Histoire vécue Psychologie > Psychothérapie      (3294 témoignages)

Préc.

Suiv.

Je ne sais plus quoi faire ma fille veut se suicider

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 02/02/11 | Mis en ligne le 21/03/12
Mail  
| 495 lectures | ratingStar_230875_1ratingStar_230875_2ratingStar_230875_3ratingStar_230875_4
Pour ceux qui ont suivi? Ma fille m'a recontacté il y a un mois environ, m'avouant qu'elle avait tout combiné concernant mes déboires judiciaires. En fait, plus exactement, elle y a été poussée par une "amie" de sa mère (elles se sont quittées fâchées après) et par une psy qui n'a de psy que le nom : ayant elle-même été abusée (par qui je l'ignore) dans son enfance, ladite psy, experte auprès des tribunaux, il est utile de le préciser, fonce dans le tas dès qu'on lui raconte une histoire de viol, en rajoute, enfonce le clou, etc. Ma gamine lui en veut finalement car l'autre l'a plus fait couler qu'autre chose. Il y a des psys qui sont plus jobards que bien de leurs patients, je le pensais déjà, je l'avais constaté, voilà qui confirme. Même si par ailleurs, en se levant tôt, on en trouve aussi des potables. Passons.Le premier entretien téléphonique s'était relativement bien passé. Moins le second et le troisième, car le sujet est à vif chez moi (je suis tout de même fiché à vie, c'est comme ça, même innocenté, dans ce genre d'histoires on reste fiché, à mon avis, avec le tout sécuritaire actuel, ça n'est pas prêt de s'arranger). Mon nom, mon honneur ont été souillés, ma famille bien ébranlée, sans compter que ça a bouffé toutes leurs économies, d'une vie entière, pour payer un bavard et me tirer des griffes des pandores et de ces putain de juges, qui se la pètent un maximum et eux aussi, se montent souvent le bourrichon et ne croient que ce qu'ils ont envie de croire - tout en s'estimant infaillibles, d'une part, et d'essence divine, de l'autre. Pas fréquentables du tout, ces gens, d'une outrecuidance et d'une autosatisfaction? écoeurant. Vaut mieux pas avoir affaire à eux.Bref, on s'est un peu chopés, et elle m'a dit des trucs étranges, du style que "je savais bien ce que j'avais fait", limite comme si l'histoire du viol, après m'avoir avoué qu'elle avait tout combiné, elle y croyait encore, j'ai du mal à piger, mais admettons. Que je n'avais jamais été un père pour elle (alors que je me suis démené un max pour jouer mon rôle et que j'ai fait tout ce que je pouvais pour lui faire plaisir, elle et à ses soeurs aussi) , que je n'étais, en fait, que le connard qui s'était farci sa mère, etc.Ce soir, je lui envoie un petit texto, inoffensif, pour savoir un peu où elle en était. Là, réponse en forme de Scud incendiaire, je suis en train de me suicider au cachetons, tu n'es qu'une merde, je vais crever, ce sont mes derniers mots, adieu, etc. Je l'appelle, j'essaie de la dissuader d'avaler tout ça, trop tard, c'est fait, je vais crever, adios, etc.N'ayant pas son adresse, j'appelle mes copains les pandores, essayant d'expliquer qu'il y a urgence, ne pourrait-on pas retrouver les coordonnées de la mère, afin qu'elle donne celles de la fille, pour qu'on puisse la sauver. Un boxon monstre, le mec pianote sur sa base de données, que nib, aucune trace, pas de téléphone pour prévenir. Le bide total.Entre temps, texto de ma fille, qui a dû réfléchir et a changé d'avis. La voilà partie avec le samu. Tou.Tourne et vire, téléphone, à la fin je Je réussis à joindre une nana des urgences, qui avait l'air bien, posée, pas bête du tout. Elle me confirme que ma fille est dans les murs, et qu'elle n'est pas ensuquée du tout, pour l'instant. Qu'on va lui faire rencontrer un psy, etc. Je fais à cette femme un topo complet : la fausse accusation, les démarches auto-punitives de ma fille, dérives alcooliques et tutti quanti, scarifications, que sais-je encore. J'explique que vu le contexte chaud bouillant pour moi, je n'ai pas pu me manifester pendant longtemps, et donc j'ai peu d'infos sur ce qu'elle a pu faire d'autre. J'explique pour la psy à la noix? Bref, je raconte aussi la teneur de nos conversations, je demande à cette fille si elle peut tenter, autant que faire se peut, de rétablir le dialogue. Lui dire que j'aime ma gosse, que je me suis beaucoup inquiété pour elle mais que pendant des années, je n'ai pas pu me manifester - et que même quand j'ai pu, je n'avais aucun contact, ni adresse ni rien. Que c'est toujours ma fille, que je l'aime, et que personne n'est mort, certes on a traversé la mer démontée, mais qu'on devrait pouvoir arriver à se parler, se comprendre, se pardonner, enfin, sortir de tout ça. Qu'elle n'a pas à se suicider, qu'elle a encore toute la vie devant elle, plein de trucs intéressants à faire, etc.Je compte sur cette femme pour faire passer le message.Souvent, les infirmières sont bien placées - et sont bien plus psychologues que ces éminents psychiatres, bardés de diplômes, plus préoccupés de leurs savants étiquetages et classifications et leur joli compte en banque, que par leurs patients. J'espère qu'elle arrivera à faire passer un certain nombre de messages, elle m'a inspiré confiance au téléphone. Il y a des gens bien, surtout chez les soignants, plus impliqués et sincères que les gros pontes, parfois odieux, il faut le dire.Bref, voilà l'histoire, qui m'a mis sans dessus-dessous ce soir, d'autant que je ne m'y attendais pas du tout. Un texto, et voilà le truc qui s'enflamme, plus vite que le Hindenburg. Un désastre.Je vais avaler des cachetons (pas toute une boite, je n'en suis pas là, si j'avais dû le faire je l'aurais fait depuis longtemps, avec cette brasse coulée dans l'océan de merde que je pratique depuis des années) ? Non, juste de quoi tenter de dormir, de me calmer.A l'hosto, ils m'ont dit qu'ils me donneraient des nouvelles. Espérons qu'ils n'oublient pas, sont tellement débordés?A suivre, enfin, pour ceux que ça peut, éventuellement, intéresser.Paix à tous,Ubik
  Lire la suite de la discussion sur psychologies.com


230875
b
Moi aussi !
Vous avez peut-être vécu la même histoire ?

Signaler un abus
Les titre et syntaxe du témoignage ont pu être modifiés pour faciliter la lecture.


Histoires vécues sur le même thème

A la recherche d'un ou d'une confident(e)... - amities et relations personnelles

image

Bonjour, Je me permet de te répondre car j'ai vécu les mêmes choses il y a quelque temps avec une ancienne amie qui m'a trahis donc je comprend ta situation. Moi aussi j'ai du mal à faire confiance aux gens au (pseudo) amis car on finit toujours...Lire la suite

Qu'auriez-vous fait ? aimez un pn n'est pas evident

image

Moi cela fait un mois que j'ai compris que je suis un PN. Tu trouvera plus de détails sur la discussion que j'ai ouvert hier soir et qui s'appelle "Je suis un pervers narcissique et j'ai besoin d'aide" Oui, c'est rare d'avouer que nous sommes des...Lire la suite


 
Voir tous les  autres témoignages