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Abus sexuels, un cercle vicieux ? Victime puis bourreau ?

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo
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Non, non, non et non !

 

Ce raisonnement est idiot et… carrément écoeurant !

 

Tu as été victime ? Ooooooooooh… mais fais attention de pas reproduire !!!

 

Eh bien non.

 

Nous sommes victimes et nous ne reproduisons pas.

 

Alors maintenant quelques raisonnements importants :

 

La majorité (je n'ai trouvé aucun chiffre à ce sujet mais c'est effectivement ce qu'on retrouve dans les procès habituellement) des pédophile jugés disent avoir été abusés dans leur enfance.

 

Ça c'est le postulat de départ dont tout le monde se sert pour accuser à tort une ancienne victime "attention… "

 

1)  

 

Les pédophiles jugés disent effectivement dans la majorité des cas avoir eux même été victime.

Il faut bien se dire que dans certain cas le pédophile peut mentir (si si… un pédophile peut aussi mentir…) en espérant obtenir des circonstances atténuantes.

Ce qui est plutôt malin…

 

2).

 

Petit cours de math.

 

Je vais vous le faire avec un autre exemple.

Plus de 90% (j'ai pas les chiffres exacts mais c'est à peu près ça j'avais eu un cours là dessus au lycée) des personnes se droguant aux drogues dures ont d'abord essayé les joints.

Pourtant moins de 5% des personnes fumant des joints se mettent par la suite aux drogues dures.

 

Pourquoi ?

 

Et bien les plus de 90% du premier postulat font partie des moins de 5% du deuxième postulat.

 

On ne parle juste pas des même personnes.

 

Donc se servir du premier postulat pour dire " la majorité des personnes qui se droguent aux drogues dures ont d'abord fumé des joints donc la majorité des fumeurs de joints va se mettre aux drogues dures" est faux mathématiquement.

 

Pareil pour les pédophiles.

 

Se servir du fait qu'une majorité d'entre eux ait subi des sévices pour dire que la majorité des victimes va devenir abuseur est faux.

 

Conclusion.

 

D'après mon expérience personnelle (ça ne vaut pas grand chose mais les préjugés inverses ne valent pas mieux et ne tiennent pas compte des deux raisonnements cités plus haut) les victimes en grande majorité ne deviennent pas elles-même bourreau.

 

C'est une putain de contre-vérité, et je me fais une joie aujourd'hui de lui tordre le cou une bonne fois pour toute.

 

Il y a une partie des victimes qui va effectivement reproduire c'est vrai.

Ce sont des victimes en déni et qui trouvent normal ce qu'on leur a fait.

Tout comme un enfant battu qui n'a pas pris conscience que les coups n'étaient pas mérité risque de reproduire.

Mais cette partie à mon avis est bien loin d'une majorité et serait même sûrement une faible minorité.

 

La réaction logique d'un être humain ayant subi des sévices est de ne JAMAIS vouloir reproduire ça…

 

Maintenant, je vous laisse donner vos avis.

 

Et surtout si jamais quelqu'un a des chiffres, une vraie étude, ça m'intéresse [:janelle 2bb]?
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141272
b
Moi aussi !
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