons pas contrôler, les fuir nous use, peut-être est-il plus judicieux de les écouter, de leur parler et de voir ce qui se passe. J'ai commencé à lire "le voile noir" d'Annie Duperey, il y a une justesse dans les mots qu'elle emploie sidérante. Tu parles de ta meilleure amie, qu'elle soit restée malgré ton comportement. Elle a eu la sensibilité pour te comprendre je pense, voir que tu n'allais pas bien. Et tu aurais certainement fait pareil si elle avait été à ta place. Aimer c'est aussi cela, rester, être là pour la personne en souffrance, tendre la main... pour le meilleur et pour le pire.

 

Je pense à autre chose, tu dis faire marche arrière. Je ne le crois pas... Avant tu n'étais pas en analyse, avant tu ne connaissais ton grand P. et ton petit P., avant c'était une autre Anne qui n'était pas prête à lâcher prise. Avant tu aurais refusé deux séances par semaine, de payer ta liberté... Avant c'est fini, tu as bougé, tu es maintenant prête à entendre ce que tu n'étais pas prête à entendre "avant". Ce qui importe c'est "maintenant", la Anne que tu es maintenant. Le Sujet ne veut rien en savoir de Sa Vérité, mais en même temps poussé à en savoir quelque chose quand il décide de s'adresser à l'analyste. C'est une bataille, casser des résistances profondes, aller mal pour aller mieux... La récompense... sa liberté.
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220893
b
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