Histoire vécue Psychologie > Schizophrènie      (192 témoignages)

Préc.

Suiv.

J'ai expérimenté le Zyprexa

Témoignage d'internaute trouvé sur jetaide
Mail  
| 8664 lectures | ratingStar_92968_1ratingStar_92968_2ratingStar_92968_3ratingStar_92968_4

Bonjour.

Je vous propose un sujet sur les antipsychotiques, et en particulier le Zyprexa, l'un des antipsychotiques (neuroleptique atypique) les plus prescrit, que j'ai pris par périodes entre mars 2003 et septembre 2007.

Je commence par mon expérience personnelle, avant de vous communiquer quelques textes utiles relevés sur Internet.

J'ai expérimenté le Zyprexa, par épisodes, dans la période mars 2003- septembre 2007.

Je l'ai pris plusieurs fois sous contrainte en hôpital psychiatrique, mais aussi, avant de trouver la nutrithérapie, et qu'elle fasse son effet, ce qui demande généralement plusieurs mois, de mon propre chef, pour éviter les crises d'angoisses, les problèmes de sommeils ou les phases maniaques. Ayant vécu ces crises, je comprend bien ceux qui bénissent les antipsychotiques et les anxiolithiques, qui apparaissent alors comme de rapides sauveteurs, et ne veulent pour rien au monde revivre ces épisodes difficiles. Les autres traitements alternatifs permettent toutefois aussi de les éviter, mais demandent plus de temps pour être efficaces.

Dans un premier temps (les deux ou trois premiers jours) ses effets ressentis du Zyprexa semblent positifs : diminution de l'anxiété, calme, meilleur endormissement…

Mais les effets secondaires gênants sont arrivés rapidement : fort appétit (entrainant une prise de poids, ou de grosses difficultés à ne pas grossir, et une relative perte du goût) , fatigue importante, même avec un long temps de sommeil, difficulté à réfléchir, perte de libido et dépression, avec quelques autres effets secondaires plus mineurs pour moi : ronflement la nuit, légère ankylose des bras. Le Zyprexa a enfin un effet dépresseur particulièrement reconnu lors de sa phase de sevrage, qui est très pénible.

Quelques données communiquées par mon psychiatre :

Le Zyprexa produit ses premiers effets moins de deux heures après la prise. Effet maximal au bout de huit heures, et temps de demie-vie : 51 h selon le Vidal.

Il m'était conseillé de prendre le comprimé vers 20h à 21h pour avoir un effet maximal pendant la nuit, en particulier vers 4 heures du matin, heure la plus fréquente de mes réveils nocturnes.

Le calcul montre alors que lors d'une prise en continue, la dose efficace est d'environ trois fois la dose prise quotidiennement. Pour avoir la dose de 5mg que je considérait efficace sur la durée, je pris alors 15 mg le premier jour, puis directement 7,5mg ou 5mg le second.

Le Zyprexa sur la longue durée :

Selon certains auteurs, la prise de Zyprexa est recommandée sur la durée, et il est indiqué comme régulateur d'humeur et dans la prévention des accès maniques.

J'ai testé par deux fois la prise de Zyprexa sur de relativement longues durée (plus de deux mois à plus de 7,5mg) , en 2003 et en 2005, sur prescription de mon psychiatre. En 2003, je n'avais pas compris qu'il était la cause de ma très grande fatigue, et d'autres effets secondaires, indiqués plus haut. J'ai eu la grande chance de l'oublier lors d'un départ en vacance, et dès le lendemain, je me suis senti mieux moins fatigué. Toutefois, le sevrage (passage direct de 10 mg à 0) fut en suite particulièrement difficile pendant deux mois.

Lors de ma seconde hospitalisation en 2005, j'y ai reçu 20mg pendant trois semaines. J'ai ensuite effectué un sevrage plus progressif, correspondant aux normes habituelles : 10 mg, puis 7,5mg, puis 5 mg, puis 2,5mg, à chaque fois pendant un mois. Je fus relativement larvaire pendant cette période, et je n'ai retrouvé la forme qu'une bonne semaine après l'arrêt.

Lors de mes prises de Zyprexa suivantes, j'ai beaucoup raccourci les périodes de sevrages, en descendant toujours très rapidement à 5mg, qui est pour moi la dose maximale à peu près supportable sur la durée. Puis plus progressivement à 2,5 mg puis 0.

Mon utilisation finale du Zyprexa, en accord avec mon psychiatre.

