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Temoignage de l'entourage d'une personne âgée hospitalisée

Témoignage d'internaute trouvé sur e-sante - 26/09/11 | Mis en ligne le 05/04/12
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Désolé mais ce recit ne plaide pas en faveur du personnel et du dirigeant du service de cet hospital ou je fais part de mon experience, peut-être pourra-t'il te servir… Euthanasie hypocrite et dérives vers la sortie. Maman, Je te demande pardon de n'avoir rien fait, d'avoir accepté, d'avoir été impuissant et laxiste face a ce qu'ils t'on fait ou pas fait, le corps médical ne mérite pas la confiance que nous leurs accordons. Qui sont ces gens qui ont pouvoir de vie ou de mort a tort ou a raison a notre encontre, comment les appelles t'on, qui sont t'ils, pourquoi ont t'ils décidé d'abréger volontairement sans aucun remord ton existence de cette manière, pourquoi un tel acharnement ? J'ai cinquante quatre ans à l'heure ou je couche ces quelques lignes sur cette page et je pleure comme un bébé, tout seul devant mon ordinateur, les yeux gonflés par le chagrin à chacune de mes pensées qui vont vers toi, relevant la tète pour éviter de tout mouiller, la gorge nouée la goutte au nez reniflant toute les dix secondes, pourquoi ont' ils décidé de raccourcir ta vie ? Est-ce ton âge avancé ? , qui peut décider de la vie ou de la mort ? A quel âge est-on considéré comme vieux ? Est-ce que l'enveloppe qui nous sert de corps est t'elle seule considérée et pris en compte, que fait-on de notre mental, de notre âme, c'est pourtant elle qui dirige notre vie et elle n'avait certainement pas pour tous ceux qui te connaissaient pris une seule ride. Est-ce pour faire des économies sur les retraites ou la sécu ? Je ne sais plus que penser… Pourquoi t'ont t'il abandonnés et laissés mourir de la sorte ? Personne ne mérite cela, même a tes quatre vingt deux printemps, ta vie ne devait pas s'achever ici toute seule dans ce lit d'hôpital loin de tes sept enfants et de ton mari, le regard dans le vide ne reconnaissant plus ta famille dont tu étais fière, branché a des tas d'appareils, écrans, poche d'oxygène, insuline, antibiotiques, liquide pour enfin t'hydrater et j'en passe, je me revoie ce premier dimanche de septembre 2011 aux urgences de Carcassonne ou tu as été admise pour un problème supplémentaire d'hyper quelque chose du a un surinfection qui empoisonnait ton organisme, mouiller ton visage de mes larmes me demandant si j'aurais a nouveau l'occasion de le faire et m'effondrant en sanglots a la sortie de cet espèce de box après un dernier regard dans ta direction devant la responsable du service qui me proposait de m'asseoir, en me demandant si ça allait…. Il y a encore un an en arrière, tu rayonnais, tu profitais de voyages, de cures avec papa, tu aimais recevoir tes amis, ta famille, et même si des problèmes liés a ton âge te donnais quelques soucis tu ne laissais rien paraître, la joie de vivre t'habitais et tu savais communiquer cet état d'esprit. Aujourd'hui j'ai le coeur plein d'amertume et de haine envers le corps médical, je ne sais pas si je pourrais changer cela un jour. Je n'ai aucunes notions de ce que peut représenter et exprimer nombres de termes techniques et scientifique, mots médicaux qui m'était jusqu'alors inconnus, j'ai entendu a de nombreuses reprises des symptômes du a ceci ou a cela ces derniers jours et dont je serais incapable de me souvenir et d'en donner la définition, c'est donc avec mon coeur, mes mots et ce que j'ai ressenti a tort ou a raison jusqu'à aujourd'hui que je veux exprimer ce sentiment qui me fait si mal. Aussi loin que ma modeste mémoire me le permet, il y a environ deux ans tout a commencé avec de petits soucis au nivaux de douleurs a tes jambes te firent aller consulter ton "docteur" généraliste qui pour les atténuer n'a rien trouver de mieux que de te faire prendre des médicaments a base de cortisone a des doses d'après ce que j'en sais de plus en plus conséquentes au fil du temps et des douleurs que tu ressentais sans prendre conscience (ou consciemment ou tout simplement bêtement) que ce médicament pouvais avoir des conséquences irréversible sur ta santé. Il est certain que tes douleurs s'estompaient, mais ton foie en a pris un coup, le diabète a fait son apparition. Une valse du médicament s'est alors mise en place, cachets pour lutter contre l'arthrose, un autre pour le diabete, nombres de cachets destinés aux petits soucis liés à ton âge, d'autres pour limiter les effets indésirables