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Je suis allergique aux sulfites et personne n'a pu le diagnostiquer

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Une nuit d'août 1981, après avoir pris un pot de départ au bureau, certainement mon premier, j'avais 23 ans - je m'en souviens bien car mon père s'était fait opéré d'une endocardite-, -mon fils aîné avait 8 mois-, j'ai eu un très fort malaise cardiaque. C'était, m'a-t-on dit ensuite une crise très importante de tacchycardie, augmentée d'une crise de peur panique. Le médecin est venu dans la nuit et m'a fait des piqûres de valium et calcium. Cette crise a été si violente que mon coeur s'est déréglé, à tel point que je refaisais une crise toutes les nuits ; ça a duré des mois et à la suite de cela, j'ai bien sûr fait une sorte de dépression ; tout ce qui pouvait faire provoquer une crise de tacchycardie ne ratait pas l'occasion de le faire : digestion, monter les marches, simple peur d'avoir une crise et j'en passe par pudeur ! C'est vous dire ! A chaque fois que la nuit tombait, j'appréhendais d'aller me coucher par crainte de revivre le cauchemar de la première crise.

Diagnostic au bout de quelques mois : Spasmophilie, bienentendu !

Mon époux, qui ne supportait pas d'être réveillé en pleine nuit, comme beaucoup je pense, a commencé à me montrer les premiers signes de nervosité ; il ne m'a jamais plainte ni même aidée dans ce parcours du combattant. Même lors de la première crise, quand je lui ai dit que je me sentais partir, au bout de quelques minutes de tacchychardie extrême, quand je lui demandé d'appeler un médecin ; il ne s'est pas levé et c'est moi qui suis descendue pour lancer un appel au secours, sentant ma vie en danger. J'éprouvais une grande difficulté à respirer et ce fût un calvaire pour aller jusqu'au téléphone au rez de chaussée. J'en ai voulu à mon mari…

Je me souviens que le médecin avait dit un peu sèchement à mon mari que j'avais fait une sorte de crise cardiaque et qu'arrivé à ce point, c'était assez grave ; (peut-être avait-il remarqué que c'était moi qui avais appelé (avec beaucoup de mal car je manquais d'oxygène).

Les mois ont passé ; l'horloge était vraiment bien déréglée ; je ne prenais plus aucun excitant à cette période car tout était sujet comme je le disais plus haut à faire redémarrer mon coeur en trombe : plus d'alcool, plus de sport et j'ai commencé à prendre des anxyolitiques, Lexomil, Lixanxya. Je faisais des crises de peur panique à répétition pour un rien. Par exemple, nous partions en vacances de nuit, une crise me reprenait et ça re-cassait l'ambiance. Puis, au fil du temps, mon horlogue cardiaque s'est remise en marche ; j'ai repris une activité normale mais les crises revenaient régulièrement.

Alors, malgré mes craintes, nous avons décidé de fabriquer notre deuxième enfant. C'était un bébé de 4,700 pour 55 cms. J'ai eu une crise d'arythmie pendant l'accouchement, ce qui a fait que mon bébé a lui aussi manqué d'oxygène. Il est né un peu bleu et la sage femme a été rassurante tout en étant très ferme. Elle m'a fait respirer calmement et à chaque respiration, la peau de mon précieux bébé rosissait un peu plus jusqu'à redevenir normale ; il a enfin poussé son cri et la sage-femme a coupé le cordon. Elle m'avait, je le sais, maintenant, injecté un produit qui avait provoqué ce malaise : un accélérateur de contractions.

Nous sommes donc en 1986. Le suivi d'accouchement n'a pas été facile car mon mari avait alors fait une entaille au contrat avec ma meilleure amie et voisine. Je vous passe les détails car ce n'est pas là le problème ; j'ai découvert le pot aux roses et le ciel est tombé sur ma tête de jeune maman avec deux jeunes enfants de 5 ans et 9 mois. J'ai perdu 33 kilos en 2 mois (j'avais seulement pris 23 kgs pendant ma grossesse ! J'étais malheureuse comme la pierre. La confiance était rompue mais nous sommes restés ensemble encore 10 ans.Les troubles cardiaques revenaient régulièrement et toujours la nuit mais j'avais appris tant bien que mal à prendre sur moi et à ne plus rien dire à mon mari. Je me levais et j'allais regarder la télévision, souvent à la même heure, avais-je constaté. Je m'endormais vers 4 h ou 5 h, je me levais pour aller travailler à 7 h. Je ne vous dis pas la forme olympique qui était mienne à cette époque !!!