En cas de tendance à la manie, ou de problèmes de stress et de sommeil, j'ai parfois pris un peu de Zyprexa pendant de courtes durées (de préférence moins de trois semaines) , en diminuant très rapidement les doses, avec des séquences du genre 1 ou deux jours à 10 mg, puis éventuellement 7,5mg pendant 1 ou deux jours ou passage direct à 5mg, puis 5mg pendant une semaine, puis 2,5 mg pendant une autre semaine avant arrêt.

J'ai aussi remarqué qu'une intervention précoce permettait de beaucoup limiter les doses nécessaires et le temps de traitement. J'ai donc recherché à voir les signes avant-coureurs de l'arrivée d'une crise, le sommeil en étant le premier, la tendance à l'angoisse un autre. Je me suis même parfois traité préventivement, à la suite d'un événement stressant susceptible de déclencher un problème.

Malgré de nombreux efforts, la reprise du sport, la relative absence de stress, je n'ai jamais réussi à me passer de Zyprexa plus de 4 à 5 semaines de suite avant de trouver et d'adopter la nutrithérapie et le lithium à faible dose comme traitement.

Je suis très heureux d'avoir pu maintenant m'en passer depuis près de deux ans, mais je reste vigilant par rapport à ma maladie, et en particulier par rapport à mon sommeil, qui en est le premier indicateur.

Initialement, mon psychiatre préférait le Zyprexa à doses adaptées en discontinu au lithium en continu, mais selon lui, les faibles doses que je prend maintenant sont sans aucun danger.

Effet des antipsychotiques :

Lire le lien suivant :

http://neuroleptique.sosblog.fr/

- Un texte intéressant sur le sevrage, long et difficile.

Cet extraits me parait bien correspondre à la mentalité des psychiatres hospitaliers :

Les neuroleptiques (antipsychotiques) sont parmi les plus dangereux médicaments jamais utilisés en médecine. Ils sont actuellement prescrits par des psychiatres au hasard. En d'autres termes, ils sont néfastes aux produits chimiques naturels du cerveau.

Ils comprennent les produits chimiques suivants : chlorpromazine, Triflupromazine, Mesoridazine, de la thioridazine, Acetophenazine, Fluphenazine HCl, perphénazine, prochlorpérazine, Trifluoroperazine, Chlorprothixene, Thiothixine, halopéridol, Loxapine, Molindone, Clozapine, rispéridone, l'olanzapine, quétiapine.

Les Neuroleptiques ont été utilisés sur des patients souffrant de troubles mentaux afin de réprimer leurs émotions et pour les rendre passifs et dociles. Tout comme ils ont été utilisés comme fléchettes de tranquillisants pour la capture et de soumission les animaux sauvages, ou dans l'ancienne Union soviétique au contrôle des dissidents politiques. Ils réprimer la combativité, l'hyperactivité, de tension et d'hostilité. C'est une façon inhumaine de soumettre un être humain.

Les Neuroleptiques peuvent avoir des conséquences dramatiques comme effets secondaires qui ne sont pas explicitement mentionnés dans les notices des drogues et ils ne sont pas clairement indiqué pour les patients ou de la famille du patient au moment où ils sont prescrits. Plutôt que de traiter une maladie, les neuroleptiques créent une autre maladie.

Outre le bla bla bla qui est normalement mentionné dans une illisible petite taille des lettres sur les notices accompagnant ces médicaments, chaque patient et chaque famille du patient doit être informé de leur mode d'action et leurs effets secondaires. Une loi gouvernementale doit être adoptée afin que le texte ci-après soit mentionnée intégralement en caractères gras et lisibles sur chaque notice de médicament, afin d'alerter les utilisateurs de leurs risques potentiels.

MODE D'ACTION.

Les causes possibles les plus fréquemment cités des maladies mentales (la schizophrénie et d'autres) est une hyperactivité anormale du système neurotransmetteur dopamine dans le cerveau. Les Neuroleptiques inhibent la transmission nerveuse de la dopamine dans les lobes frontaux et regule l'émotion du système limbique du cerveau. Cette inhibition n'est pas différent de la lobotomie chirurgicale.C'est une lobotomie chimique.

Le système des lobes frontaux et limbique sont le siège chez l'homme de hautes fonctions telles que l'amour, le souci des autres, l'empathie, l'auto-connaissance, la créativité, l'initiative, l'autonomie, la rationalité, le raisonnement abstrait, le jugement, la planification future, prospective, volonté, la détermination et concentration. L'inhibition de cette partie du cerveau perturbe le comportement global du patient.

WARNINGS ! MISES EN GARDE !