d'où maux d'estomac et évidement cachets pour lutter contre les maux d'estomacs. J'ai entendu cette phrase a de nombreuses reprises (empoisonnement médicamenteux). Tu as commencé à cette période a devenir comme bouffit, tes jambes ont enflés, la station debout devenait de plus en plus difficile et marcher était alors un calvaire. Comment s'appelle ton généraliste ? Un docteur !!! Pour ma part je l'appellerais dealeur, receleur, un empoisonneur. Bref un incapable, un charlatan… Là-dessus la famille (et non la médecine) prend d'autres décisions, direction l'hôpital de Montpellier ou évidemment un sevrage semble être le bon diagnostic avant toutes choses afin de cibler chaque problème et définir le traitement adéquat. Divers examens sont effectués et une petite hernie hiatale a l'époque fut détectée. A ce moment là, peut-être qu'une opération qui d'après ce que j'ai entendu dire n'était pas quelque chose de lourd et a la vu ton état général, aurait certainement pu être envisagé et peut-être même n'était-elle pas nécessaire mais elle aurait du de toute manière être particulièrement surveillé. A quoi sert de faire des examens s'il n'y a pas de suivi sur les résultats décelés. Apres cela tu as vécu avec puisque nous ne connaissions quasiment pas son existence et le fait d'avoir fait le ménage dans tout ce mélimélo de médicament qui était ton quotidien auparavant, tu as recommencé a te sentir mieux, a marcher certes pas a courir, mais a vivre en quelque sorte normalement. Mais au fil des semaines cette hernie a commence à devenir enquiquinante, nausées, vomissements, somnolences soudaines, reflux gastriques ont été ton chemin de croix journalier. Comme ton "charlatan" t'était sympathique, qu'il te faisait rire de ce que tu nous en disais, que tu l'appréciais bien et que nous n'étions pas sur place pour t'en dissuader, tu es retourné le voir afin qu'il t'aide à trouver une solution a ce nouveau problème d'ordre gastrique. La valse des médicaments a refait son apparition et en particulier a nouveau les corticoïdes à des doses complètement dénuées de bon sens. (Pour soigner les douleurs connaissait' il autre choses ? ). Résultat, ton état général s'est dégradé assez rapidement, tes jambes ne supportaient plus ton corps, direction l'hôpital de Carcassonne ou rien de bien précis n'a été entrepris, examens complémentaires néant, n'aurait-ils pas pu chercher du coté des examens qui avaient été fait sur Montpellier ? Cela parait logique pour une certaine catégorie de personne mais le corps médical à une façon bien différente de traiter les choses, c'est un peu comme a l'armée, il y a une tête pensante et tout ce qui en découle sont des exécutifs via le fait d'une hiérarchie. Donc je présume qu'il n'y avait pour la tête pensante du service tu étais âgée donc rien à faire de plus. Lors d'une de mes visite dans cet établissement je t'ai même retrouvé en gériatrie en compagnie d'une dame qui me prenait a partie et voyait traverser un singe dans la chambre et se cacher sous son lit, tu souriais de ma réaction et ma stupéfaction. Cela ne te dérangeais aucunement, tu était trop respectueuse et aimante des personnes pour avoir une quelconque réaction négative envers qui que ce soit. Mais soyons sérieux deux secondes, tu n'avais pas ta place dans ce service. C'était un mouroir, nombres de portes étaient entrouvertes, les personnes a l'intérieur avaient des regards suppliants, des gémissements, des cris, des sollicitations, aucune intimitée pour ces papis et mamies, j'ai eu le coeur déchiré par ce que j'ai vu. Je n'avais pas conscience que de tels endroits pouvaient exister. Un séjour prolongé aurait pu avoir un effet dévastateur sur ton mental et si cela avait été le cas, je reste persuadé que je serais devenu incontrôlable. Retapée tant bien que mal mais toujours sans examens particuliers tu alterne des séjours à l'hôpital et dans une maison de repos a la Vernede . Cette dernière est un complexe relativement agréable mais elle se contente d'être une maison de convalescence tout de même médicalisée mais aucun examen de soin ne semble y être pratiqué. Cette hernie devenant de plus en plus volumineuse, la nourriture deviens de plus en plus difficile a assimiler tu commence à perdre du poids et a t'affaiblir sérieusement. Ultime séjour a l'hôpital, ou ton quotidien s'en trouve être la toilette le matin, une aide pour t'asseoir sur un fauteuil muni d'une couche le temps d'un petit ménage. Et retour au lit pour le reste de la journée. Palpitant pour quelqu'un qui a toute sa tête, tu