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Qu'a-t-il le droit de faire ? (désolée pour la longueur)

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 23/03/10 | Mis en ligne le 18/05/12
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Bonjour, Mon psy a déjà fait venir mes parents quand j'ai commencé à le voir il y a quelques années, mais le but était différent. Il voulait les rencontrer pour voir comment ils voyaient les choses. Il n'a quasiment rien dit, ma mère s'en est chargé. Même mon père ce jour là a pris ma défense. Je crois bien que c'est la seule fois. Elle m'a complétement démolie. J'avais tous les défauts, tous les torts. Mais le psy n'ayant pas pris parti, après ça n'a pas été pire que d'habitude avec moi. Il est vrai que s'entendre dire ce qu'elle a pu dire ce jour là, même si je savais déjà qu'elle le pensait, ça a fait mal. Cette fois-là, il y avait mes parents et moi. Pour maintenant, je ne sais pas. Il a parlé de ma famille et pas de mes parents. Je pense qu'il voudrait voir ma mère et ma soeur. Peut-être mon beau-frère s'il se souvient de ce que j'ai pu lui dire au sujet des sermons qu'il me passait, mais ça fait longtemps que je ne lui ai pas vraiment parlé de mon beau-frère (les sermons c'est quand je suis seule avec lui, comme il ne vient pas souvent chez mes parents, j'arrive à ne pas tomber dans le piège). Mon père peut-être, mais je ne pense pas. Il sait qu'il est malade et malgré tout ce qu'il a pu me dire ou me faire, ce n'est pas lui qui me pose le plus de problèmes. Et ça ne servirait à rien. Est-ce que dans son esprit je serais présente, je ne sais pas. Si ça doit vraiment se faire, je ne suis pas sûre d'avoir envie d'y être. Fuite ? Oui. Mais n'est-il pas compréhensible de vouloir fuir lorsqu'on sait qu'on ne sait pas se défendre ? La première rencontre entre mes parents et mon psy, je n'ai pas dit un mot. J'étais tétanisée dans mon fauteuil. Je n'ai jamais su me défendre contre qui que ce soit, ce n'est pas pour le faire contre eux. Alors à quoi bon y être si c'est juste pour me faire démolir une fois de plus ? Elle ne me dira pas ce qu'elle me reproche réellement. Certes, cette fois il devrait prendre un peu ma défense puisqu'il veut leur faire prendre conscience que je suis malade. Et ça, à mon avis ça passera mal. Ma mère me considère comme mauvaise, alors que quelqu'un prenne ma défense… Déjà qu'elle n'a apprécié qu'un seul des psy que j'ai pu rencontrer. Et si elle l'a bien aimée (c'était une femme) , c'est parce qu'elle lui a dit ce qu'elle voulait entendre (ou a compris ce qu'elle voulait, je n'ai pas assisté à l'entretien) à savoir qu'elle était vraiment malheureuse, qu'elle n'avait pas de chance de m'avoir comme fille, qu'elle était très courageuse de s'occuper de mon père, qu'elle était bien à plaindre, etc… En fait, ma mère a dû la voir pendant 20 minutes et il semblerait qu'elle n'ait parlé quasiment que de mon père. Cette psy ne m'a jamais dit quoi que ce soit au sujet de ce RV, il est vrai que je n'ai pas osé lui poser de question et que je ne l'ai vue que pendant le temps de mon hospitalisation. Avant même qu'elle ne rencontre ma mère, je n'accrochais pas du tout avec elle, donc je n'ai pas eu envie de continuer avec elle à ma sortie de l'hôpital. Je crois qu'il n'y a pas que la peur des conséquences avec ma famille que je crains. Je crois qu'il y a aussi la peur qu'ils arrivent à le persuader qu'effectivement je suis quelqu'un de mauvais, égoïste, etc… Ma mère m'a diabolisée auprès de tout le monde et il n'était pas rare quand je rencontrais quelqu'un qui la connaissait de m'entendre dire qu'il fallait que je fasse des efforts car je la rendais malheureuse. Maintenant on ne me le dit presque plus car je n'ai quasiment plus de contacts avec personne. Mais comme je me dis souvent que j'ai effectivement dû faire quelque chose de très mal, qu'il y a bien une raison pour qu'elle m'en veuille à ce point-là, que je suis probablement vraiment tout ce qu'elle pense, j'ai peur que mon psy finisse par penser la même chose qu'elle et me dise que j'exagère, que je devrais m'occuper plus d'elle, etc… Et je ne peux pas, j'ai suffisament de culpabilité sans qu'on m'en rajoute. Et si elle a raison, ça veut dire que je suis vraiment un monstre. Quant à savoir si j'ai besoin de temps, c'est là la question. Ça fait des années que ça dure. J'ai toujours connu ça, même si c'est seulement à 24 ans que quelqu'un s'est aperçu qu'il y avait un problème (même moi je croyais que c'était normal). Tous mes psy m'ont dit qu'il fallait que je parte, que je n'ai plus de contact avec eux. J'ai essayé de le faire à 25 ans. Ça s'est très mal passé. Et il y a déjà tellement de culpabilité en l'état actuel des choses qu'en rajouter, je ne le supporterais pas. En plus, je n'ai aucun ami (e) , je ne connais personne en dehors de ma famille. D'accord, je fais un peu de bénévolat, mais je n'ai aucun contact avec les autres bénévoles en dehors du temps où je travaille avec eux. Alors j'ai peur de ne pas être capable de prendre le large avant un bon bout de temps. Et pour ma relation avec mon psy, il n'y en a pas vraiment. Ce qu'il sait sur moi, ce n'est pas moi qui le lui ai dit. Pendant quelques années, j'ai vu un kiné avec une formation psy à l'hôpital et à lui j'arrivais à parler. Je sais qu'il lui communiquait les infos. Mais ça va faire 3 ans qu'il est parti à la retraite. Pendant des années, je suis allée 2 fois par semaine au CMP pour chercher mes médicaments (je n'y vais plus depuis le mois de septembre) , du coup quand il ne pouvait pas me recevoir, il mettait l'ordonnance dans mon dossier (ce qui fait qu'en avril il a changé du jour au lendemain mon traitement et que je ne l'ai pas revu avant le mois de juin…). Et bien souvent quand je le voyais, vu qu'il avait l'habitude de ne pas m'entendre, il disait à la personne qui me suivait qu'il en avait pour 2 minutes et qu'il arrivait (ce qui me bloquait complétement). Depuis que je ne vais plus au cmp, je le vois tous les mois et j'arrive un peu plus à lui parler, mais c'est plus sur ma relation actuelle avec ma famille, donc plus sur la façon de gérer les conséquences de mes problèmes que les problèmes eux-même. Et vu qu'il y a peut-être une porte de sortie pour qu'il ne convoque pas ma famille (ne plus lui dire ce qui se passe puisqu'il m'a dit que si je ne voulais pas qu'il fasse quelque chose il fallait que j'arrête de lui en parler) je pense qu'on va retourner au temps où je ne lui disais rien du tout. On me reproche bien souvent de ne pas parler, mais quand je parle, ça a toujours des conséquences négatives, alors je dois faire quoi ? M'enfermer dans mon silence ? Merci.
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256462
b
Moi aussi !
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