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Mon passé est en train de ruiner mon couple

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo
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J'ai grandit avec des garçons qui m'ont concidérés comme leur petite soeur. Nous étions 8jeunes, très proches, j'étais au centre de toutes leurs attentions.

 

Malheuresement il n'ont pas put me protéger contre les attouchements, les paroles vulgaires et agressives, les menaces de garçons extérieurs au groupe. Toutes ces mauvaises rencontres ont faussées mon jugement sur les hommes malgrès le fait que j'en ai des très respectueux autours de moi. Je ne me suis donc jamais interressée aux hommes de peur de ce qu'ils pouvaient me faire.  

 

Ensuite j'ai rencontré G. Qui a été le seul à pouvoir m'approcher sans que je me méfit. C'était un homme superbe qui me tombait dessus. Il a su attendre 1ans de relation avant que je puisse coucher avec lui  avec un peu de peur mais sans freins. Cela faisait deux ans que nous étions ensemble quand j'ai été violée (il y a maintenant à peine 2ans).  

 

G. Et mes amis étaient dans l'immeuble qui bordait la ruellle où j'avais été agressée. Ils m'ont immédiatement entourés et soutenus surtout les filles. Pendant toute cette nuit je me suis senti humiliée, d'abord face à mon agresseur qui me connaissait, ensuite face à mes amis, face aux infirmères. Le pire a été le regard de mes parents, rempli de je ne sais quoi qui fait énormément mal. Mes amis aussi se sont mis a me regarder comme ça, comme une victime. Je sais que j'en suis une, mais ça n'empeche pas le poid de la honte. Ensuite tout a été très vite. J'étais dans ma période de BAC alors deux jours après je suis retourné au lycée et fais comme ci tout allait bien. J'avais la tête fracassée, je pensais à plein de choses, je m'interrogeais sur la suite des choses, comment j'allais faire. Seulement une tès bonne amie de ma classe avait été prévenue. Et le fait de paraitre bien m'a soulagée après ce week end d'enfer.  

 

J'ai donc passé les mois de mai et juin à faire semblant en cours et a pleurer à la maison. Mes amis qui étaient là le jour de l'aggression etaient les seuls à savoir. Chaques discussions, chaques délires ne me semblaient plus vrais, je sentai leur regards sur moi, je sais qu'ils ne me voulaient pas de mal mais ça ne m'aidait pas. On pouvait avoir des blancs de 20minutes parceque l'un d'entre eux avait dit "viol". Certains copains se mettaient a pleurer en me voyant.  

 

G. Ne ma pas quittée du regard, il a été d'un grand reconfort et a été là quand j'ai portée plainte. Après ça s'en ai suivit une période où tout s'écroulait. Je ne  prenais plus 5douches par jours mais 10, je ne pouvais plus me voir dans le miroir, je pleurais à chaque fois qu'un inconnu me regardait, je ne sortais plus seule et certenement pas la nuit. Le groupe des 8, je l'ai progressivement quitté. J'avais besoins que l'on m'aide à me reconstruire et je ne pouvais pas le faire sous des regards malheureux.  

 

Je suis restée proche de 4 d'entre eux qui ont subis mes cauchemards la nuit, mes crises de paniques. Peu à peu ils m'ont aidé a trouver des moyens pour avoir moins peur : lumiere, musique, ne pas arreter de me parler quand on traverse une rue deserte en pleine nuit. Ils ont été merveilleux.  

 

Ensuit G. Est mort. Ca a été un electochoc, mais sans avoir le temps de m'éffondrer je devais être là pour sa soeur et toute les démarches. J'ai marché au prozac pendant 2mois puis j'ai arreté car j'entrai en stage. Je fumais beaucoup de shit, je buvais aussi beaucoup. Au début ça me permetait de rigoler ensuite ça a accentué mes cauchemards. Puis tout c'est aténué. J'ai repris un rythme de vie normale : la semaine au boulot, le week end faire la fete.  

 

Je ne sais pas ce qui a fait que ma vie s'est simplifiée. Je faisais encore des cauchemards, mais telement moins souvent que je me sentais un peu plus libre, je sentai que ce connard avait un peu moins d'emprise sur moi. Le miroir est redevenu mon ami et j'ai été contente quand j'ai vu que je n'avai pas changée, j'avai garder une image de moi les yeux gonflés par les pleures et des bleus un peu partout. J'ai passé une très bonne année scolaire, je n'ai pas eu de relations mais je n'en cherchais pas. J'ai voyagé, rencontré des personnes exceptionnelles et réussit mes concours d'entrée en école.  

 

 

Puis en septembre 2009, j'ai rencontré M. Un homme merveilleux, extraordinaire qui m'a rendu amoureuse. Il m'a rendu ma féminité avec son regard, il m'a rendu ma vie sexuelle et ma confiance en mon corps. Ca été incroyablement vite entre nous, il ne savait pas mon passé, il me voyait drole, jolie et tétue. Ca été parfait. Au bout de très peu de temps je lui ai parlée de mon viol. Il m'a soutenu.  

 

Puis les cauchemards ont recommencés, mais plusieurs fois par semaine. Il a vut ça. Ca été dur d'assumer cette totale faiblesse passagere devant lui. J'ai eu peur de son jugement. J'ai eu peur de lui raconter comment ça c'est passé. J'avais besoin d'en parler, j'avais besoin de lui dire, j'avai besoin qu'il le sache. Je lui ais demandé de m'aider. Il a mis du temps mais il l'a fait. Il ne sait pas qu'il est un de mes plus precieux pilier vu tout ce qu'il a fait revivre en moi. Je pense que c'est a ce moment la que j'ai fais une erreure. Je pense l'avoir trop secoué pour qu'il m'aide. Je ne savais pas comment faire, c'est la seule personne a qui je l'ai dis de vive voix. Aujourd'hui j'ai finit mes séance avec la psy qui m'a beaucoup aidé a metre de l'ordre dans les évenements. Mais je ne dors presque plus, je fais des cauchemards presque toutes les nuits, dès que je ferme les yeux je vois ce connard qui s'approche de moi. Je vais rarement en cours, je suis en train de rater ma première année…  

 

M. Est toujours là, je l'aime et lui aussi. Mais a force, il en a marre de mes paniques nocturnes. Ce matin après une crise il m'a dit que je devais faire quelque chose, qu'il fallait que je me soigne. Il veut aussi être plus impliqué dans mon histoire. Il veut le dossier du procès, les comptes rendus de l'hopital. Il me dit qu'il a besoin de ça pour pouvoir continuer avec moi. Si je ne lui passe pas ces papiers il me quitte.  

 

Moi je ne comprend pas. Je suis prete a lui raconter ce qu'il voudra savoir. Seulement je ne veux pas qu'il ait toute mon intimité la plus secrete. Je ne peux pas. J'en suis malade et je ne sais pas quoi faire. Est-ce normal de ne pas vouloir lui montrer ? J'ai peur de son regard, de son jugement, j'ai peur de ce qu'il va lire. Le procès a été horrible pour moi, j'ai eu l'impression d'être un numéro parmis d'autres. Vous connaissez ces proces où 5 personnes sont passés avant nous et 5 passerons après ? Où la juge parle de votre sexe comme ça, sans gene, sans rien. Exposée devant tout le monde, quelle honte, je me suis senti mal a l'aise et pointée du doigt. J'ai eu de la chance car ça a été plus rapide qu'a la normale et heureusement…  

 

 

Je ne veux pas perdre M. Mais en même temps le fait qu'il me dise "je veux ça, je veux j'en ai besoin" me fait énormément de mal. Mon couple est en péril a cause de mon passé.
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142161
b
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