lis un peu, tu fais des sodokus, tu téléphone a ta famille jusqu'au jour ou tu ne peux même plus tenir ou attraper la télécommande de la télé, et encore moins téléphoner. Evidemment tu ne mangeais plus rien, je reste persuadé qu'il y a eu a ce moment la non assistance a personne en danger de la part de tout le personnel soignant et en particulier de ce Martin, je ne le nommerais même pas docteur, responsable du service de médecine générale de l'hôpital. Tu perds jusqu'a vingt kg dans le mois, les soignants t'emmènent les repas et les ramènent intact peu après……Mme caballe, vous n'avez rien mangé aujourd'hui, je vous laisse quand même la compote dis une soignante… Quelle foutaise, tu n'avais plus aucunes forces, comment aurait tu pu porter quoi que ce soit a la bouche ? Les antibiotiques que tu devais prendre restaient sur ta tablette, sous forme de cachets et personne du personnel soignant ne s'inquiétaient de la situation… Même pas l'idée d'une poche de glucose pour essayer un peu de compenser le manque de nourriture. Tu devenais un corps inerte desséché, un lézard, désolé un sanglot ma pris et j'ai trempé ma feuille, je poursuis…. Fallait vraiment insister de notre coté pour avoir cette poche à croire quelle revenait très cher a la tête pensante du service. Comment peut-on laisser des êtres humains dans un tel état de désintéressement. Est-ce une décision politique, financière, l'état estimerait-il que les personnes âgées reviendraient trop cher à la société ? Plein de questions me traverse l'esprit. Mais pour toi maman ce n'est pas encore tout à fait terminé, aujourd'hui dimanche tu te retrouve aux urgences de l'hôpital de Carcassonne car ils ne sont pas foutu dans ce service et peut-être même dans les autres d'avoir un docteur de référence le week-end, ou peut-être ont-ils voulu être débarrassés de ton corps pendant les derniers moments ? Le seul disponible se trouvait être aux urgences, ben oui, les sondes urinaires et ta déshydratation extrême ont engendrés des infections a répétition que les antibiotiques ne résorbaient pas car aucune cultures de germes n'avait été programmé et donc ils s'avéraient être inefficace, de toute façon tu devais les prendre par voix orale et comme tu ne pouvais rien avaler……même pas l'idée d'une administration par voie veineuse. Résultat, état infectieux généralisé, anémie, déshydratation plus qu'extrême vessie ne fonctionnant plus, et la baisse alarmante de ta tensions ton conduite dans ce service de soins soutenu et de réanimation car t'empoisonnant toute seule tu glissais doucement vers la sortie…. Désolé, j'éponge encore un peu, j'espère que je pourrais me relire…. Apres avoir passé cinq heures aux urgence sans nouvelles viens un interne qui nous explique dans de grosses lignes ce qui s'est passé et je peux enfin te voir, t'embrasser, mouiller ton visage de mes larmes qui ne sont plus des larmes de chagrin, mais des larmes de haine que j'ai accumulé tout au long de ton satané périple et dont je reste persuadé que tu te serais bien passé. Maman, part, rejoins les cieux, soit heureuse même si le service ou tu te trouve actuellement semble humain, car j'ai un doute, préparer la famille a l'issu fatale, une telle hypocrisie ne m'étonnerais plus, puni les de ton départ, ils t'on suffisamment fait de mal, ne les laisse plus t'humilier. Ecoute moi maman pars en paix…… .Ce récit n'est pas une exagération, tout est raconté a chaud avec mes mots, mon inexpérience de la profession médicale et exactement comme je l'ai ressenti. Je n'ai aucune intention de porter plainte contre qui que ce soit, ce n'est pas mon but et ça ne la fera pas revenir mais il est de mon devoir et ça me fait du bien d'en informer le plus grand nombre car nous arriverons tous a un moment donné dans ce genre d'endroit et j'en ai froid dans le dos. Et moi qui pensais que le fait de prêter serment en faisait des personnes irréprochables…… Si un de vos proche devait se retrouver dans ce service soyez extrêmement vigilant, posez des questions, surveillez les, soyez vraiment attentif, n'ayez pas peur de lever la voix si ils fonts la sourde oreille, ne leurs donnez pas carte blanche. Floréal Caballé. PS : Mardi 6, après une chutes inquiétante de tension hier et un autre aujourd'hui, ils s'escriment a te réanimer alors qu'ils ont tout fait jusque la pour te faire partir. Maman, je n'y comprends vraiment plus rien…. Écoute-moi, pars… Adieu maman.
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237076
b
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