Les patients souffrant de troubles mentaux et la famille des patients souffrant de troubles mentaux doit être mis au courant et bien au tout début de prescription du médicament, des conséquences du traitement par les neuroleptiques (antipsychotiques) , à savoir :

1) que les neuroleptiques (antipsychotiques) sont des médicaments dont le but est d'endommager le cerveau et que cette mutilation du cerveau n'est rien de moins qu'une lobotomie chimiques .

2) que chimiquement lobotomisés les patients perdent leur personnalité. Ils deviennent "robotique" à la suite des dommages causés à leurs lobes frontaux et système limbique. Les modifications typique sont apathie, le manque d'initiative, la perte de mémoire et de concentration, l'indifférence affective et la perte de plus profond des sentiments et de tendresse.

3) que les dyskinésies tardive (DT) un trouble de circulation, qui touchent une des muscles volontaires, est plus susceptible de se produire dans 50% des patients souffrant de troubles mentaux traités par neuroleptiques. L'état en général au bout de 6 mois à 2 ans de traitement est incurable. Tressage langue circulation, puffing joues, smacking des lèvres, de sucer les mouvements de la bouche, du visage et du corps caractérisé par des mouvements continue mouvements de bascule, des tremblements et des postures bizarres, pour ne citer que quelques-uns de ces symptômes.

Extrait du site concernant le Zyprexa.

Le zyprexa : un poison légal.

En dix ans, le Zyprexa s'est imposé comme "le" médicament pour les psychotiques. Résultat de la stratégie marketing agressive d'Eli Lilly… qui a caché des risques connus. Des milliers de plaintes ont été déposées depuis aux Etats-Unis., le médicament est très prescrit en France.

Comment Lilly à fait avaler sa pilule.

En dix ans, le Zyprexa s'est imposé comme "le" médicament pour les psychotiques. Résultat de la stratégie marketing agressive d'Eli Lilly… qui a caché des risques connus. Des milliers de plaintes ont été déposées depuis aux Etats-Unis.

Ulien J. Est psychotique. C'est un habitué des médicaments. Il a pris les anciens, il prend les nouveaux. "Je ne me sens pas très heureux avec le Zyprexa. Mais, quand même, c'est mieux. Le problème, c'est que ça libère l'appétit."

Le Zyprexa, c'est la star des antipsychotiques de nouvelle génération (1). Voilà dix ans qu'il a envahi le marché. Qu'il rapporte au laboratoire pharmaceutique Eli Lilly, son fabricant, 4,2 milliards de dollars par an. Près de 20 millions de personnes dans le monde en ont pris ou en prennent. Et ce n'est pas fini. Le marché de la "schizophrénie" est énorme. Et captif, car les malades sont atteints à vie. Donc condamnés, des années durant, à avaler leurs petites pilules. Pour Eli Lilly, c'est mieux qu'une niche, car, comme le note le dossier de presse du laboratoire américain, "la schizophrénie est une affection chronique touchant 1 % de la population mondiale… On estime en France que près de 600 000 personnes en sont affectées".

Dans le monde de la pharmacie, tout lancement de molécule s'entoure d'un voile de secret. Concurrence oblige. Mais la façon dont Lilly a imposé le Zyprexa dépasse de très loin les petites cachotteries entre laboratoires rivaux. Selon une série de documents internes confidentiels révélés fin 2006 par le New York Times, la firme serait coupable de dissimulation, en ayant cherché, dès le départ, à minorer les effets secondaires du Zyprexa.

Un "médicament miracle"

Au milieu des années 90, l'arrivée sur le marché de cette nouvelle classe de neuroleptiques, baptisés "antipsychotiques atypiques" est présentée comme une "véritable révolution thérapeutique". Ils ont une efficacité comparable à celle des neuroleptiques classiques, que le psychiatre français Pierre Deniker fut le premier à employer, dans les années 50, pour traiter les maladies mentales. Surtout, ils induiraient beaucoup moins d'effets secondaires. Les neuroleptiques dits de première génération calment les symptômes, réduisent les hallucinations, les phases de grande dépression ou d'agitation extrême. Transformant, au passage, l'atmosphère très tendue et agitée des services de psychiatrie. Rares sont ceux qui se soucient alors des effets secondaires. Pourtant, les malades prennent du poids, beaucoup de poids. Ils souffrent souvent d'effets extra-pyramidaux : crispation des muscles ou mouvements saccadés. Certains sont comme absents d'eux mêmes, sans libido, perdant la mémoire. A l'époque, on s'en accommode. Les temps changent avec le Zyprexa : finis les effets extra-pyramidaux ou ces syndromes parkinsoniens. "C'était très intéressant. L'efficacité paraissait supérieure et les effets secondaires beaucoup plus limités", raconte le Pr Llorca, du CHU de Clermont-Ferrand.

