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Mon psy n'intervient pas davantage, aucun résultat au bout d'un an et demi

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
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Pour ce que tu dis de la honte, et de ce sentiment d'illégitimité, je le comprends assez, c'est ce que je vis, dans l'ensemble. Comment travailler sur cette honte ? On (autrement dit : mon psy) me dirait de parler, d'associer ? Et puis, on verrait bien où cela me mène, dans mon passé et dans mon présent. Fuir les autres, ce n'est pas une solution durable, et pourtant celle que je choisis, aussi. On ne choisit pas d'aimer la vie ? Je ne sais pas, mais dire que notre histoire détermine cela, soit : que nous en serions un produit et rien de plus, non. Je refuse. Je ne sais pas si j'aime la vie, mais je crois que je dois encore avoir un peu envie de vivre, au moins un tout petit peu, ne serait-ce que pour oser aller voir un psy, y rester (j'en ai vu d'autres, ça n'a jamais duré plus d'un an) , et lui dire que la mort me hante ? Je dois avoir un peu envie de vivre quand même ? Je n'ai jamais regardé mon psy pour savoir ce qu'il pensait de ce que je lui disais, quand je me trouvais en face à face. Maintenant que je suis sur le divan, à moins de me retourner, je ne peux pas le regarder. Lui as-tu déjà parlé de cela ? De ce sentiment qu'il cherchait à esquiver tes interprétations ? Ensuite il a changé l'orientation de la discussion, mais peut-être pas de n'importe quelle manière, non ? J'ai souvent honte de me livrer à mes propres interprétations, comme si je me mettais à sa place ! En même temps, mes interprétations, ce sont des réponses que je donne à un moment donné, qui peuvent changer. Et puis, pourquoi pas. Mon psy n'a pas de vérité absolue non plus en ce qui me concerne. Je ne sais pas si je minimise le rôle du psy. Un analyste est en retrait, voire très en retrait, mais ça ne veut pas dire que son rôle ne soit pas important. Et non, mon psy n'intervient pas, ou guère, pour me donner des repères. Il n'est ni le père ni la mère quand bien même les structures parentales peuvent être défaillantes : c'est notre bagage, on l'expose et on l'arrange ensuite comme l'on veut, libre. J'ai souvent creusé mon histoire, à l'écrit, notamment, j'ai beaucoup aidé, et j'ai pris seule conscience de certaines choses. Ça ne m'a pas servi à avancer. Ou peu. Surtout à m'enfoncer dans une sorte de plainte morbide ? En même temps, ce chemin n'aurait pas été parcouru que jamais sans doute je ne me serais tournée vers un psy, et tout serait allé pour le mieux dans le meilleur des mondes, et j'aurais nié ma souffrance plus longtemps encore. J'ai "intellectualisé" un certain nombre de choses. La psychanalyse, ça ne relève pas de l'intellect, en séance ? Et mon psy m'invite souvent à dire toutes les conneries qui me passent par la tête, attendu que moi j'ai l'impression de n'avoir que des conneries à raconter. Comment il nous aide ? J'aurais pourtant du mal à te le dire.

À ; s'accepter dans notre complexité, à briser des schémas, des carcans qui nous rendaient malheureux, à être plus libre de ses choix ? Je ne me sens encore qu'au début et parfois même en ce moment, j'ai l'impression de n'avoir rien commencé ? Rien encore, après un an et demi ? Mais ce chemin n'a plus à voir avec ce que j'ai dégagé moi auparavant. J'avais besoin de toute manière d'un autre. On peut bien raisonner et se planter. Mais il faut aussi que certaines résonnent en nous, et puis il y a cette partie obscure de nous qui a aussi des choses à nous dire et ça c'est hors raison. Si tu veux un psy qui intervienne davantage, qui te mette éventuellement des limites, il vaut sans doute mieux se tourner vers quelqu'un d'autre, effectivement. J'ai l'impression que pour toi deux questions se posent : sur la personnalité du psy et sur le type de thérapie. Et personne ne peut répondre à ta place ?
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219023
b
Moi aussi !
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