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Accusé à tort de viol sur mineur, j'ai perdu définitivement mes enfants

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Mes enfants sont passés récemment devant un expert psy. J’ai reçu le rapport hier et à sa lecture, il est pour moi évident qu’ils ne reviendront jamais vers moi. Le lien ne pourra pas se rétablir, la rupture est consommée. Petit rappel des faits : Au siècle dernier, quand un homme et une femme avaient des rapports, si un enfant était conçu on pouvait être en droit de demander à l'homme d'assumer les conséquences. Maintenant que nous avons tout un arsenal de mesures contraceptives efficaces, je crois que la femme a sa responsabilité elle aussi. Après tout, nous avons les moyens de ne pas procréer si nous le désirons. On peut donc estimer que s’il y a faute, elle est partagée. Là où ça devient grave, c'est quand une femme, désirant des enfants, les "extorque" à son compagnon. Ce fut le cas pour moi. Madame a cessé de prendre la pilule, estimant que mes doutes, mon manque de confiance en moi, ma réticence, toutes ces raisons qu’elle interprétait comme étant mon "immaturité", disait-elle, me passeraient. Résultat : des années après, on voit la situation. Je me suis retrouvé père, alors que ce n'était pas mon projet de vie. Celui-ci n'a pas été respecté. On m'a manipulé. J'ai fait bonne figure et je me suis efforcé de faire au mieux pour mes enfants, que j'ai aimés. Ce mieux n'étant pas assez bien aux yeux de madame, elle a monté une manip visant à m'accuser via mes propres enfants. J'ai failli me taper dix ans de prison, pour rien. Je suis passé par la moulinette judiciaire et ça a duré sept ans. J'en sors brisé. On m’a littéralement arraché mes enfants, je ne les plus jamais revus. Maintenant, je suis déclassé socialement, plus en mesure de continuer normalement mon emploi ( qui me mettait en contact avec des enfants ), je reste marqué à vie, écœuré, et fiché malgré le fait que le tribunal ait prononcé une relaxe. Il faut le savoir : quand on est accusé de viol sur mineurs, quelle que soit l'issue du procès, on reste fiché toute sa vie. C'est le système. Bref, depuis le début, on n'a pas respecté mes options et mes choix de vie, tout ce qu'on a obtenu, ça l'a été par la tricherie, la tromperie, la manipulation. Et quand on a estimé que j'avais suffisamment rempli le rôle qu'on attendait de moi, on m'a jeté comme une vieille chaussette. Résultat, maintenant mes enfants continuent de dire que je les ai violés et se plaignent devant les juges, non seulement de ces prétendus actes, mais en plus de la non-reconnaissance de leur statut de victimes. Ces mêmes juges, obligés de s'incliner devant la relaxe ( plus le fait qu'en appel le jugement a été confirmé, que madame a voulu aller en cassation et que la Cour de Cassation l'a envoyée balader ), n'en demeurent pas moins relativement hostiles ou en tous cas, méfiants, circonspects, à mon égard. Les enfants, eux, évoluent dans une sphère où la mère est surinvestie, idéalisée, et le père dévalué, absent. Les prémisses de tout ça se sont construites en amont, largement avant : ayant eu une famille minable, père alcoolique et violent, mère soumise et dépressive, mon ex femme s’était sans doute juré d’avoir « une famille en or »… Elle faisait une fixation sur l'image d'Epinal de la petite famille. Le papa, la maman, les enfants, la maison, le chien, la télé… et peu importait que mon projet de vie fût différent. J'avais des ambitions artistiques, mes enfants étaient fiers de ce que je réalisais. Maintenant que le torchon a brûlé entre nous, tout ce qu'ils voyaient positivement est décrit avec des termes peu flatteurs : j'étais "bizarre", "immature", et on se sert ( et ça, c'est vraiment dégueulasse ) de ma créativité et mon côté un peu atypique pour en faire les preuves, les indices révélateurs de ma supposée perversité. On salit ce que j'ai toujours placé très haut. Non seulement je n'ai pas réussi, après des années d'efforts, à acquérir une légitimité dans la société en tant que créateur, alors que c’est la seule place que je revendiquais. Mais encore, on m’a attribué une place de présumé salaud, et il a suffi de deux ou trois séances de baratin chez des psys ou des gendarmes pour que le doute s’insinue, que le poison s’infiltre. Des années après ma mort, des gens que je ne connais pas seront encore en train de dire « oui mais lui, c’était un salaud, il a violé ses enfants », etc. Non seulement je n’ai pas réussi à me faire cette place qui était la seule que je pouvais occuper. Mais on m’en a fait une autre dont je n’aurais voulu pour rien au monde. A la lecture de ce rapport psy, où je reste définitivement dévalué, absent, jugé comme immature, pervers et lubrique, j’ai décidé de tirer un trait. Mes enfants, connais plus. Puisque leur mère est si bien, qu’ils se démerdent avec. Dans quelques années, je revends ma maison, je me tire à l’autre bout du monde, au fin fond de l’Asie, dans un pays avec d’autres valeurs, une culture différente, loin de frime, strass, paillettes et superficialité. Toute ma vie