Histoire vécue Psychologie > Viols - Abus sexuels      (1070 témoignages)

Préc.

Suiv.

J'ai subi des sévices sexuels durant toute mon enfance

Témoignage d'internaute trouvé sur pathol08
Mail  
| 16807 lectures | ratingStar_54297_1ratingStar_54297_2ratingStar_54297_3ratingStar_54297_4

J'ai 24 ans, et je vis aujourd'hui un conte de fée avec un homme en or, qui m'aide beaucoup à parler de cette vie de merde, à me sentir bien, à entreprendre les démarches nécessaires et me donne le soutien que jamais personne ne pourra me donner, il est d'une patience d'ange. Avant qu'il n'arrive dans ma vie, je vivais chaques jours des cauchemards, je ne sais pas à quel age exactement ont commencés ces abus, mes souvenirs, confus, remontent à mes 4 ans, cependant je peux confirmer qu'ils ont commencés avant mes 1 an, en lisant mon histoire, vous comprendrez pourquoi je confirme cela.

Chaque soir, j'été violé par mon pére et/ou mon petit frére, un soir l'un, un soir l'autre, certains soirs les 2 en même temps. Le week end, des soirées spéciales, étaient organisées chez mon oncle, où se retrouvaient mes bourreaux de la maison, un autre oncle, ma mére, les femmes de ces oncles et leurs enfants (victimes eux aussi, dont 2 filles et 2 garçons) , certaines fois, d'autres cousines (3) , qui étaient venu en week end chez cet oncle la été violée aussi.

J'ai subi les pires choses que vous pourraient jamais imaginé, ou souhaiter à votre pire énnemi : j'ai été obligé de manger leur merde, de boire leur pipi, je recevais des coups autant du fils que du père, plus du pére, pour un oui ou pour un non, il m'a fait mangé les escréments de certains animaux en repas du soir. Comme si ce que je subissais n'était pas suffisant pour lui, le père, m'a fait prostituer en m'emmenant dans des maisons où des soirées spéciales sexe étaient organisés, ce genre de soirée à faillit me coûter la vie, je ne me souviens plus de ce qui c'est passé ce soir là, je me souviens juste m'être réveillée à l'hôpital, le cul endolorie et d'y être resté 2 mois, nourit sous perfusions, sous morphines, les reins et les intestins reliés à des poches afin d'y être vidés. Même après cet èpisode, ne croyez pas qu'ils m'ont laissés tranquille, le soir de ma sortie d'hopital, toujours sous morphine, ils ont abusés de moi, me sodomisant encore, le lendemain matin, je suis retournée aux urgences. En plus de tout les sévices du père, je subissais ceux du fils qui m'obligait à coucher avec tous ses potes. Je précise quand même que pour lui, j'aurai pu l'emplâtrer, mais je ne l'ai jamais osé sinon je me serrai fait tué par son père qui n'était autre que son amant (ils baisaient ensemble).

Quand à ma mère, je la qualifie directement de folle, car, depuis bien longtemps elle avait perdu le sens de la réalité, les notions du bon ou du mauvais. Elle est devenu l'esclave de son mari pour tout, tout ce qu'il fait, tout ce qu'il dit, pour elle tout est bonne chose, au point de participer et subir elle même dans toutes les mauvaises actions de son mari. Jusqu'au point de laisser son mari, faire de sa fille son jouet sexuel, sa chose, jusqu'à mes 21 ans, où, je suis tombée enceinte de cet homme, cette grossesse n'a rien changé à ma malheureuse situation de viole, à côtè de cette malheureuse vie que j'avais dans cet maison, je me suis créée mon monde, où je recherchais continuellement quelqu'un qui pourrait m'aimer, vraiment m'aimer, qui puisse lire dans mon regard et sur mon visage, ma souffrance avant que je puisse lui emparler et m'aider à me sortir de ce trou. Je suis passée d'hommes en hommes, sans exception tous les hommes que j'ai rencontré étaient tous parano comme ceux que j'avais chez mam. Je n'ai compté pour aucun d'entre eux, du moment que je réalisais leur fantasmes le reste ils s'en fichaient. Je n'ai d'ailleurs, jamais su dire non, car, la vie que j'avais chez mam était une sorte d'école, ils me formaient à ne jamais dire non, ne jamais parler, ne jamais penser, toujours satisfaire leur moindre désir, à être soumise. Ce qui m'amméne à dire, que quand je suis tombée enceinte, c'est méchant de le dire, mais je m'en foutais complétement de cette grossesse, j'ai tout fait, j'ai tout subi, tout accepté sans aucune différence corporele et mentale. A la naissance de cet enfant, portrait craché de "mon pére", j'ai été choqué à cette image, de me rendre compte que j'ai porté pendant 9 mois cet enfant, j'ai commencé dés ce moment là, à lui trouver un autre père, imaginant que l'un de mes amants pourraient l'être.

