Histoire vécue Psychologie > TOC      (372 témoignages)

Préc.

Suiv.

L'enfer des tocs

Témoignage d'internaute trouvé sur aufeminin
Mail  
| 1260 lectures | ratingStar_142960_1ratingStar_142960_2ratingStar_142960_3ratingStar_142960_4

J'ai 17 ans et j'ai des tocs. Je les ai développé à l'âge de 13ans, je me souviens exactement de la période, août 2001, une des phobies que j'ai depuis que je suis toute petite s'est accentuée, elle est un peu spéciale d'ailleurs : la phobie des météorites. Durant cette période j'ai sombré dans une énorme angoisse qu'une météorite tombe sur terre, le soir je n'arrivais pas à fermer l'oeil, j'avais perdu l'appétit (j'ai d'ailleurs perdu 3kg en une semaine) , je me faisais vomir, j'épiais tous les bruit, bref je vivais un cauchemar permanent.

Ca a duré 2 semaines comme ça, jusqu'au jour où j'ai cru avoir trouvé la solution magique : si je me répétais 3 mots dans ma tête plusieurs fois de suite aucune météorite ne pourrais passer, un peu comme une formule magique, et je pourrais enfin me reposer un peu. Au départ ça a été comme une délivrance, c'était merveilleux j'étais libre… je ne sais pas comment expliquer ça, c'était un peu comme ci ces mots étaient mes sauveurs. Puis ensuite il y a eu tout un enchaînement, les 3 mots sont devenus une phrase, ect ect… un jours j'ai acheté une bague (un truc en toc (lol c le cas de le dire ! Assez banal) j'ai associé la phrase à la bague, si je ne portais pas la bague la phrase ne marchais plus… j'ai même créé une autre phrase en cas d'oubli de port de bague (ce qui était très rare et quand ça arrivais ça me plongeais dans des angoisses terribles). Ensuite à chaque phrase dite il fallait que je change la bague de place… ect ect…

Peu à peu j'ai commencé à sentir que ce son dans ma tête devenait envahissant, et pire encore je me suis rendue compte que la répétition de cette phrase avait échappé à ma volonté. Je ne pouvais pas regarder la télé tranquillement, me concentrer, ou même m'endormir… il y avait dans ma tête une radio qui disait toujours la même chose et dont je ne trouvais pas le bouton off.

J'ai passé une année de 4ème horrible, tout a dégringolé, mes résultats scolaires, mes relations avec les autres, mon moral… tout.

En 3ème je suis tombée dans une très bonne classe, j'avais trouvé une meilleure amie, quelqu'un que j'aimais et j'avais prit parti de mes tocs, même si ils restaient extrêmement gênants ils faisaient partis de ma vie. J'ai oublier de préciser que mes tocs nétaient plus destinés à calmer ma phobie des météorites, ils concernaient nimporte quoi.

A mon entrée en seconde j'ai décidé den parler à ma psy (que je consultais pour des problèmes de sommeil depuis quelques années) et elle ma confirmé ce que je savais déjà : ce que javais sappelait un toc. Elle ma orienté vers un psychiatre qui ma prescrit un traitement, des antidépresseurs à haute dose agissent sur les tocs en me disant que jen avais pour 18 mois de traitement. Pendant un an et demi j'ai changé de traitements 4 fois, soit ils ne fonctionnaient pas, soit les effets secondaires étaient trop gênant. Le dernier antidepresseur surtout, que j'ai pris jusquà mars de cette année, avait des effets très naussif sur moi. Certes jétais moins angoissée mais jétais comme un zombie, javais énormément de mal à me lever le matin, à me concentrer en cours ect.

Au mois de mars 2005 mon père ma emmené consulté un guérisseur, un homme qui était connu pour ses dons et qui avait réussi à guérir différents problèmes damis de la famille. Je lai vu 3 ou 4 fois, pour parler de mes problèmes de sommeil, mon anxiété et mes tocs. Au même moment j'ai décidé avec le psychiatre darrêter les antidépresseurs pour un temps pour voir si ceux-ci étaient vraiment efficaces. Et là, miracle, javais de moins en moins de tocs, ils se sont fait de plus en plus rare jusquà disparaître j'ai vraiment cru que tout ça était fini, et parfois je me laissais penser que javais peut être exagéré, fait un problème de ce qui nen était pas un. Ca a duré comme ça jusquà la mi juin, puis peut à peut, les phrases ont commencé à revenir, cétait pas dangereux et assez canalisé, je me disais que ça où de prières ça revenait au même et que ça restait normal. Mais j'ai eu tort, début juillet je suis partie en voyage avec ma famille et le fait de perdre pour un moment les repères que javais, des petits trucs insignifiants comme des émissions de télé que javais lhabitude de regarder, ma rendu très anxieuse et les phrases sont revenues à la charge. En samplifiant de jour en jour. Le pire avec ce genre de toc cest que personne nen est conscient à part vous, et le seul moyen pour quon vous aide est den parlé, et encore faut il que la personne qui est en face de vous saisisse la gravité de la situation. J'ai essayé den parler avec ma mère (qui ma dit quelle me comprenait et quon ferait quelque chose une fois rentrés de vacances) et ensuite avec mon père, mais lui j'ai limpression quil ne saisi pas bien. Il voudrait vraiment je pense mais malgré tout ça le dépasse et il me donne des conseils qui ne sont daucune utilité.

Maintenant la radio est de nouveau en marche dans ma tête, elle mempêche de dormir, de me concentrer, et je suis épuisée.
  Lire la suite de la discussion sur aufeminin.com


142960
b
Moi aussi !
Vous avez peut-être vécu la même histoire ?

Signaler un abus
Les titre et syntaxe du témoignage ont pu être modifiés pour faciliter la lecture.


Histoires vécues sur le même thème

J'ai reussis a me debarrasser de mes toc toute seule: temoignage - troubles obsessionnels compulsifs (toc)

image

Bonjour Chaiiiina ^^ pour avoir subi les tocs dans mon adolescence, je suis tout à fait d'accord avec Chaina car j'ai procédé de la même façon pour m'en débarrasser c'est à dire que je me suis empêchée de faire mes tocs (ruminations mentales...Lire la suite

Toc , rechute durant les regles !!!!! - troubles obsessionnels compulsifs (toc)

image

Salut. Toute personne souffrant de toc sait parfaitement l'enfer auquel il faut faire face chaque minute de la vie, il estime bien sur la valeur des choses perdues à cause de fléau… (Joie, quiétude, ami, copain, étude. Personnellement 6 ans...Lire la suite


 
Voir tous les  autres témoignages