La machine commerciale des grands laboratoires peut se lancer. Et en y mettant le paquet, car ces nouveaux antipsychotiques ont un autre avantage : ils se vendent au moins dix fois plus cher que les précédents. Dans cette phase de montée en puissance, Lilly se révèle particulièrement redoutable, d'autant que sa molécule, l'olanzapine, n'est pas la plus mauvaise. "Avec le Zyprexa, les patients étaient beaucoup moins assommés, ils étaient plus présents", note également le Dr Tremine, qui dirige un secteur de psychiatrie à Aulnay-sous-bois (Seine-Saint-Denis). Au tout début de sa commercialisation, la fameuse prise de poids n'est guère mentionnée. Ou alors en bas des notices, comme un effet secondaire anodin, qui serait le prix à payer pour tous les neuroleptiques. En interne, on finit pourtant par constater que 30 % des patients traités par Zyprexa ont une prise de poids rapide et importante ­ ; 11 kg en moyenne au bout d'un an. Certains malades prennent jusqu'à 50 kg ! On le sait chez Lilly. Mais on banalise cet habituel effet indésirable : "Les données disponibles ne sont pas en faveur d'un lien entre la posologie et la prise de poids. [… ] Les mécanismes de cette prise de poids ne sont pas totalement identifiés", se défend la firme quand on l'interroge aujourd'hui.

Les malades mentaux ont du diabète…

Pourtant, dès novembre 1999, dans un courriel interne, le Dr Breier, directeur médical d'Eli Lilly, écrit : "Le gain de poids et l'hyperglycémie associés à l'olanzapine sont des menaces majeures pour le succès à long terme de cette molécule d'une importance capitale." Selon le New York Times, "les documents publiés sont remplis de références réclamant que les interrogations sur le diabète et l'obésité ne fassent pas souffrir les ventes". Car le second effet indésirable grave est l'augmentation du sucre dans le sang. L'association américaine des diabétiques et des diabétologues s'en inquiète dès 1996. En 2000, un groupe de médecins a même mis en garde le fabricant : la situation "pourrait devenir plus sérieuse qu'[ils] ne l'anticipent". Que fait Lilly ? Le laboratoire nie, avec constance, tout lien de causalité entre la prise de Zyprexa et le diabète. Et affirme que, "dans la population souffrant de troubles psychiatriques, la prévalence du diabète de type II est 1,5 à 4 fois plus importante par rapport à la population générale. Ce phénomène est retrouvé tout aussi bien chez les patients schizophrènes que chez les patients bipolaires [sujets à des troubles de l'humeur, ndlr] ". Avoir du diabète serait donc une caractéristique des malades mentaux, pas des médicaments. "On arrive aujourd'hui à une situation cocasse, s'exclame le Dr Lecuyer, qui dirige un secteur de psychiatrie à Annecy. On nous a présenté le Zyprexa comme un nouvel antipsychotique miracle, en nous disant que tout allait bien, niant les problèmes de poids. Quelques années plus tard, tous les cliniciens notent ces prises de poids très importantes chez les patients, il y a la menace de procès aux Etats-Unis. Et maintenant, Lilly vient nous voir en proposant des programmes de nutrition et de conseils aux patients. C'est pour le moins habile."

Procès en rafale aux Etats-Unis.

Outre-Atlantique, les procès sont plus qu'une menace. En 2005, Lilly a versé 700 millions de dollars de dommages et intérêts à 8 000 patients rendus malades par le Zyprexa. Le 5 janvier dernier, le laboratoire accepte le paiement de 500 millions de dollars pour mettre fin à une cohorte de 18 000 plaintes. Des indemnités beaucoup moins généreuses parce que, entretemps, la Food and Drug Administration, l'autorité sanitaire américaine, a fini, en 2003, par assortir le Zyprexa, comme d'autres antipsychotiques, d'une mise en garde très claire sur les effets secondaires de diabète. Mais 1 200 autres pourvois pendent au nez de Lilly. La firme, privilégiant le règlement amiable, avait obtenu une clause de confidentialité des plaignants. Jusqu'à ce qu'un avocat spécialiste de la défense des malades mentaux, James Gottstein, brise la loi du silence et transmette fin 2006, à un journaliste du New York Times, les milliers de pages de documents internes que Lilly voulait garder secrètes…

