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Ma spy ne veut pas me laisser prendre mon envol ?!

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 30/07/11 | Mis en ligne le 30/03/12
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Je suis en analyse avec un analyste depuis 6 ans. J'ai consulté une psy de "thérapie" brève parce que je voulais voir la différence et que je trouvais que je n'arrivais pas à avancer sans conseils de mon psy, je le trouvais trop neutre justement… J'ai donc suspendu un temps mes séances de psychanalyse. J'en ai largement parlé avec mon psychanalyste qui m'a dit "si c'est ce que vous sentais être bon pour vous, faites vous confiance… " Il m'a demandé de faire ce travail et de lui donner, si je le souhaitais des nouvelles plus tard, quand je serais sure de mon choix. Ça n'a pas pris trois plombes pour qu'il me laisse partir et voler de mes ailes… 2 séances en tout… avec accord de rappel si besoin. J'y suis donc allée. Cette thérapie a été très brève 3 séances… 360 euros… et une séance de mise au point des modalités de la thérapie qui déjà étaient bancales (le prix annoncé et les temps n'ont pas été les mêmes après, elle n'était pas cohérente entre ses propos et ses actes) Cette femme se disait psychanalyste mais d'un autre genre plus actif que la psychanalyse classique. Le fait que je vois un autre psy lui posait pas de problème mais je devais rien dire des séances avec elle à celui ci… Elle semblait honnête, une vielle femme, des livres de psys partout dans son salon (ah oui, elle m'a reçu dans le salon la première fois car le cabinet était en travaux…) elle m'a raconté tout son parcours et a bien précisé qu'elle avait fait un travail sur elle pendant 7 ans et qu'elle avait fini sa thérapie, qu'elle était supervisée et qu'elle suivait des séminaires. Elle a bien précisé que le travail, n'étant pas un acte gratuit, ce premier entretien n'était pas le travail… Bizarre, mais bon, j'suis pas psy… Elle était capable de régler un problème en quelques mois, sans rentrer en profondeur pendant des années, parce qu'elle passait pas par quatre chemins… Elle a pris son Buldozer et elle a attaqué très très fort, puisque j'avais déjà un passif analytique… Aucune écoute, jugements sur ma personne, conseils internet (sont les conseils que n'importe qui trouvera sur le net en tapant dans google le problème…) , clichés a n'en plus finir, propos incohérents et surtout des séances extrêmement longues… 2h30! Elle ne s'arrêtait pas sauf si je le lui disais en insistant lourdement. Par rapport à cela elle m'a demandé de ne rien dire à personne,"cela nuirait au travail… à cause des inconscients… " Là c'était la première séance… J'avais des doutes, je ressortie complétement ruinée (dans tous les sens du terme) mais bêtement je me suis dit, si je sors ces larmes c'est peut être la bonne voie… En partant je lui ai demandé d'aller aux toilettes (bah oui deux heures c'est long…) , son cabinet était minuscule et pas de salle d'attente, j'ai aussi compris qu'elle faisait des thérapie par téléphone Je reviens aux toilettes : Elle me dit ok pour cette fois, mais la prochaine fois faut prévoir… !! Enfin la séance d'après je pouvais pas en placer une, elle n'arrêtait pas de parler d'elle et des autres patients (tiens je pensais qu'il fallait rien dire de ce qui se passe en séance ? …) Du coup j'ai commencé à me dire que ce qu'elle me racontait c'était des cracs, une manière de raconter pour que le message fasse plus vrai, certains psys font ça, ils racontent des histoires pour " correspondre " avec le patient, mais la plupart du temps ce sont de vraies histoires, comme un conte quoi… (bah oui, ma névrose à moi elle était bien là, je me suis laissée bercée par les névroses des autres patients, mais sur tout de la sienne ! ) De ce fait à la question "comment vous sentez vous ? " je lui ai dit que j'avais la sensation de pas être écoutée et qu' elle me noyait de paroles… et là… "mais vous n'êtes pas la seule à vouloir vous exprimer, chacun son temps de parole… " Sur le coup, prise au dépourvue, j'ai encaissé, et là the question… " je vous fais certainement penser à quelqu'un pour que vous sentiez cela… ? " Bah oui, et pauvre conne que je suis, moi je dis : " ma mère " puis quelques longues minutes plus tard, j'ai payé et j'ai même repris rendez vous… Je repars donc dubitative, et assez perturbée. J'ai pas pleuré et je repars avec mes réflexions sur ma mère… Mon petit ami me demande si ça va et si je suis contente de ce travail (interdiction d'en parler…) du coup je lui dis, je peux pas t'en parler de suite… 3eme séance l'apothéose ! Elle débute par " donc vous faites un transfert… c'est positif mais grave…  " Là je me suis dit : " ma grande faut que tu arrêtes !  " Du coup je l'ai stoppé net, et je lui ai dit ok, je ne continue pas, cela ne m'intéresse pas… Et là le top : " vous fuyez ?!!!  " Bien sûr que je fuis, il y a danger, je cours… mathématique. Elle m'a crié dessus, j'ai fondu en larmes, j'étais ruinée une fois de plus. Je me suis énervée et j'ai commencé à crier plus fort qu'elle, mais elle a surenchéris… J'ai donc stoppé, convaincue que c'était pas mon délire là… Elle m'a refait le coup du " il y a pas que vous " et en plus a ajouté : arrêtez de faire l'enfant, je suis pas la nounou… Du coup là, je suis sortie du cabinet et je suis allée dans le jardin. Je pouvais pas sortir de chez elle… LA PANIQUE !! Le grand portail qui donnait sur la rue était fermé à clé. Non seulement j'étais seule, je pouvais pas sortir et en plus je me sentais franchement pas très en sécurité. Et en plus il pleuvait… Bon, en même temps elle boitait, elle était vielle et ma grandeur et mon poids… bon ça devrait le faire… Franchement dit ainsi ça fait mauvais policier de dimanche soir… mais sûr que j'aurais préféré être ailleurs à ce moment là. Du coup je me suis raisonnée. Je suis rerentrée et je lui ai demandé de m'ouvrir. Là elle me sort, " je vous sens mal et contrariée " (non sans blagues…) et elle me dit " bon moi aussi j'y suis, alors on va faire un exercice, l'exercice du sourire… l'idée c'est de sourire à la vie " Ah sortez moi de là !!! " Je lui dis très touchée et très profondément… ; en criant, je n'arrivais pas à parler… mais vous voyez pas que j'ai la rage là !!! Là j'ai pris mon téléphone et je lui ai dit ça suffit, j'appelle mon petit ami pour qu'il vienne me chercher. Elle n'a rien fait, mais elle a continué à parler et à me saouler. Elle m'a demandé de sortir pour téléphoner… J'ai donc attendu sous la pluie que mon ami arrive. Il a sonné et elle est allée ouvrir. Très gentiment elle m'a dit prenez soin de vous. C'était clair dans ma tête que je reviendrais pas… Et bien bingo elle m'a rappelé deux jours après pour prendre rendez vous en laissant sur le répondeur : " avec toutes ces émotions j'ai omis de vous redonner un horaire pour la prochaine séance. " Je n'ai pas rappelé et plusieurs fois elle m'a relancée, prétextant un des accord du départ, "on ne part pas des séances sans la séance bilan", jusqu'à à un texto qui disait seulement… " Vous faites encore l'enfant…  " Bah non, justement… J'ai décidé que je me séparais, et je m'y tiens ! Connasse ! Une séance bilan de quoi ? J'ai jamais répondu. Une amie coach s'est proposée d'aller la voir, voyant à quel point elle m'avait secouée et à quel point elle voulait voir ce monstre de ces yeux… (elle est un peu voyeuse mon amie…) C'était aussi pour elle un moyen de m'aider à mettre fin à ses appels et messages, qu'elle voit que j'étais pas seule. Moi perso, si je la revoyais, je pense que j'aurais du mal à me maîtriser une fois de plus. Elle y est donc allée, elle lui a dit que je lui faisais pas confiance et que j'étais bouleversée de la manière dont les choses s'étaient déroulées, elle lui a répondu, "je fais pas du babysitting"! L'affaire fut close. Je suis retournée chez mon psy et j'ai analysé chacun des détails avec lui, lui au moins m'a écouté.,, Que ce soit mon psy ou mon amie coach, pour eux deux pas de doute, elle était pas psy ou alors avait très peu de pratique… Pour moi était folle… Pour elle je transférais… Je suis partie de moi même, et à ce jour, je sais que si je veux partir d'analyse, mon psy me laissera partir sans tous ces trucs bizarres de "faut qu'on parle à la manière" des ex… Ce qui ne l'empêche pas de m'appeler su je ne viens pas en séance… mais il appelle une seule fois !
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b
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