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Toc et phobies d'impulsion

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J'ai des tocs et des phobies d'impulsion (surtout des pensées d'insultes et agressives) depuis.

Plus de 8 ans. Au début cela se limitait à un lavage des mains excessifs et quelques pensées d'insultes.

Envers les personnes religieuses. Je me posais des questions mais cela ne m'inquietait pas plus que ça.

Ce qui me préoccupait le plus c'était mon état de santé : j'ai fais de l'anorexie et une dépression à deux.

Reprises. Au plus je m'enfonçais dans la spirale au plus les phobies d'impulsion et les.

Angoisses augmentaient. Depuis ces dernières années mes tocs se sont encore plus accentués et mes phobies.

D'impulsion aussi. La plupart de mes tocs actuels sont complètement irrationnels : par exemple, j'ai.

L'impression qu'avec ma pensée je peux faire du mal aux autres (que si j'ai des pensées d'insultes ou.

Une émotion agressive/de haine envers les autres cela peut leur faire du mal) , que si je tourne mes pieds ou je tousse.

Vers des photos ou des personnes cela pourrait les blesser,… Je fais aussi des prières très souvent.

Pour demander pardon, que l'on protège ceux que j'aime,… Je me répète parfois dans ma tête des phrases.

(comme un rituel) du genre "je préfère souffrir que de voir souffrir les autres", ou lorsque j'ai des.

Émotions négatives envers d'autres je me dis "Que je me prenne tout ça sur moi, c'est moi le responsable".

Ce qui semble être une caractéristique chez les phobiques d'impulsion, je passe également pour.

Quelqu'un de gentil, de doux, qui pense plus aux autres qu'à lui. Je suis aussi hypersensible, hyper émotif,

Hyper réceptif, très peureux et perfectioniste. Mais je sais qu'intérieurement je ne suis pas le petit enfant tout.

Sage et tout gentil. J'ai vraiment parfois envie de dire aux autres d'aller se faire voir !

Je pense avoir compris que récemment, surtout avec les discussions de ce post, que toutes mes blessures.

Intérieures, toutes mes émotions refoulées (colère, peur, chagrin et même joie) ont des répercutions sur ma.

Santé physique et psychique. En repensant à mon passé, je me dis avec du recul que j'ai subi du harcèlement.

Moral (à l'école ou au travail) , que j'ai encaissé beaucoup de critiques, que les autres "jouaient" avec.

Moi et que je me faisais marcher sur les pieds. Tout cela par peur de faire des vagues, que je passe pour.

Être quelqu'un "à problème" et aussi parce que je vois encore la colère comme négative.

Peut-être que vous vous retrouverez aussi là dedans mais j'ai l'impression d'avoir plusieurs "voix"

(ou plutôt facettes de ma personnalité) qui se manifestent en moi :

- Un enfant intérieur hypersensible, hyper émotif, hyper réceptif. Le moindre détail le fait réagir (par.

Exemple un bruit ou quelqu'un qui ne dit pas bonjour par exemple). Chez d'autres personnes ces détails.

Passent complètement inaperçus et n'ont pas d'impact sur elles.

- Un enfant qui devient rebel, agressif, colérique quand l'enfant intérieur hypersensible est blessé.

- Des bourreaux intérieurs (ils prennent parfois la voix ou l'image de personnes m'ayant fait du mal dans.

Le passé et qui ont abusé de moi). Ces bourreaux m'agressent en m'insultant, en me dévalorisant, en essayant.

De me tenter à faire du mal ou en insultant les autres.

- Et aussi une partie de moi qui ricane quand je souffre, quand les choses vont mal pour moi ou pour d'autres.

- Un juge ou un policier intérieur qui jugent ce que je fais, je dis ou je pense (c'est bien, c'est pas.

Bien ça…). Par exemple, si ce que j'ai pensé est jugé mauvais selon mes critères, il y a sanction et culpabilité. La sanction peut être un rituel à faire suivant mes règles rigides.

Toutes ces voix qui se manifestent créent donc un conflit intérieur. J'ai l'impression que c'est une.

Guerre entre toutes ces voix. C'est donc parfois très difficile de calmer tout ça !

Peut-être que vous aussi c'est pareil mais mes tocs/phobies d'impulsion sont amplifiés à cause du stress,

De la fatigue, en revoyant des objets ou certaines personnes. Aussi parfois, ces pensées d'insultes viennent.

Quand j'ai peur d'en avoir. Par exemple, je sens que je vais en avoir une, je me dis "oulà il faut surtout.