Il en ressort que le fabricant du Zyprexa n'a pas seulement masqué les risques d'effets secondaires, mais &oelig ; uvré aussi pour élargir les indications de ce médicament. Une nouvelle molécule décroche toujours son autorisation de mise sur le marché sur une indication précise. Ensuite ? L'objectif commercial de tout laboratoire est de grignoter du champ pour pouvoir la prescrire plus largement. Pourquoi ne pas donner le Zyprexa aux déprimés ? Selon le Pr Llorca, du CHU de Clermont-Ferrand, "ce n'est pas absurde d'un point de vue théorique. Pour certains chercheurs, il y a une sorte de base commune à toutes les psychoses. Ce fut pareil pour les antidépresseurs, certains les prescrivent maintenant dans les troubles de l'anxiété". Au fil des ans, Lilly suggère, études à l'appui, que le Zyprexa est efficace pour les troubles bipolaires.

Il existe enfin un marché de la… prévention de la psychose. Peut-on prévenir les psychoses ? Ou du moins, est-il efficace de les traiter le plus vite possible, dès l'apparition des premiers symptômes ? Le débat est ouvert. On découvre, l'hiver dernier (2) , que Lilly, appuyé par une équipe de la prestigieuse université de Yale, a, au début des années 2000, entrepris un essai pour le moins problématique : prescrire le Zyprexa à des groupes de patients jeunes, sans psychose déclarée, puis comparer les résultats avec ceux d'un groupe placebo. Prendre du Zyprexa n'est pourtant pas sans risque. "Le problème est surtout que, au tout début, les symptômes ne sont pas significatifs. Un jeune de 18 ans peut être anxieux, déboussolé, dépressif, sans que cela signifie une entrée dans la psychose." Qu'importe, l'essai a été mené, et, au bout de quelques mois, les investigateurs ont dû l'arrêter, vu le tollé des milieux scientifiques. "La prévention des troubles mentaux, c'est un enjeu de santé publique majeur. Mais c'est aussi un enjeu commercial énorme", explique le Dr Lecuyer.

Ambiguïté commerciale.

C'est ainsi que d'année en année, le Zyprexa s'est imposé comme l'antipsychotique de référence. Il est partout, ou presque. Et est l'un des plus beaux exemples de l'ambiguïté commerciale des grands laboratoires. Lilly avait une bonne molécule, mais, pour l'imposer, il a adopté une stratégie qui n'avait rien de sanitaire. "Hier, encore, la visiteuse médicale de Lilly est passée, raconte un jeune interne en psychiatrie d'un hôpital parisien. Elle voulait nous inviter à déjeuner et nous proposer un voyage d'études. Et, comme les autres visiteuses, elle nous a dit en partant : "Et bien sûr, on prend en charge si vous le voulez votre pot de départ quand vous changez de service." C'est gonflant, et le pire, c'est que ces pratiques deviennent banales."

Lien : nantes.indymedia.org/article/13349.

Autres liens en anglais, suites aux procès contre le Zyprexa aux Etats unis.

Am.novopress.info/?P=2076.

Lawyersandsettlements.com/articles/01392/zyprexa-suicide-risks.html.

Message modifié (30-06-2009 12:10).
  Lire la suite de la discussion sur jetaide.com


92968
b
Moi aussi !
1 personne a déjà vécu la même histoire

Signaler un abus
Les titre et syntaxe du témoignage ont pu être modifiés pour faciliter la lecture.



Commentaires pour cette histoire  Ajouter un commentaire

Par mamantoc | le 28/02/12 à 09:51

Bonjour;

Que conseillez-vous pour se lancer dans la Nutrithérapie ? des médecins spécialistes ? lesquels ? des bouquins ?

merci
beaucoup
PS, mon fils prend du Zyprexa, il est devenu une vraie larve

Histoires vécues sur le même thème

Mon témoignage sur la schizophrénie ...

image

Bonjour. Je me présente : je suis une jeune femme de 27 ans, je vis en concubinage et je suis maman d'un petit garçon … et j'attend mon second enfant … je suis schizophréne ! Je sais que le mot schizophréne parait effrayant quand on ne...Lire la suite

Depressive car ma mère est schizophrène,qqn dans même cas?

image

Bonjour les filles, Bon, moi aussi, j'ai une mère schizophrène. Je sais comme c'est parfois lourd à porter (crises, longue descente, hospitalisation, incompréhension de l'entourage, remarques inadaptées, secrets… enfin tout le cocktail que...Lire la suite


 

Témoignages vidéos
Ma schizophrénie
Sur le même thème
Témoignage sur la schizophrénie affective
Voir tous les  autres témoignages