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Toc pas commun + toc homo + derealisation (la joie, bref) - troubles obsessionnels compulsifs (toc)

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo - 01/01/13 | Mis en ligne le 04/06/14
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Suite… J'ai donc décidé de régler ENFIN mes problèmes et j'ai appelé un psy se spécialisant dans la TCC. J'ai eu seulement trois rencontres avec lui (car son horaire est chargé) et j'ai à peine commencé à aborder mes problèmes. Après mon 3ème rendez-vous (le lendemain en fait) , j'ai été assailli par une pensée qui m'a fait réellement très mal et qui touchait à un TOC qui ne m'avait pas ébranlé depuis belle lurette : le TOC homo… Mais c'était plus étrange et insidieux que cela… J'ai eu une image de moi qui couchais avec un mec que j'ai connu en voyage. Mais un mec que je trouve physiquement repoussant et avec qui je ne partage rien (aucun goût, valeur ou intérêt commun). Et dans cette espèce de fantasme cauchemardesque où nous étions en couple, il me dominait complètement, imposait à moi ses valeurs… Je devenais progressivement comme lui. Bon, juste pour préciser. Je n'ai absolument RIEN contre l'homosexualité. Rien, niet, nada. Je me considère même comme un genre de bisexuel passif, en ce sens que j'ai déjà eu une période gothique (à 18 ans) où je m'habillais de manière plus féminine que bien des filles et j'avais une fascination pour la transidentité. Il y a certains mecs avec qui je pourrais contempler de coucher (le David Bowie de 1977 par exemple) … Et quand j'ai eu mes premiers TOCS homo plus jeune, ce fut un des Tocs que j'ai le plus facilement réussit à outrepasser en me disant tout simplement : "Bein, en bout de ligne, si t'es gay, c'est pas la fin du monde. C'est maintenant accepté et tu pourras avoir une belle vie quand même". Bref, c'était pas le fait de penser coucher avec un homme qui me répugnait mais le fait de coucher avec un homme laid et surtout : avec qui je ne partage aucune valeur. J'ai commencé à me poser bien des questions (j'aurais pas du, je sais, mais c'est plus fort que moi) : Ai-je un fétichisme d'homme laids ? Est-ce que l'idée de me faire dominer par quelque chose qui me répugne m'attire ? Est-ce que j'aimerais être un objet sexuel pour un mec ? Le TOC en question était alimenté aussi par mon souvenir des derniers rapports sexuels avec la fille de l'été… rapports qui ne se sont pas si bien passé à cause de mon angoisse de performance (+ le stress de la relation instable) et où j'ai débandé. Donc, ce TOC de merde m'a bouffé la vie pendant 2 semaines mais a ensuite commencé à évoluer de manière plus radicale… et s'attaquer à mon identité. Cela a créé un nouveau TOC, le pire de tous à mon avis. À travers l'idée des valeurs du mec qui ne représentaient pas les miennes, j'en suis venu qu'à douter de mes propres valeurs, de mes goûts, de mes intérêts… et ÇA, ça m'a troublé horriblement. Et si les goûts, la personnalité et les valeurs que j'ai depuis 10 ans ne sont qu'une création de ma part pour masquer ma vraie personnalité ? Et là, je suis en plein là-dedans. Je doute de tout ce que je suis, de tout ce que j'aime. Je suis incapable de prendre du plaisir à ce que j'aime faire normalement, parce que mon cerveau, cet espèce d'instrument de torture, ne me laisse aucun répit. Et c'est foncièrement atroce en ce qui à trait la musique et les films (autrefois mon seul réconfort en période de crise) , probablement parce que cette première image est apparue alors que je regardais un film que j'adore. Dans mon cerveau malade s'est créé une série de liens complexes et insidieux entre mes passions et mes TOCs. J'ai peur de faire des choses que j'aime de peur que les pensées surgissent et "contaminent" les choses en questions. Et c'est ça que je trouve pénible par dessus tout… J'écoute un disque que normalement j'adore, et là, dès que j'y prend un peu de plaisir, une voix dans mon crâne me dit "allez, tu n'aimes pas ça pour de vrai ; c'est ta fausse personnalité créée qui te dit d'aimer ça". J'écoute un film ou une série télé, et mon cerveau m'impose des images affreuses de ce mec et moi qui baise en plus de critiquer mes goûts. Je ne suis plus capable de lire un livre sans que mon cerveau critique chaque phrase qui y est inscrite… Je suis incapable d'écouter un film sans avoir l'esprit investi de deux milles délires odieux… Bref, cela peut, pour vous, ne pas sembler si pire que ça. Mais pour moi, la musique, le cinéma, la littérature, c'est toute ma vie. C'est important pour moi (même si mon autre moi semble dire le contraire). Mon autre moi veut que je me conforme à la masse, que je coupe mes cheveux, que j'écoute Star Ac' et que je bouffe du Mcdo. Mon autre moi me dit que ce que j'aime, c'est trop expérimental, trop "dark", trop "fucké"… Il me dit que l'individualité, c'est de la merde. Il me dit de rejoindre la plèbe ignorante. Donc, j'ai ces deux Tocs présentement. Et ils s'enchevêtrent, se renforcent entre eux… Je veux les vaincre mais j'en suis incapable. J'ai été contraint d'annuler le 4ème rendez-vous avec le psy il y a un mois parce que ma mère a fait une grosse pneumonie (+ problèmes cardiaques) et était à l'hôpital (une autre source de stress) … Depuis une semaine, je suis en déréalisation à nouveau… la dépression est revenue. J'ai passé les quelques vacances de Noël à ne pas exister vraiment, à "jouer le rôle" du moi d'avant devant mes proches. C'était extrêmement pénible. Je pense que pour la première fois de ma vie, je vais devoir me mettre aux médocs. Voilà : Je suis chez moi, seul à la veille de l'an. Je n'ai rien fait de la journée si ce n'est que fumer beaucoup trop de cigarettes. Je suis perdu, enlisé dans moi, dans mes malaises. Merci d'avoir lu. Si quelqu'un a vécu ou vit quelque chose de similaire et souhaite partager, ça me ferait grandement plaisir.
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