Pas que ça revienne" et inévitablement elle se déclanche !

Ces pensées surviennent surtout envers ceux que j'aime le plus et donc cela me fait énormément souffrir.

Le problème que j'ai c'est que je ne pas trop comment m'en sortir. Je suis suivi par un psychiatre et.

Une psychologue. J'ai fais des progrès, des prises de conscience et j'essaie de plus m'affirmer mais j'ai.

L'impression de tourner autour du pot en ce moment. Aussi, ce qui me bloque c'est que je me sens bien quand je.

Fais le bien. Lorsque je me sens agressif ou en colère, je ne me sens pas bien intérieurement et donc je.

Préfère faire des "techniques" qui m'enlève le poid de la culpabilité.

J'ai expérimenté d'ailleurs plusieurs "techniques" pour ne plus avoir ces tocs/phobies et je vous donne le résultat qui.

S'opère ensuite en moi. Cela m'aiderait bien si vous pouvez donner vos avis, vos conseils, les "techniques"

Qui fonctionnent à long terme, etc…

- Le lâcher prise. Je ne fais plus aucuns rituels, je passe à travers mes peurs et je continue à faire les choses comme si rien était. Cela fonctionne pour ma part pendant quelques jours et ensuite le poid de la culpabilité et la fatigue revienent.

- Je laisse mes émotions et mes pensées aller comme elles viennent et en les exprimant. J'ai l'impression avec ce.

Comportement je pourrais bondir sur n'importe qui, l'insulter, crier des vulgarités… Un peu comme un chien.

Enragé intérieur que j'ai retenu en laisse et qui s'échappe. J'arrive à tenir quelques jours mais après j'ai une fatigue très forte et surtout une.

Grande culpabilité.

- Bizarrement quand je fais les rituels, je me sens moins fatigué et plus calme intérieurement mais bon je.

Sais que ce n'est pas la solution pour m'en sortir.

- J'ai essayé aussi de crier mes colères dans un endroit isolé mais comme le dis très bien le docteur.

Christophe André (cf post de Baisser d'étoiles) cela renforce/muscle encore plus la colère.

- J'ai lu un livre intitulé "le pouvoir de l'instant présent" d'Eckhart Tolle. Dans ce livre, il dit qu'il.

Faut devenir "observateur" (le témoin) de ses pensées et de ses émotions, sans chercher à les analyser.

Aussi, qu'en étant totalement présent dans l'ici et maintenant la négativité et la souffrance disparaissent.

J'ai essayé plusieurs jours, c'est vrai que cela marche dans une certaine manière mais il faut être tout le temps concentré et je trouve cela un peu rigide. Je me dis aussi que mon cerveau crie, appel au.

Secours et que je n'écoute pas ses messages. Le fait d'observer ses pensées, ses émotions n'est-il pas une.

Forme de refoulement ? Cela n'amplifie-t-il pas les peurs, les colères, comme si on mettait une loupe dessus ?

- Ma psychologue m'a conseillé d'analyser pourquoi une pensée d'insulte venait d'être déclanchée. Cela.

M'a permis d'avancer et de remarquer que souvent ces pensées se manifestaient soit parce que je ne me.

Respectais pas ou que l'on ne me respectait pas, que je ne faisais pas attention à mes besoins, etc… C'est.

Peut-être le plus juste mais cela demande du temps, ça n'est pas possible de le faire dans toutes les situations et au bout d'un moment je sature !

Une question importante que je me pose en ce moment : est-il juste d'en parler à sa famille ? Comment le.

Leur dire ? En fait, j'ai peur qu'ils aient peur de moi, qu'ils ne me voient plus du même oeuil ou qu'ils me.

Prennent pour un fou. Par exemple, qu'à table j'aille les menacer avec un couteau ou alors que j'aille les.

Tuer pendant leur sommeil. Je sais que cela me ferait du bien d'en parler avec eux mais j'ai pas aussi envie.

De leur sapper le moral.

Je me dis qu'il me faudra encore du temps pour résoudre ces tocs et phobies mais également que la vie passe. Tout cela.

Pour dire que je vis actuellement seul et j'envisage de vivre ma vie avec quelqu'un. Est-ce que selon vos.

Expériences cela peut améliorer les choses (par exemple, obligation de ne plus faire de rituels, de vivre.

Plus et de se poser moins de questions) ? Dans un autre sens cela me fait peur car je devrais tout le temps cacher mon problème et j'imagine qu'à certains moments ça doit être difficile à gérer.
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109608
b
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