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Comment faire pour ne pas sombrer dans le stress?

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 19/02/11 | Mis en ligne le 16/03/12
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Constamment évoqué dans notre société, le stress n'est pas l'apanage de l'époque actuelle : il a toujours existé, ce qui peut laisser penser que le stress est indispensable à la vie. Mais l'important est l'adéquation de l'action avec la survie personnelle. Le concept de stress est ambigu. Au sens strict, la définition du stress n'est pas la réponse de l'organisme à une contrainte mais uniquement la contrainte elle-même. Celle-ci peut-être professionnelle, relationnelle, météorologique, sentimentale, mais elle peut se présenter aussi sous la forme d'un voyage, d'un déménagement, de l'apparition de la puberté ou de la ménopause Issu de l'anglais, ce mot signifie "tension". Cette tension peut en théorie être positive pour l'individu, mais peut être aussi négative. De là, on peut étendre la notion : le stress est la réponse non spécifique de l'organisme à toute demande. Par définition, il ne peut être évité. La comlète liberté par rapport au stress, c'est la mort, affirme Hans Seylie, en introduisant en médecine son fameux syndrome au cours du XX ème siècle. Il parle, en termes de déterminisme, à la façon d'un Bourdieu ; cependant d'autres solutions existent. Fuir la tension ou lui faire face Tout au long de la vie, celle-ci étant hasardeuse, le stress va se manifester. Chacun le sent à travers ses conditionnements, son éducation, ses croyances, ses projections du passé vers le futur : ainsi, chaque individu appréciera le niveau de menace ou d'inconfort de son seul point de vue. L'alternative est simple et bien connue : il faut soit fuir, soit lutter. Dans les deux cas, j'ai besoin d'énergie pour me battre ou pour courir. Car le stress provoque une dynamique de réactivité, il comporte la notion de référentiel antérieur. Voilà pourquoi la situation de stress fait peur, elle mobilise. Ni l'un ni l'autre La peur, inévitablement liée, à des degrés divers, aux situations de stress, génère des réponses souvent préfabriquées par le mental, et tout aussi inconscientes dans les comportements, mais également des modifications biologiques visant à être prêt à fournir une énergie rapidement et facilement disponible pour agir. Là est le problème : la réponse du corps au stress est tantôt bénéfique, tantôt maléfique. Mais le pire est possible : je ne suis pas en état ni d fuir ni de combattre dans la situation ; je suis tétanisé, aéractif, dans une impossibilité d'action. C'est ce que l'on appelle "le choc". Il représente alors un véritable traumatisme. Conséquences" Vous avez déjà rencontré des situations de choc : après le décès de son père, tel individu va sortir un psoriasis, qu'il gardera à priori toute sa vie. Plus bénin, après la réussite à l'examen du permis de conduire, la personne verra fleurir un magnifique herpès labial, ou bien fera un syndrome grippal Il est évident que, sur le plan de la santé, les conséquences du stress peuvent être terribles (mais pas nécessairement ! ) allant jusqu'au fameux burn-out, épuisement total de l'individu, tant sur le plan moral que physique. [ ] Le stress c'est vous ! Mais voulez-vous que je vous dise le fond de ma pensée Le responsable, c'est vous. Peu importe d'avoir un peu mal ici ou là, c'est une réaction normale du corps, qui vous dit simplement : prends soin de mes symptômes, prends patience et analyse les choses pour ne plus subir mais agir. Corrige-toi et change tes points de vue Vers d'autres solutions. On oublie qu'être en équilibre avec le niveau de stress considéré correspond à une autre solution, confortable ou non, en tout cas source de créativité. Face à une situation stressante, on peut parfois puiser dans des ressources intérieures insoupçonnées, allant m^me jusqu'à créer alors une expérience avec "un nouvel art de vivre" Même si l'on a pas toujours ce que l'on veut, on a toujours ce dont on a besoin De quelle