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Juste besoin de m'exprimer... (parcours d'une hyperphage)

Témoignage d'internaute trouvé sur vivelesrondes - 31/08/11 | Mis en ligne le 28/03/12
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Bonsoir à tous, Je vous écris ce message car j'ai vraiment besoin de m'exprimer, de vider mon sac ce soir… Voici mon parcours : J'ai 21 ans, je fais de l'hyperphagie boulimique depuis mes 13 ans (ça a commencé en crescendo pour empirer au fil des années). Les raisons, en bref, un mal-être durant cette période ingrat appelée l'adolescence, beaucoup de moqueries et d'humiliations de la part d'autres élèves et parfois professeurs. La nourriture a alors été mon refuge. Au cours des dernières années, mes crises d'hyperphagie avaient lieu quasi tous les 2-3 jours. En mai 2010, j'ai décidé de me prendre en mains. J'ai alors pris RDV avec le centre d'orthonutrition (à Tournai, en Belgique) , une équipe pluridisciplinaire qui s'occupe de traiter l'obésité et TCA, approche surtout comportementale (psychologue, sophrologue, diététicienne, kiné, médecin). 15 mois plus tard, j'ai perdu 30 kg, mes crises d'hyperphagie se sont beaucoup espacées (quelques fois par mois) , je ne fais plus d'hypertension artérielle et je règle mes problèmes de "fond". Bref, tout le monde est content de moi, les résultats positifs étant là. J'en suis ravie aussi, même si j'ai encore du mal à réaliser tous ces kg partis. Mais depuis 6 mois, je ne suis pas bien, ma psychologue parle de dépression. Cela va de pire en pire, je me sens "couler", une part de moi veut s'en sortir, et une autre part semble déconnectée, comme si je m'en foutais de tout, que plus rien ne me touche. Je n'ai plus d'appétit, envie de rien, ai dû mal à me concentrer, à dormir, les tâches de la vie quotidiennes m'épuisent, etc. J'ai aussi eu de gros moments d'angoisses, parfois des vraies crises (cela semble se calmer ces dernières semaines). J'ai souvent des idées noires ces dernirs temps, surtout le soir mais à d'autres moments de la journée aussi mais je n'ose pas en parler avec ma psy (avec qui pourtant je m'entends très bien, la 1e psy qui m'aide vraiment et je lui ai déjà dit). Je me demande ce que je fais ici, je me dévalorise, trouve la vie sans intérêt, je rumine aussi sur des amis décédés, bref je me pose beaucoup de question sur le sens de la vie. Heureusement, avec ma psy je tiens un carnet dans lequel je prends des notes de choses que j'aimerais aborder avec elle, j'ai enfin osé écrire "idées noires" dans mon carnet, j'espère sincèrement réussir à lui en parler lors de mon prochain RDV (dans moins de 2 semaines). Il faut aussi dire qu'il y a 3 semaines, nous avons abordé un sujet délicat avec ma psy (les moqueries subies à l'école ou dans d'autres contextes ; en effet j'ai un problème de voix depuis ma naissance, qui a suscité en moi beaucoup de mal-être et de souffrance). Et depuis cet entretien durant lequel nous en avons un peu parlé, je me sens encore plus mal que durant les mois présents. J'ai eu le sentiment que quelque chose s'était éclairé, ou conscientisé et cela est difficile à gérer. Cela dit, cela n'explique pas mon mal-être depuis 6 mois, et c'est donc très dur pour moi d'en parler autour de moi car moi-même je n'y comprends pas grand-chose. Et pour faire le lien avec la nourriture, il m'arrive ces derniers temps d'avoir plus de crises d'hyperphagie que d'habitude. 3 la semaine passée et 2 cette semaine. Cela fait beaucoup par rapport à mon "évolution" depuis ma prise en charge. Et vous vous en doutez, ces crises n'arrangent en rien mon mal-être… Et lors des repas, je mange sans appétit (cela fait des mois que je ne sais plus ce que veut dire "avoir faim" et "prendre du plaisir en mangeant"). Je mange surtout pour trois raisons : soit pour dire d'avoir quelque chose dans l'estomac (histoire de tenir le coup, étant déjà très fatiguée au quotidien) , soit pour combler un vide que je ressens, soit pour soulager ma tristesse ou mes angoisses. Bref, je n'ai plus un rapport serein avec la nourriture et cela me fait beaucoup de mal car il m'a fallu beaucoup de temps déjà pour retrouver un bon rapport, et là j'ai l'impression que tout fout le camp… Après demain, j'ai RDV avec une psychiatre (qui collabore avec ma psy, je ne l'ai vue qu'une seule fois il y a un mois et demi). C'est ma psychologue qui me l'a conseillé il y a quelques mois, et dernièrement elle m'a également conseillé de lui parler davantage de mon humeur. En effet, je lui avais fait part d'une situation durant laquelle j'ai vécu un brutal changement d'humeur, où j'étais "fort" bien, peut-être trop bien, et en discutant avec elle de cela, je me suis rendue compte que ce n'était pas la première fois que j'avais des changements d'humeur aussi radicaux (allant de très haut à très bas, ou vice versa). Cela me fait un peu peur aussi… même si en ce moment, je suis plus déprimée qu'autre chose, j'ai peur de revivre ces états là, qui sont très durs à vivre, ces fluctuations pouvant avoir lieu durant une même journée. Aussi, je me pose des questions : mon médecin du centre m'a prescrit 5 compléments alimentaires (oméga 3, magnésium, d'autres pour l' "équilibre émotionnel") ainsi que 2 huiles à prendre (colza, lin). Il pense que cela pourra m'aider à me sentir mieux. J'ai commencé à prendre cela aujourd'hui. Est-ce vraiment efficace ? Et si la psychiatre souhaite me prescrire un AD, dois-je accepter ? Lui dire ce que je prends déjà ? Attendre que les compléments fassent effet avant de prendre un médicament ? J'ai oublié d'en parler avec le médecin, que je dois revoir que dans 6 mois "si tout va bien". Voilà, je pense avoir tout dit… Désolée pour la "tartine" écrite. Merci à ceux qui auront le temps et le courage de me lire… Bibi0211.
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233228
b
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