je resterai souillé par ces accusations mensongères. Quel sens cela pourrait-il avoir pour moi, à présent, de maintenir un lien symbolique avec des enfants qui, pendant ce temps, m’ont rayé de leur vie et me considèrent comme une ordure ? Je ne suis pas masochiste. Il y a des moments, il faut savoir tourner la page, lâcher du lest. Voilà. Je crois qu’il y en aurait long à dire sur cette notion de vengeance : on fait payer à l’autre ses propres échecs. Mon ex épouse a projeté sur moi un désir, une vision qu’elle avait de ce que sa vie devait être. Notamment son fantasme d’être mère. Quand elle a compris que je ne me prêtais pas à ce scénario, elle aurait dû, normalement, abandonner, et aller faire ça avec un autre. Au lieu de quoi, elle m’a forcé la main, cessant en douce de prendre la pilule et me mettant devant le fait accompli. J’ai affronté la paternité et les responsabilités du mieux que je pouvais, compte tenu du fait que ça n’était pas mon désir. J’ai fait de mon mieux, mais ce mieux étant jugé insuffisant, elle me l’a fait payer, elle s’est vengée. Je crois que c’est de la frustration, de la colère, c’est de la connerie surtout, parce qu’on ne manipule pas l’autre pour qu’il se marie ou qu’il ait des enfants. Normalement, on se marie à deux parce qu’on a tous les deux envie, on a des enfants à deux parce qu’on en a envie ensemble. Extorquer de l’autre ce qu’on désire, c’est une attitude de pervers, de tordu. Oui, s’il y a un pervers dans cette histoire, ce n’est pas moi mais elle. Et on voit les conséquences aujourd’hui : des années après, le couple, la structure, s’effondre. Bon, on pourrait se dire que ça tenu ce que ça a tenu, tant pis. Mais ce serait trop simple. Les enfants auraient déjà souffert comme ça, mais ça ne suffisait pas : madame voulait se venger ! Alors on les implique et au passage, on les esquinte un maximum. Maintenant, ils sont partis à devenir des bons clients pour les psys. On implique le système judiciaire, comme s’il n’avait que ça à faire – il n’a pas assez, sans doute, avec les affaires avérées à traiter. Faut-il encore lui en rajouter des fictives. On implique les uns, les autres, on détruit toute une famille – parce que de mon côté, mes parents, mes frères et sœurs, tout le monde a morflé. Je crois qu’il y a des gens qui sont inconscients, qui seraient prêts à écraser le monde entier pour leur truc à eux, quel que soit ce truc. Et ça commence très tôt. Je connais une personne très jeune, qui est déjà comme ça et l’a toujours été : elle te ferait perdre dix millions sans hésiter si elle y gagnait vingt centimes. Ou même si elle n’y gagnait rien : c’est la méchanceté, la perversité, c’est l’état où aucun délai, aucune frustration, n’est supportée entre la pulsion et son assouvissement, c’est le règne du « tout pour ma gueule », du « pousse-toi de là que je m’y mette », du « moi seul compte », et ainsi de suite. A l’échelle de la planète, ça donne des états qui seraient prêts à tout pour pouvoir continuer à exploiter telle ou telle richesse naturelle, le diamant en Afrique, le pétrole un peu partout, et qu’importe si les autochtones crèvent de faim, si l’équilibre écologique est menacé, si des guerres éclatent un peu partout… C’est moi-moi-moi, et le reste on s’en fout. Voilà la règle. Si on tombe sur autre chose, il ne faut oublier à aucun moment que c’est une exception. Aujourd’hui en tous cas, je tourne la page. Inconsciemment, dans un coin de ma tête, persistait stupidement un lien entre moi et mes enfants. Quand j’ai arrangé ma maison, après leur départ, ne me doutant pas de ce qui se tramait, je me disais : quand ils viendront, ils seront fiers, épatés, de la façon dont j’ai amélioré l’endroit. Ma fille ainée, celle qui est tellement artiste et avec qui j’ai partagé tant de valeurs sur la peinture, la musique, le dessin… je me disais que si elle héritait de l’endroit, elle en ferait un musée où serait réunies mes créations, ou du moins, qu’elle les conserverait. Maintenant, je sais que s’il héritent de cette maison, ils la vendront ou en tous cas, détruiront toute preuve de mon existence. Je ne veux pas que ça arrive. Je revendrai tout et je me barrerai en Asie, au Japon ou au Cambodge, dans les pays qui m’ont toujours attiré. J’achèterai ailleurs. Et quand je crèverai, mes enfants hériteront d’une piaule perdue au bout du monde, ils s’en démerderont. Quand je serai vieux et gaga, plus bon à rien, personne ne prendra soin de moi. S’il faut me mettre en maison de retraite, personne ne s’en occupera. J’atterrirai, dans le meilleur des cas, dans un mouroir. Il y a de quoi voir la vie en gris foncé, je vous le dis. En tous cas, dernière remarque : ne demandez jamais son aide à un certain avocat de Perpignan, qui se prétend le champion des accusations mensongères : c’est le roi des escrocs. J’ai eu affaire à lui et je le regrette amèrement. Non seulement il n’a rien fait de concret pour moi, mais en plus il a réussi à m’extorquer quand même de l’argent. Incroyable.
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228528
b
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