maladie avez-vous besoin De quel accident avez-vous besoin De quelle "tuile" avez-vous besoin Devant les situations stressantes, certains individus sont sereins et ne présentent pas de troubles, alors que d'autres subissent les pires affres. Accepter les aléas de la vie, voilà déjà un bon début pour éluder les tentatives du stress. Mais cela est une autre histoire ! Le stress est une conception assez récente dans notre société, et il évolue avec son contexte culturel. Quelles sont les approches permettant de n'en pas subir les conséquences physiques et psychologiques Ces phénomènes structurels ; liés à l'architecture spécifique du système nerveux, existent chez tous les êtres humains, indépendamment de leur sexe, âge ou culture. L'activation de ces structures provoqueraient des modifications périphériques de l'état du corps qui seraient perçues au niveau de la conscience, produisant ainsi une sensation émotionnelle. Les caractéristiques des émotions seraient d'être des processus prioritaires, automatiques et involontaires, inducteurs de comportements peu élaborés et d'adaptation approximative au contexte environnemental. Émotions et sentiments émotionnels. De nombreux facteurs induisent des émotions, et elles interviennent constamment, dans tous les groupes sociaux et chez toutes les personnes, en toutes circonstances. Au niveau individuel, le vécu émotionnel intense perturberait : - la relation à soi. - la relation aux autres (et donc subséquemment la socialisation). -la relation au monde. Au niveau social, le vécu émotionnel intense perturberait par contagion l'état affectif des personnes du groupe et s'adynamique. Les sentiments émotionnels correspondraient à l'amitié, l'amour, la camaraderie, l'amour filial, etc, Les sentiments émotionnels n'existeraient pas à la naissance mais seraient acquis au cours du développement. Les sentiments émotionnels correspondraient à des émotions atténuées, et sous-tendus principalement par des processus cognitifs. C'est la régularité et la répétition de vécus différents, qui permettraient l'émergence des sentiments émotionnels propres et distincts. Les sentiments émotionnels, tout comme les émotions, résulteraient d'un apprentissage. Le stress, c'est la mémoire C'est ainsi que chaque individu peut ressentir dans sa vie, lorsqu'une situation stressante se présente, toute une palette d'impressions que l'on a pu résumer principalement en humiliation, injustice, abandon, rejet et trahison. Bien sûr, ces sensations psychologiques sont interpénétrées voire interdépendantes, chacun subissant son propre cocktail d'émotions en proportions différentes. Ce qui est très intéressant de remarquer, c'est que ces émotions stressantes viennent de la petite enfance, mais souvent on ne peut s'en apercevoir d'emblée. Devant de tels états, il est bon de se poser la question de savoir ce que l'on reproduit dans le mental. Il suffit d'y penser ! Dans un premier temps, ce que nous explique Boris Cyrulnik, il y a mémorisation d'une situation stressante. Puis, plus tard, lorsque les conditions se présentent de nouveau, même au niveau symbolique, la "deuxième couche de stress" va déclencher le véritable traumatisme. Comme le système nerveux est fait pour agir, tout ce qui l'entrave va déclencher des symptômes, des réponses plus ou moins inadéquates parce que non conscientisées. C'est ainsi que les comportements devant un stress sont souvent peu maîtrisés et peuvent engendrer des catastrophes dans la vie. Comment s'en prémunir. La compréhension du phénomène de mémorisation antérieure des stress permet d'abord de se dire que nous revivons quelque chose qui nous a été "imposé" 'culture, famille, éducation, morale, religion ) , donc cela ne nous appartient pas. C'est extérieur à nous, nous réagissons simplement en individu "formaté". Un enfant venant au monde est une entité propre que l'on va former ou déformer, en fonction du cadre global de vie dans lequel il évolue, en lui apprenant des règles. Une bonne solution est donc de faire une petite introspection pour se demander si ce que nous