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Les neuroleptiques atypiques, pire salopperie du monde

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo - 10/06/13 | Mis en ligne le 15/06/14
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Il faut trouver le bon antipsychotique qui nous correspond, celui qui va à l'un ne va pas forcément à l'autre. Le truc, c'est qu'il faut les tester sur une période de plusieurs mois au moins. Et tout dépends aussi de l'évolution de la maladie, si elle passe dans des phases aigus ou bien stagne. Certains antipsychotiques enlèvent complètement la volonté, plus les symptômes négatifs des psychoses qui vont dans ce sens là… On se retrouve vite complètement vide et sans aucune volonté avec le traitement + la maladie. Il y a des antipsychotiques de 3ème génération comme l'Abilify ou le Xéroquel qui ont beaucoup moins d'effets secondaires. Mais le traitement ne fait pas tout ! Généralement lorsqu'on est malade, on fait l'inverse de ce que l'on devrait faire pour mener une "vie équilibrée". La maladie entraine ce déséquilibre mais il faut faire beaucoup d'effort pour sortir de cela. Par exemple l'isolement, s'obliger à faire un petit tour juste pour se balader tous les jours (bon si certains jours où vous vous sentez trop mal, ne le faites pas) même pas longtemps. Sortir de la solitude, ça c'est très difficile lorsque l'on vit isolé. Si malgré votre solitude, vous avez quelques amis ou connaissances, acceptez de faire des sorties, des soirées avec eux. Mettez dans votre portefeuille quelques anxiolitiques ou un antipsychotique sédatif (genre Tercian) pour vous calmer si vous vous sentez mal. Faites des choses qui vous plaisent ! De l'art, du sport, de la lecture etc… bref à chacun de voir ce qu'il aime vraiment mais obligez vous à faire quelque chose qui vous plait même si vous n'en avez pas envie. Vous vous dites "tout de suite, je fais ça ! " et vous tenez ne serait-ce qu'une demie heure. Essayez si possible de faire des activités en groupe. Vous pouvez en faire en hôpital de jour, vous vous trouverez avec d'autres malades (dont certains très atteint) mais ça vous permettra de vous retrouver en groupe. Si vous êtes sans emploi, vous pouvez vous renseigner auprès d'une assistante sociale. Elles ont des relations avec tout un tas d'associations pour faire des activités (et oui beaucoup de personnes se retrouvent isolées sans être malade). Il y a donc le traitement, les activités, sortir de l'isolement, vie sociale, vie professionnelle (pourquoi pas pour celui qui en est capable) , vie affective (pour les plus veinards ). Mais en plus de tout ça, il y a un cheminement personnel à faire, je dirais presque "une évolution spirituelle". Apprendre à se connaitre dans les moindres détails. Pour ceux qui ont des hallucinations auditives ou psychiques (je ne m'avance pas sur les visuelles, je ne connais pas) elles aident énormément à faire ressortir ce qui ne va pas ou ce qui va chez nous. Bien sûr, elles accentuent tout puissance 1000 ! Mais elles permettent d'apprendre beaucoup sur soi. Vous pouvez avoir recours de l'aide d'un ou une psychologue pour faire ce travail si vous vous sentez à l'aise pour avoir des consultations régulières. Bref les antipsychotiques : oui ils aident. Mais il faut aussi se bouger le fion ! Bon après tous ces conseils, je vais essayer de les appliquer pour moi même sur le long terme ! Un petit café/clope et je compose un peu.
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531406
b
Moi aussi !
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