Je donne des excuses à mon ex mari. Ma sourde maladie, qu'un cardiologue a nommé la maladie de Bouveret, l'avait fait s'éloigner de moi. Alors qu'un autre cardiologue que je suis allée voir quelques années plus tard à la suite de la reprise de mes troubles m'avait dit que je pouvais le revoir dans 15 ans ; que j'avais un coeur solide, un peu trop réactif avec quelques extra-systoles, mais solide. En fait, je sais aujourd'hui, en 2007, que c'était à cause de la pilule que j'avais reprise. Les troubles ont disparu quand j'ai décidé de passer au stérilet. Mais je n'ai pas fait le rapprochement à cette époque. De toutes façons, même si je l'avais fait, ma gynéco pensait que ce ne pouvait être la pilule qui me déclenchait des palpitations cardiaques, entre 3 h et 4 h du matin, comme elle l'a confirmé quand je lui ai dit en 1996 que je ne supportais aucune pilule. Sans parler des migraines terribles qui me prenaient et que rien ne soulageait.

Ce fût un mal pour un bien car lorsque j'ai connu Christian en 1995, nous sommes tout de suite tombés amoureux l'un de l'autre et nous filons depuis le parfait amour, avec ou sans mes migraines et ma tacchychardie (rires). J'ai donc divorcé en 1996 et je me suis remariée en 1998. En 1996, j'avais repris la pilule, ne supportant plus le stérilet et là, j'ai fait la relation entre les troubles et la pilules. Je l'ai prise 6 mois et du jour au lendemain, n'en pouvant plus de ces crises nocturnes, j'ai cherché à comprendre. Christian m'a toujours beaucoup aidée à comprendre et à apprendre à écouter mon corps. J'ai donc décidé d'arrêter la pilule, pour voir. Les crises ont cessé du jour au lendemain. Ma gynécologue n'a jamais voulu l'admettre mais moi, j'ai toujours été sûre que la pilule m'apportait ces troubles.

Aujourd'hui, j'en ai le coeur net, c'est le cas de le dire il s'agit des sulfites qui sont les conservateurs E220 à E228, que contiennent aussi nombreux médicaments. Mais s'il n'y avait que ça ! La suite va vous intéresser.

Je suis une bonne vivante. Sans prendre l'apéro tous les soirs, il arrivait que le week end, nous prenions un petit verre. Je ne crachais pas sur un bon verre de rouge ou deux, pourquoi pas du blanc si on m'en proposait et pourquoi pas un Champagne et quelquefois, si on m'en offrait, des vins champagnisés que j'aimais un peu moins cependant. J'avais bien remarqué au fil du temps que souvent, quand j'avais des invités, ou si j'étais reçue, dans la nuit, je refaisais une crise forte de tacchycardie ; c'était toujours pour moi un lourd calvaire mais le temps aidant, j'avais accepté ce mal qui me rongeait. J'ai souvent dit à mon médecin que j'avais remarqué que quand je buvais du vin, entre 3 h et 4 h du matin, j'avais une crise. Il y a longtemps que j'aurais dû arrêter ; mais c'est très difficile quand on est bonne vivante, surtout quand le médecin vous dit qu'il n'y a pas de rapport !

En effet, le médecin me disait qu'il s'agissait de la maladie de Bouveret, alors va pour la maladie de Bouveret !

A une époque, en 1996, je crois, j'étais allée voir un cardiologue sur le conseil de mon médecin. Christian était toujours présent lors de ces visites. Il voulait comprendre absolument et m'aider. Il l'a fait et je l'en remercie. Le cardiologue m'avait prescrit du Cardiocalme et un deuxième médicament, pour me faire ralentir le coeur. Quand quelques mois après, je suis allée revoir mon médecin car j'étais très épuisée, il m'a pris ma tension et m'a tout de suite dit d'arrêter les médicaments. Mon médecin traitant n'avait pas eu connaissance de cette prescripion et a écrit au Cardiologue en lui disant qu'il n'aurait jamais dû me prescrire ce type de médicament. En fait mon coeur battait à 30 pulsations minutes. J'aurais pu mourir à chaque instant. Le cardiocalme aurait été suffisant d'après ce que j'ai pu comprendre ; c'est l'autre médicament qui était de trop. Il faut bien écouter son coprs mais aussi son coeur et je peux vous le dire aujourd'hui, au sens propre, comme au sens figuré.

En 1997, j'ai été opérée d'une hernie discale et j'ai eu de nouveau un gros choc cardiaque après la péridurale ; bien sûr, je n'ai pas fait la relation avec les anesthésiants. Aujourd'hui, je sais que le xylocaïne adrénalisé contient des sulfites mais je ne le savais toujours pas quand j'ai voulu me faire enlever deux petits grains de beauté.
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93381
b
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