ressentons est notre propriété ou bien si nous acceptons la manière de voir les choses comme on nous l'a appris. Finalement, il faut faire une distanciation, nous ne sommes pas l'évènement stressant, posons-le sur la table et observons à distance. Les sages orientaux nous enseignent que, devant chaque émotion, chaque stress, il faut surtout ne rien faire ! Toute urgence demande cinq minutes de réflexion Cela permet alors à l'individu de ne pas réagir, mais d'agir en fonction de ce qu'il est et non pas en fonction de sa mémoire antérieure. Et l'on est surpris de constater que, parfois, aucune action n'est véritablement nécessaire de notre part. Agir n'est vraiment pas réagir. Agir permet la résilience Capacité psychique à gérer des variations plus ou moins importantes de l'état émotionnel et à retourner à un état d'équilibre, tout en continuant à faire face aux sollicitations du monde extérieur. Et les galères Si ce que nous venons d'évoquer se situe plutôt en première approche au niveau psychologique, comment aborder les situations propres à notre société, telles que les peurs d'insécurité, de chômage, de maladie, de manque d'argent, de temps Il faut bien se représenter que ces problèmes, certes prégnants et très entretenus dans un climat médiatique orienté vers la manipulation de la peur, peuvent aussi être abordés avec distanciation. La peur vient de l'apprentissage du passé et se projette dans le futur. Le passé n'est plus, le futur pas encore ! Très souvent, dans la vie les choses ne se passent pas comme on l'avait prévu Une bonne réponse consiste à revenir à l'instant présent, tout de suite. Regardons nos comportements de routine, nos oublis, le désordre de notre vie, les actes manqués Il est tellement moins "stressant" de vivre dans la conscience de l'instant présent : manger, marcher, travailler, se reposer, regarder Nos actes sont toujours parasités, comme nos pensées : on lit en mangeant, on téléphone en mangeant, on regarde la télé en mangeant, on se repose devant la télé quelle perte d'énergie ! Elle est déroutée vers l'extérieur de nous, alors que devant une situation problématique on a besoin de ses forces intérieures, on doit les concentrer. Ce qui amène à une certaine paix, une certaine sérénité, permettant de trouver dans le calme -plus ou moins relatif- les bonnes solutions à mettre en place face aux problèmes considérés. Petites phrases. Il me semble intéressant, en guise de conclusion, de rappeler le bon sens trouvé dans le livre Les Quatre Accords toltèques de Don Miguel Ruiz, édité par Jouvence. Ces principes sont très souvent utilisés lors de séminaires de gestion des entreprises. " Faire que sa parole soit impeccable ": Qu'elle soit juste avec nous-même, ce qui implique d'abord un silence, une écoute de soi et des autres, et non pas une réaction de parole immédiate. Apprendre à parler, c'est apprendre à se taire "Ne pas faire de supposition" : le futur n'est pas encore là, tout est possible, mêmes les meilleures choses aussi. Le passé n'est pas une fatalité qui va se reproduire forcément, tout dépend du regard que l'on porte sur la situation stressante. Certes les soucis peuvent être là, mais on peut les aborder plus sereinement et discerner de meilleures solutions qu'avant. " ne pas faire de ce qui nous arrive une affaire personnelle" : nous ne sommes pas dans une bulle étanche, tout le monde vit avec les mêmes tracas que nous, arrêtons nous de nous plaindre, acceptons les choses de la vie tout en y travaillant en conscience, le plus calmement possible. " Faire de son mieux" : C'est aussi se donner le droit à l'erreur, à accepter nos limites actuelles et aussi à accepter ce qui nous arrive. Il faut couler avec la vie, comme de l'eau. La méditation, puisque vous l'avez reconnue en filigrane, consiste à mettre les choses à distance pour mieux les gérer. Cela s'apprend tous les jour, dans le métro, dans le bus, en marchant C'est une discipline, il faut y travailler chaque jour Du Docteur Philippe Fiévet, médecin nutritionniste.
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