Aujourd'hui cet enfant à 2 ans et demi, voilà son histoire :

Tout comme moi, avant ces 1 an, j'ai assisté, moi même, paralysée, estomaquée, comme pour tous les autres enfants qui ont subit aprés moi et avant lui, à son initiation au viole qui à été collectif, chez ce même oncle auquel ils sont tous passés sur lui à tour de rôle. Aprés cette initiation, ils l'ont fait mené la vie que je mené chez mam, violé à tour de rôle par le père et le fils en raison de 2 à 3 fois par semaines. Certaine fois, pendant qu'il subissait ces violes, on nous obligait cette folle (mére) ou moi même à le tenir.

J'ai rencontré un homme merveilleux et nous avons décidé de vivre ensemble. Avant qu'on s'installe ensemble, je ne lui avais jamais parlé de mon histoire de peur qu'il me rejette, par honte aussi surtout, mais une fois fait, par bonheur pour moi, il s'est montré d'une patience d'ange, et ne m'a pas rejetté, bien au contraire, aujourd'hui, je peux dire que je suis la femme la plus heureuse du monde ! J'ai quitté la maison de '"mes parents" en leur mentant, je suis d'origine Réunionnaise, je leur ai dit que je venais en Métropole chez une amie pour travailler, le temps que je m'intalle ils devaient garder l'enfant. Je ne pouvais pas leur dire la vérité, ils ne m'auraient jamais laissé partir, le père, m'aurait sans aucun doute enfermer. Les 2 premières semaines, le père, n'a pas su que je vivais en couple, le jour où il l'a su, il a pété un cable et a commencé à me menacer, nous harceler, jusqu'au jour, où, un matin, par surprise, il envoi quelqu'un, le fiancé de ma cousine, chez nous, pour me chercher afin que je rentre. Ayant raconté à mon homme l'histoire de l'enfant, il m'a fait prendre conscience qu'on ne pouvait pas le laisser grandir dans ce monde là et j'ai profité que l'occasion se présentait pour partir avec ce mec et récupérer cet enfant. J'ai bien faillit perdre mon homme, mais comme je l'ai précisé, il est d'une patience d'ange. Je suis donc retournée à la Réunion, j'y suis restée 4 jours. Le jour de mon arrivée, il ne s'est rien passé, mais le lendemain soir, j'ai été a nouveau abusé, je leur avais annoncé que j'était enceinte, il n'ont même pas eut de pitié, ils m'ont violés, le pére et le fils. J'ai été humilié une fois de plus, j'ai subit 3 jours de viole, faisant exactement les mêmes choses qu'ils faisaient avant que je parte, entre temps, mon merveilleux homme et moi avions mit en place 1 plan pour que je quitte cette maison, que je fuis la maison. Ces abus de 4 jours, je ne l'ai pas raconté à mon homme, par honte, par peur, par honte avant tout, j'ai attendu d'être chez nous pour le faire, même ici, j'ai eu du mal à lui parler, par honte, j'ai honte de cette vie là, mais Dieu m'a fait croiser un être merveilleux et patient. J'ai donc pu réccupérer le petit, on a fuit et on est rentrée chez nous.

