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Je ne sais pas ce que je recherche mais je sens que ça existe.

Témoignage d'internaute trouvé sur pathol08
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C'est vrai que j'ai plus appris à endurer et résister… au delà de l'acceptable, mais avec le temps la rébellion a pris sa forme dans des positions extrêmes… une décision prise, plus rien ne pouvait me faire changer d'avis… en 1985 j'ai quitté ma mère pour un travail saisonnier et elle ne m'a plus jamais revu…

Ce que j'en ai retenu c'est surtout la constance de la violence, que ce soit dans l'acceptation ou le refus.

Ma recherche du juste milieu est un de mes hobbies depuis longtemps…

Par rapport à la réincarnation, une de mes psy pensait qu'avant de s'incarner, la conscience supérieure choisissait les thèmes à traiter pour évoluer, ce qui déterminait le choix des parents bien sûr… puis ensuite plus l'âme descendait… allant du plus léger au plus lourd (le physique- la terre) ,elle oubliait consciemment ce qui allait rester inscrit inconsciemment…

Dans cette optique… les viols, ma mère et le reste sont inscrits dans une dynamique surtout à comprendre… la notion de choix dont vous parlez… je la situe plutôt dans le pourcentage d'une part de ce qui sera vécu et intégré et d'autre part dans le choix conscient que l'on fera par rapport à telle ou telle direction, dès lors qu'on a atteint un certain stade de dévellopement et de conscience intérieure qui nous permet d'intéragir directement avec notre conscience supérieure et ses choix antérieurs…

Même si c'est souvent dur à accepter… je ne crois pas au hasard mais plutôt que les choses arrivent lorsque nous sommes prêts ou se présentent comme des opportunités que nous sommes capables ou pas à ce moment de saisir…

Concernant mon métier vous savez je pense que tous ceux qui l'exercent viennent se soigner d'un abandon, chagrin ou autre qui a profondément entamé notre réserve narcissique… en psy, les patients ont besoin de nous et de plus notre pouvoir est immense ce qui permet à certains de régler nombre de comptes, souvent inconsciemment, ce qui donne à la psychiatrie une drôle de configuration… un no man's land ou les patients errent d'un côté et où ceux qui sont censés les soigner sont parfois plus perdus et désemparés… le tout dans une indifférence et un rejet de la société… pour ma part cela a été certainement un garde fou pour ne pas sombrer… je me suis soignée en soignant et en étant utile et nécessaire à d'autres, ce qui m'avait cruellement manquée… puis je me suis soignée individuellement ce qui m'a permis de comprendre ce que je rejouais et ce que je venais réellement chercher en psy… et je pense qu'il est vraiment très utile de savoir au plus près les raisons pour lesquelles on choisit par exemple de passer cinq jours sur sept avec des malades mentaux…

Le problème étant, comme vous l'évoquez un peu, cette faille dépressive de mon état d'éponge, d'une efficacité et compétence accrue et du refus de plus en plus grand de ce satut…

Je pourrais presque dire… quand on a baigné dans la souffrance et qu'on a même appris à y puiser son oxygène, il est très difficile de s'en détacher… j'aimerais quitter ce monde là et pourtant soigner c'est ce que je sais faire le mieux…

Est ce que je pourrais vivre sans que des gens aient besoin de moi en permanence et reconnaissent ma compétence à leur apporter quelque chose…

Je me débats avec ce dilemne depuis des années… je suis fatiguée de la psy… mais elle me fait vivre et je ne sais rien faire d'autre…

Je sais qu'il y a quelque chose à comprendre et à mettre en place à cet endroit mais je n'ai pas encore trouvé la bonne position… alors toute mon énergie se consume dans la lutte et la recherche…

À un niveau spirituel je ne peux envisager mon existence sans une aide à l'autre ou au monde en général… vivre juste pour moi me semble impossible par rapport à ce que je sens de mon cheminement intérieur depuis toutes ces vies…

L'évolution est pour moi un moteur essentiel mais parfois au niveau humain je me sens si fatiguée…

Vous savez… le concept de la résilience et autre c'est intéressant, mais pour moi cela reste une partie du décor que l'on montre, l'autre restant encore incalculable… c'est à dire que je pense que l'on est pas encore en mesure de mesurer l'impact de souffrance endurées sur le déroulement de toute une vie…

La question qui m'est apparu depuis peu, c'est est ce que tout est réparable ? Je le pensais pendant ma thérapie car on me le faisait miroiter…

Je pense sincèrement que c'est faux mais personne ne peut en parler tant on se rend compte déjà de l'ampleur des formes de maltraitances auxquelles tant de gens ont été soumis enfants…

Voyez vous, ce que j'ai vécu petit m'a donné une espèce de particularité au niveau de la perception… au delà de la normale, comme si j'avais franchi petite les frontières qui nous séparent de la folie et la mort, j'en suis revenue mais avec une vision anormalement dévellopée de l'autre… comme si je voyais dans l'autre en transparence… deviner avant, voir l'âme et l'aura, savoir où en est la personne et ce qu'elle fera… cette capacité me fait souvent appréhender des niveaux de compréhension qui me permettent de voir très loin en moi ou dans les autres et de mesurer tout ce qui ne bougera plus ou comment la personne répète de façon subtile et abstraite ce qu'on lui a fait dans une forme qu'on ne pourrait à priori pas relier à son passé… et pourtant…

C'est en partie à cause de cela que je ne m'installe pas en tant que psychothérapeute pour l'instant car j'ai la sensation que la vie après l'enfer n'est pas aussi simple que ce qu'on veut bien nous le dire et je suis partagée entre le désir de prendre en charge des gens et les soutenir mais le problème c'est que je n'ycrois pas entièrement… alors ce serait malhonnête… leur promettre la vie alors que certaines blessures peuvent parfois nécessiter toute une vie pour juste la toucher du doigt…

C'est un dilemne… je me bats tous les jours pour aller mieux mais pendant ce temps là la vie passe, quelquefois avec moi, et quelquefois sans moi je crois…

Comme il est dit qu'il y a six ou sept niveaux de compréhension dans la bible… je cherche tous les niveaux cachés de notre conscience pour élargir toujours plus mon champ de conscience et de liberté mais cela est long…

Concilier l'esprit et le corps n'est pas si évident je trouve… mon esprit ne s'arrête jamais et se promène aux confins de l'univers, mon corps lui a été si abîmé intérieurement que je redoute même le moindre rhume…
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b
Moi aussi !
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