Mon homme, est un homme merveilleux, j'aurai tant voulu lui offrir une histoire qui lui ressemble, pas aussi dramatique, j'ai honte de moi. Je me sens sale et je l'ai sali aussi, mais, Dieu seul sait à quel point je l'aime, je n'imagine pas ma vie sans lui, le seul fait d'y penser, me fait paniquer, me fait souffrir. Il sait me parler et me faire comprendre les choses, il m'a pousser à entreprendre les démarches pour faire payer ces gens là, pour que ces monstres s'expliquent. Au départ je ne voulais pas, l'idée de me retrouver face à ces personnes là, l'idée que je vais passer des heures et des heures à raconter mon histoire, l'idée qu'on va lui et moi passer des heures et des heures dans des tribunaux, salle d'iaudiance, m'a fait peur. Et aussi, le fait que je ne suis pas la seule victime, que je ne pouvais pas faire ce genre de démarches sans parler avec les autres, et qu'ensuite ça perturbe leur vie, puisqu'elles ont toutes une vie de famille et que je ne sais pas si leur compagnons sont au courant, bref, mais mon chéri m'a dit quelque chose qui m'a fait réagir, l'enfant est sorti de là bas il ne subit plus, j'y suis sortie aussi, je ne subi plus, mais il y a d'autres enfants qui sont toujours là bas, et je ne peux pas affirmer qu'ils ne subiront rien, je n'ai rien fait pour cet enfant, je n'ai rien fait pour les autres enfants, aujourd'hui, loin de cette vie, je peux faire quelque chose, donc mon amour et moi avons écrient une lettre au Procureur, nous avons fait passer des examens médicaux à l'enfant aujourd'hui nous attendons la réponse du Procureur.

Chaque jour, comme par vengeance, j'appel ces monstres et je leur insulte, des fois les mots me manquent, pourtant j'ai plein de chose a leur dire, je leur envoi des sms aussi, là par contre, j'arrive trés bien à m'exprimer, je peux envoyer 4, 5 messages dans 1 seul sms tellement j'en ai a dire. J'ai de la haine pour eux mais cette haine là elle ne sors pas, c'est comme si elle est coincée dans mon ventre, hier (le 18) , mon mari demande à l'enfant qui lui a fait du mal, et l'enfant répond que c'est moi, j'ai pleuré de rage et j'ai prit le tel et je leur ai insulté, je me suis sentie bien, comme à chaque fois que j'appel pour les insulté, mais j'attends plus de rage. J'arrive à me demander si je suis normale ? Je me demande si je ne refoule pas ma haine pour ne pas "perturber" plus l'équilibre de mon couple ? Ou peut être que je suis folle ? Je reste passive, calme, je ne fais même plus de cauchemards et pourtant je sais que ce n'est pas une réaction d'une personne qui s'est fait abuser.

Aujourd'hui, mon mari et moi, nous nous posons des questions :
  Lire la suite de la discussion sur pathol08.com


54297
b
Moi aussi !
15 personnes ont déjà vécu la même histoire

Signaler un abus
Les titre et syntaxe du témoignage ont pu être modifiés pour faciliter la lecture.


Histoires vécues sur le même thème

Alcool, insistance... viol? - viol et abus sexuels

image

@jesuislunedelle : Citation : ce que tu as vécu est banal dans le sens où ça arrive à beaucoup de personnes. Beaucoup trop d'ailleurs… Je connais plusieurs personnes ayant vécues des faits similaires, mais en ce qui les concerne elles ont...Lire la suite

Temoignage - un an apres je vous donne de l'espoir - - viol et abus sexuels

image

Je ne sais pas cmt tu as fait pour te reconstruire en un an… personnellement tout m'est revenu dans la gueule il y a peu et pendant 4 ans je faisais comme si de rien n'était… j'en ai parlé 4 mois après mon viol j'ai voulu porter plainte ms le...Lire la suite


 
Voir tous les  autres témoignages